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Les Tests De Pouboël 2017

Noël Cadeaux Pouboël Steam Tests

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14 réponses à ce sujet

#1 Talia Ochemaure

Talia Ochemaure

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 01 janvier 2018 - 18:32

Voilà le sujet pour remercier ou maudire son généreux donateur de la chaîne de Pouboël !

N'hésitez pas à donner un aperçu des merveilles reçues Image IPB

"YOUKAÏDI, YOUKAÏDA, À PIED DE-CI DE-LÀ! En abrégé, Youpla!"
Randonneur Loïc.


#2 Chapichapo

Chapichapo

Posté 07 janvier 2018 - 15:47

Bon bah j’inaugure le sujet avec mon premier test.

Cette année, j'ai reçu des cadeaux non pas du père nöel mais de la pomme de noël ! Or, il se trouve qu'il n'a pas du bien comprendre le principe du jeu parce qu'il m'a offert 2 jeux que l'on ne peut pas considérer comme des jeux de pouboël : Papers please et Sunless sea. Ce sont deux petits jeux relativement connu (du moins j'en ai entendu parler) et plutôt bien reçus par la critique si je me souviens bien.

Je vais me contenter de parler de Papers please vu que c'est le seul auquel j'ai joué pour l'instant.

Par le plus grand des hasard, vous êtes tiré au sort pour jouer les gardes frontières dans un pays soviétique imaginaire au début des années 80 qui sort tout juste d'une guerre de 6 ans avec le pays de l'autre côté de votre poste frontière. C'est un poste de fonctionnaire et, comme dans la vraie vie de certains, on vous file en plus un appartement de fonction pour vous loger vous et votre petite famille constituée de votre belle-mère, votre femme, votre fils et votre oncle. Premier point qu'on apprend assez vite : il n'y a pas beaucoup de travail dans le pays vu que vous êtes le seul de votre famille à bosser et donc le seul à ramener de l'argent et qu'il faut payer tout un tas de choses futiles comme la bouffe, le loyer, le chauffage...

Alors comment gagner de l'argent? Et bien en faisant correctement notre travail qui consiste à faire rentrer dans le pays uniquement les personnes en règle. Ça c'est la théorie d'un monde parfait parce que vous allez voir que l'administration a décidé de vous foutre un paquet de bâtons dans les roues...

Donc, pour chaque personne qui est en règle et que vous laissez passer, vous gagner 5 crédit. C'est également le cas si vous refoulez une personne parce qu'elle n'est pas en règle MAIS uniquement si vous lui avez dit pourquoi ! Ainsi si le passeport n'est plus valable, il faut ouvrir la grille de vérification, sélectionner la date sur le passeport et la date du jour pour bien indiquer l'anomalie qui est alors détectée par le système qui permet ensuite d'activer le micro pour dire à la personne en face qu'elle n'est pas en règle et là lui foutre un tampon rouge sur son passeport. Tout ça avec l'oeil de Moscou qui vous observe et vous envoie une plainte si jamais vous faites la moindre erreur.

Parlons des plaintes. Chaque erreur génère une plainte et chaque plainte vous empêche de récupérer les 5 crédits pour avoir bien fait votre boulot. Enfin, ça c'est valable pour les 3 premières plaintes de la journée. Parce qu'à la quatrième plainte, vous avez également une retenue sur salaire ! Ainsi il faut faire bien attention parce qu'accumuler les plaintes ne vous empêche pas seulement de gagner de l'argent, ça vous en fait perdre également.

Une plainte
Image IPB

Bref le jeu vous met constamment sous la pression du résultat parce que si jamais vous vous retrouvez avec un solde négatif, vous partez au goulag et game over. La solution est donc d'être productif et de faire gaffe à vos dépenses. Car à la fin de chaque journée vous pouvez décider quoi payer dans votre appartement. Si le loyer est fixe et obligatoire, vous pouvez décider de ne pas faire manger votre famille ou de pas allumer le chauffage pour économiser de l'argent. Problème, si vous faites ça, votre famille tombe malade et il faut acheter des médicaments. Vous pouvez tout à fait laisser mourir quelques membres de votre famille mais si elle est décimée (sauf vous, vous êtes insensible à la faim et au froid) et ben direction le goulag aussi parce que "seul une famille nombreuse est le symbole de la grandeur du pays !" On vous avez prévenu que c'était du communisme hein...

Tout ça parait bien simple mais chaque jour ou presque voit une nouvelle règle s'ajouter ou se modifier dans votre manière de faire votre travail. Ainsi, un jour les relations avec un pays voisins sont tendus donc il faut refouler tous ses migrants, un autre une épidémie se déclare et il faut vérifier le carnet de vaccination de tout le monde... Si au début du jeu vous avez 1 ou 2 papiers à vérifier, à la fin c'est près de 5 ! Sachant que chacun a un tampon différent susceptible d'être falsifié, qu'il y a plusieurs formes de tampons autorisés au sein d'un même pays, vous allez forcément faire une erreur...

C'est simple, il y a une quantité ahurissante de trucs à vérifier. La date de naissance et le nom à croiser avec d'autres papiers, la préfecture d'émission du passeport (3 par pays avec 6 pays différents), le sexe (et le pixel art aide pas sur certains visages), la date de validité du passeport, la date de validité du certificat d'entrée, le numéro du passeport indiqué sur le certificat, le tampon indiqué sur le certificat, la taille et le poids de l'entrant, vérifier entre ce qu'il déclare et combien de temps il est autorisé à rester dans le pays... Ah et à un moment la justice vous demande de faire gaffe à pas faire entrer des criminels dont vous avez la photo... Et comme en plus on réduit le nombre de gardes, c'est vous qui devez les mettre en prison ! Ah et j'ai oublié de dire que les gardes qui vous accompagnent sont régulièrement victimes d'attaques terroristes et qu'à un moment, c'est à vous d'abattre les criminels avec votre fusil quand l'alarme se déclenche. Ne hurlez pas au scandale, c'est un fusil hypodermique et si vous arrivez à l'avoir, vous avez une prime de 20 crédits !

Le règlement avec tous les points à vérifier + la liste des criminels du jour
Image IPB

Bref, un cauchemar bureaucratique rien que par principe qui est loin d'être fini. Parce que par dessus tout ça il y a des gens en fait. Le pauvre bougre qui vous supplie de le laisser passer même s'il a pas tous les papiers parce qu'il est malade et que son pays est encore pire que le votre mais niveau santé. L'homme qui a tous ses papiers mais qui est accompagné de sa femme qui ne les as pas et qui vous demande de faire une exception...

Vous croyez que c'est fini? Raté ! Il y a encore une autre couche avec un groupe de "libérateurs" qui trouve que le pays est corrompu et qu'il faut le libérer et qui vous demande de les aider en faisant passer leurs agents ou en empoisonnant un contre-espion qui les menace...

Alors le jeu est plutôt court en lui même mais comme c'est pas mal répétitif, c'est plutôt long. J'ai mis environ 6-7h en recommençant plusieurs fois pour le finir sachant qu'il y a 31 jours. Comme on peut perdre à cause de nombreux facteurs (vous avez raté le terroriste avec votre fusil et chopé un garde à la place? au goulag !) il y a 20 fins différentes même si certains sont assez proches mine de rien.


Sinon qu'est-ce que j'en ai pensé? C'est difficile à dire. Le jeu est plutôt sympathique dans son côté malsain et écrasant du système. Mais j'ai eu beaucoup de mal à ressentir de l'empathie pour les gens qui défilent dans mon bureau avec leurs problèmes. J'ai besoin de temps pour m'attacher aux personnages et les quelques secondes où les gens pleurent leur misère avant qu'on ne les revoit jamais, ça ne me suffit pas. Du coup j'ai joué un vrai bon petit soldat qui applique le règlement à la lettre parce que moi aussi j'ai besoin d'argent et que j'ai une famille à nourrir. Enfin c'est surtout le cas parce que ma première défaite a eu lieu très tôt parce que j'ai très mal géré mon budget... Mais bon même ma famille, vu qu'il n'y a pas d'autres interactions que les nourrir, les chauffer et les soigner, on s'en fout un peu vu qu'un mort n'est pas éliminatoire... J'ai quand même apprécié le coup de l'ordre caché dans l'ombre (parce que j'aime les espions) et je les ai aidé sur ma première partie. Là, par contre, j'en recommence une autre en jouant un parfait rouage du système.

En fait, les seuls personnages auxquels je me suis attaché un peu sont ceux qu'on revoit plusieurs fois. Jorji le contrebandiers qui revient souvent avec des papiers tous plus mal contrefaits que les autres mais qui te dit que tu fais un super boulot chaque fois que tu l'arrêtes, il finit même par me donner de l'argent parce que je fais bien mon boulot alors que je l'empêche de faire entrer de la drogue. Ou Sergiu, le garde qui vient du même village que mon personnage et qui vient me parler de temps en temps.

Jorji et son passeport fait main !
Image IPB

Bref, un bon petit jeu plus profond qu'un simple simulateur de garde barrière même si l'aspect "drame humain" m'a laissé un peu de marbre. Je l'aurais probablement pas acheté moi-même mais je ne regrette pas qu'Elenwel me l'ai offert ^^

note : 6.5/10

Si vous voulez d'autres avis, il y a un sujet dédié sur le forum
https://forum.wiwila...-papers-please/

Allez, au suivant, soyez pas timides, il faut parler des perles que vous avez reçues ! :P
(et toi aussi Taloche, il faut montrer l'exemple et je te vois pas jouer aux jeux que je t'ai offert :P)

Modifié par Chapichapo, 07 janvier 2018 - 15:54.


#3 Talia Ochemaure

Talia Ochemaure

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 07 janvier 2018 - 16:55

Voir le messageChapichapo, le 07 janvier 2018 - 15:47, dit :

Allez, au suivant, soyez pas timides, il faut parler des perles que vous avez reçues ! :P
(et toi aussi Taloche, il faut montrer l'exemple et je te vois pas jouer aux jeux que je t'ai offert :P)

Hé hé :P
J'ai la fâcheuse manie de ne pas finir les jeux que je commence en fait. Et depuis peu j'essaie de me forcer déjà à m'attaquer à la foultitude de jeux que j'ai en attente et surtout à me tenir à un jeu avant d'en tenter un autre.
Du coup j'essaye de finir le mode histoire de The Long Dark avant d'attaquer tes magnifiques cadeaux :D

"YOUKAÏDI, YOUKAÏDA, À PIED DE-CI DE-LÀ! En abrégé, Youpla!"
Randonneur Loïc.


#4 lascreen

lascreen

Posté 07 janvier 2018 - 20:34

Ah, la première semaine de Janvier, une semaine forte sympathique où l'on balance les décorations de Noël dans les cartons, je démonte les armes anti-aérienne de mon jardin (un A380 cette année mais toujours pas ce pervers passant par les cheminées et invitant les enfants dans son traîneau) ainsi que les délices des chocolats dans un packagings de Noël à -80%. Mais aussi celle de la reprise du boulot me forçant à ne pas pouvoir passer autant de temps que je voudrais sur les cadeaux que m'a fait Aerlynn (et merci de ta remarque sur mon absence de vie sociale, je travail très fort pour ce résultat :jester:)

Cette charmante personne m'a offert pour ce Pouboël trois petits jeu que je ne connaissait pas à savoir :
-Oddoworld: Abe's Oddysee
-Subsurface Circular
- Sacra Terra: Angelic Night et c'est de celui-ci dont je vais parler.

Commençons rapidement. dans ce magnifique jeu, vous vous réveillez dans un hôpital abandonné et attaché à un lit et comme la dernière séance électrochocs a dut être de trop, vous voyez soudainement un Ange apparaître devant vous détachant vos liens en laissant tomber une plume dessus, (Quoi c'est logique) et progressivement en vous promenant dans cette hôpital (au passage aussi accueillant que le château de dracula, un marché de Noël ou une visite au centre des contributions), vous apprendrez que naturellement que le directeur de ce lieu et sa femme on fait un sacrifice après la mort de la fille de celui-ci des mains de celle-ci qui a ouvert un portail vers les enfers et libérez les démons des 7 pêches capitaux qui ont possessions des lieux et surtout des habitants. Et il se trouve que l'ange qui vous a libéré n'était rien d'autre que la fille du directeur de l'établissement. (ce qui est logique et normal après tout c'est ce qui passe tous les jours en Suisse dans nos cliniques de montagnes mais avec des tentacules).

Visuellement cet hôpital et magnifique et durant la première demi-heure j'avoue avoir eu une ou deux chocottes, mais dans l'ensemble l'atmosphère du lieu se perds au contacte du gameplay, car vous êtes dans un pur point and click à l'ancienne et régulièrement votre syndrome de Diogène vous forcera à retourner tous les tas d'ordures que vous trouverez afin de remplir vos poches de milles déchets inutiles. Pas de dialogues, pas de combat des dizaines d’aller et retour inutiles et des interrogations au sujet du pourquoi du comment. Par exemple, pourquoi je dois collecter quatre morceaux d'étoiles que je dois recoller avec la colle se trouvant dans le coffre fort du laboratoire et dont le code est gravé dans un cadavre situé dans le salon secret du bâtiment administratif auquel on ne peut accéder qu'à 14h37 le jeudi 32 avril juste pour ouvrir la porte des WCs ?

Bref un jeu qui pourra peu-être plaire à un de mes petits cousins (si j'arrive à leurs faire lâcher CoD : Futur Warfare 14) mais pour ma part je mi'imagine surtout la scène suivante :
  - Docteur, le patient 141599 dit encore voir un Ange et qu'il doit se battre contre des démons on fait quoi ?
  - 28g de Lithium et deux nouvelles séances d’électrochocs, on va le soigner ce dingue !

Bon sur ce je repars détruire le peu de vie social qu'il me reste. À tiens un Père Noël ! bon où j'ai mis ma MG42. :hunter:
(attention aucunes reines n'a été maltraité durant la rédaction de ce test, par contre pour les Pères Noël .... heu... c'est une autres histoires (Bon le bon point c'est que PETA ne viendra pas n'ennuyer (faudrait que j'arrête de faire des parenthèses dans les parenthèses (ça veux sans doute dire quelques choses) Fin de parenthèses)))

Modifié par lascreen, 07 janvier 2018 - 20:37.

L'innocence ne prouve rien.

A la recherche du char dwemer.

Grand Nouveau Falloutien, et fier de l'être.

#5 Aerlynn

Aerlynn

Posté 16 janvier 2018 - 00:42

Ahah, ce n'était pas du tout mon intention : j'ai pâlis de jalousie devant ta liste, mon cher ! (A côté de la mienne, faut dire que c'est pas difficile...).

J'ai été gâtée par un certain Drémora (ils sont sympas, finalement...) : je jouerai à ces petites pépites et viendrai faire mon rapport dès que possible, promis ! :orthoseveres:
"Klatu Verata N... Nekta... Nectarine... Nicole... Nouille ! Non, ça m’étonnerait. Ça commence par un N. C'est facile à trouver c'est un mot en N ! Klatu Verata Nnnnhumhumhum ! [fait semblant de tousser] Ben voilà ! J'l'ai dit !"
Evil Dead 3
_____________________

Un seul jeu, une seule foi...

VGM

(Note perso : penser à trouver une nouvelle signature.)

#6 Elenwel

Elenwel

    Granny Smith Wiwi


Posté 28 janvier 2018 - 11:06

Bien bien... Le père noyël m'ayant gratifié de deux RPG (Dark Messiah et Risen 3) j'ai pris un peu mon temps pour tester tout ça avant de faire un retour. C'est que ça se savoure lentement un RPG, ça ne se livre pas au premier venu...

Commençons par Dark Messiah. C'est un jeu qui traine depuis un certain temps dans ma liste des jeux-dont-j'ai-entendu-du-bien-mais-que-je-n'ai-pas-fait-à-l'époque, sorti en 2006. Déjà, bah c'est pas vilain du tout...

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Le jeux nous balance donc dans la peau d'un jeune (?) apprenti de machin le mage, qui semble, on va pas se le cacher, franchement louche, en pleine quête du cristal ayléide.

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Ce tuto est l'occasion de faire ses premiers combats (osef du reste les coup de pieds c'est le bien), de tenter de s'infiltrer et de tuer discrètement (ça ne marche pas les gardes sont omniscients et le héros doté d'une magnifique paire de bottes à semelle de plomb) et de mourir. De mourir et de mourir et de mourir. Je sais pas si c'est moi mais par TABRONEH que ce jeu peut être dur par moment.

Bref... On fini par ramener le cristal à son maitre et on est présenté à un personnage féminin absolument charmant, distingué et doublé avec bon gout (Xana, une succube) qui nous accompagnera, au moins en voix off, pendant un petit moment. Il est alors temps d'amener le cristal ayléide à un pote de notre maitre, lui même à la recherche du "crane des ombres" (un homme bien donc). Et évidement tout part en cacahouètes lorsque le château du dit pote se fait attaquer par des nécromanciens, eux aussi à la recherche du crane machin....

Et c'est un franchement bon moment tout ça :) A part la difficulté un peu mal dosée et la frustration de ne pas pouvoir utiliser les nombreux éléments de décor destructibles (on sent que comme Dishonored, tout à été fait pour fournir au joueur le plus de moyen possible pour passer/tuer les gardes, mais j'ai beau essayer d'être discret ça ne marche pas...) c'est vraiment cool. Il y a plein de petites trouvailles superbes comme la forge d'une épée, qui demande de faire fondre du métal, puis de forger la lame après l'avoir faite chauffer, des petits trucs un peu con mais qui marchent très bien.

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Au final, j'ai fini par réussir à fuir à bord d'un bateau pour arriver sur une île peuplée d'Orc (?) qui me défoncent à vue... Mais je me suis bien amusé :)

Second jeu : Risen 3.

Pareil j'avais entendu parler des Risen (surtout par Taloche) et de leur univers de piraterie. Mais autant Dark Messiah est bon, autant Risen 3, pour moi rentre dans la catégorie nanar, mais ne divulgachons pas...  Donc Risen 3 est sorti en 2014, et là on est entre du franchement crade par moment et du plutôt joli :

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Nous jouons donc le valeureux capitaine machin, pirate de son état, alors que son vaisseau se fait salement aborder par une bande de moches squelettes. Trois QTE combats plus tard (c'est ça les combats?) capitaine machain va se faire écraser dans un plan qui fait plaisir (je vous ai dit que c'était vilain?) :

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Mais ce n'était qu'un rêve !

...

Pfff....

Vu qu'on se fait réveiller par un autre personnage féminin charismatique (c'est une constante de ce pouboël :P ) la soeur de notre héro :

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Nous débarquons donc sur l'Ile au crabe à la recherche d'un trésor, qui est l'occasion d'une autre séquence tuto, où l'on avance dans la jungle (il ne sert à rien de se promener dans les décors, jolis mais très vides) en suivant un chemin. On se rend compte alors que les combats QTE n'étaient pas du tout représentatifs du gameplay de Risen : à moins d'esquiver, notre fier capitaine peut littéralement se faire enchainer par le moindre piaf s'en avoir le temps de riposter, les coups d'épée étant affreusement longs à charger et interruptibles par le moindre rat de passage... Ajouté à une caméra au fraise et à la sensation de manipuler un semi remorque on est clairement dans des combats épiques.

Bref.... Nos héros découvrent un temple perdu dans la jungle, où ils tombent sur des assets3D flottant et des failles entre les blocs de coloirs laissant apercevoir le fond blanc sur un crane on ne peut plus engageant :

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Et.... Le héros meurt. Merci d'avoir joué à la démo de Risen 3.

Sauf que non ! On se fait réveiller d'entre les morts par  Bones (....) un sorcier vaudou qui nous explique...euh...je sais pas quoi d'ailleurs vu que j'étais en train de me concentrer sur le doubleur totalement au fraise de ce personnage. Un doubleur qui change d'ailleurs de voix, ou peut être qui oublie de faire l'accent ridicule de Bones une réplique sur deux. Je ne sais pas mais tout ça est fort perturbant. Bref. Il faut qu'on trouve quelqu'un pour nous aider à revivre pour de vrai, mais aussi qu'on retrouve notre soeur, et... Et j'ai abandonné en arrivant sur une ile peuplée par l'Inquisition (!!!) en me rendant compte que la plage était vide, morne et que le premier personnage à m'acceuillir etait toujours doublé nimporte comment.

Mais, si je réussis à ne pas retomber dans Divinity 2, que Call of Chtullu dark corner of the Earth continue de montrer que franchement on a fait du progrès depuis 2006, que le dernier Monster Hunter ne me vole pas mon temps et que le travail me laisse de quoi respirer, je retournerai à Risen 3, le sourire aux lèvres, pour découvrir ce qu'il a bien pu inventer. Mais franchement ce gameplay est immonde.

Et merci au père Noyel !

Voir le messageD.A.D., le 29 avril 2013 - 21:21, dit :

Un avertissement d'Elenwel, c'est un avertissement qui en vaut deux : si tu n'en tiens pas compte, c'est toujours pour TA pomme, et en général, il ne fait pas de quartier. Mieux vaut éviter les pépins, ça empêche d'y laisser sa peau.

#7 Nehluxhes

Nehluxhes

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 24 février 2018 - 02:31

Dark Messiah peut également se targuer de faire figurer les araignées les plus dérangeantes que j'ai pu voir dans un jeu vidéo jusqu'à présent. Grouillantes, velues, pleines de pattes...bref des araignées vous me direz, mais celles de Skyrim font bien pâle figure à côté. :blue:

Bref, à mon tour avec un peu de retard, mais je voulais terminer les deux jeux qui m'ont été offert par le sieur D.A.D. avant de donner mon avis.

Et je ne vais pas y aller par quatre chemins, si l'un est un excellent jeu l'autre est un véritable chef-d'oeuvre qui servira d'exemple pour toutes les prochaines générations de développeurs, d'artistes et de game designers à venir, ce sera un cas d'école pour montrer comment on fait un bon jeu.

Mais je vais garder les bonnes choses pour la fin et commencer par...

Hollow Knight


Ils sont pas mignons?

Hollow Knight est un metroidvania, c'est à dire un jeu de plateforme dans un monde semi-ouvert où l'accent est mis sur l'exploration, avec de nouvelles zones déblocable au fur et à mesure qu'on acquiert de nouvelles capacités.

On y incarne un vaillant chevalier plein de passion dont l'imposante stature fait trembler ses ennemis...je parle bien entendu de la petite silhouette au visage inexpressif sur la capture ci-dessus.
Comme vous pouvez le constater tout l'univers du jeu tourne autour des insectes, et bien que je ne peux pas dire que ça m'attirait plus que ça sans pour autant me repousser j'ai très vite été conquis pour la bonne et simple raison que ça change du medfan classique. Et il y a tant à découvrir du monde des lombrics, coléoptères et autres blattes!
La patte graphique est très mignonne bien que l'univers reste assez oppressant, déjà parce que certes on passe 90% de notre temps dans des souterrains mal éclairés, seul parmi la multitude grouillante, mais également parce que l'histoire elle-même est assez sombre, surtout si on prend la peine de fouiller (elle est un peu cryptique de prime abord).


Si il fallait illustrer oppressant, un "ami" rencontré dans les profondeurs

Lorsqu'on débarque on ne sait pas trop ce que l'on fait ici si ce n'est qu'une ancienne cité oubliée qui rengorge de trésors se terre sous nos pieds, au milieu de dédales sans fins. L'histoire et la vraie raison de notre venue se dévoile petit à petit et sans tout dévoiler je vais me contenter de dire qu'elle n'a rien à voir avec la cupidité. Elle va se découvrir au travers de rares conversations, d'indices ou de tablettes que vous allez devoir trouver dans le monde.

Car le jeu fait la part belle à l'exploration. Il regorge de secrets dans tous les sens...Si vous vous contentez de suivre l'histoire en ligne droite vous manquerez pas moins de la moitié de ce que le jeu a à offrir. Zones secrètes, sorts secrets, boss secrets et fins secrètes, si comme moi vous aimez fouiller les jeux de fond en comble ou tâtonner dans l'ombre pour révéler au grand jour des mystères enfouis depuis des lustres, vous allez en avoir pour votre argent. J'ai pris un vrai plaisir à taper dans le moindre mur suspect pour vérifier que rien ne se cachait derrière...au risque que cela ne précipite ma perte.


Mais dans quoi je me suis encore fourré...

Le jeu est en effet assez exigeant en matière de difficulté. Les ennemis sont nombreux et il va falloir savoir s'adapter. Le protagoniste dispose dans son arsenal de son "dard", un genre d'épée, de quelques sorts et de nombreux charmes aux effets divers. L'un d'eux augmente la cadence d'attaque, un autre fait apparaître de petites araignées qui vont combattre à vos côtés et un autre encore va vous doter d'un "bouclier" qui va vous tourner autour, pour donner quelques exemples (il y en a une quarantaine en tout).
Les sorts ainsi que certaines des capacités de ces charmes consomment de l'âme, la boule en haut à gauche dans mes captures d'écrans qui peut être remplie en vous débarrassant de vos ennemis. C'est cette même âme qui permets également de se soigner et il va falloir veiller à ce dont on en dispose suffisamment lors de nos pérégrinations, les combats sont en effet rapides et nerveux et certains passages nécessiteront sans doute plusieurs tentatives avant d'en arriver à bout.
Avec un minimum de prudence rien d'insurmontable cela dit, et c'est un vrai plaisir d'explorer le grand monde qui s'offre à nous et de se mesurer aux nombreux boss qui parsèment notre route (une trentaine me dit le wiki!)


Un peu de couleur pour changer des précédentes captures

Si j'avoue avoir été...frustré avec certains d'entre eux (hein mon petit Grimm version cauchemar...), pour la plupart la difficulté est assez savamment dosée pour qu'après quelques tentatives et avoir appris leurs patterns vous parveniez à les terrasser.

Bref, pour finir c'est un jeu qui traînait depuis quelques temps dans ma liste de souhaits et je remercie vivement D.A.D. de l'avoir choisi pour ce Pouboël même si il n'y a pas vraiment sa place car j'ai passé un très bon moment dessus (une cinquantaine d'heure me dit Steam, pour le finir à 100% tout secrets confondus)
Et si même après cette lecture vous n'êtes toujours pas convaincu, peut être que j'ai oublié de mentionner qu'on pouvait y trouver des...


Echassiers des marais?

On en vient maintenant au 2ème jeu que l'on m'a offert. Et ce jeu, c'est...

My Name is Mayo

Ce jeu enterre Hollow Knight et tous les autres jeux au passage. Paradoxalement je ne vais pas beaucoup m'étendre dessus parce qu'il serait criminel de vous gâcher le plaisir de la découverte. Mais voyez plutôt :

Image IPB
Une partie typique de My Name is Mayo

On a ici tous les éléments d'un chef d'oeuvre. Un bouton pause, parce qu'on a tous une vie à côté. Un curseur géant qui pour une fois ressemble à quelque chose et qu'on ne plisse pas des yeux à chercher. Et un graphisme épuré afin d'aisément pouvoir se concentrer sur le coeur du jeu : son gameplay.

Le gameplay de My Name is Mayo est simple et efficace : il faut cliquer sur le pot de mayonnaise qui se trouve devant vos yeux ébahis. A chacun de ces clics nous sommes récompensés par un petit bruit de tapotement sur du verre très satisfaisant, par l'incrémentation du compteur qui se trouve en haut à droite et parfois par un petit texte nous contant une histoire très touchante.
Au début on n'ose pas, et on tape timidement sur ce pot de mayonnaise, plein d'appréhension. Puis on tape encore une fois. Et encore une fois. Et avant même que l'on ne s'en rende compte on se retrouve à taper frénétiquement dessus, comme si notre vie en dépendait.
Car c'est là la grande force du jeu, il nous parle à tous.

Certains verront dans ce tapotement régulier une métaphore à la vie du travailleur moderne, à effectuer des tâches sans intérêt et sans relâche afin de servir un dessein qui nous dépasse. D'autres y verront l'écoulement des grains de sables dans le grand sablier du temps. Mais qu'importe ce qu'on y voit, personne ne peut y rester indifférent.

Mais si un autre jeu aurait pu en rester là, on a après tout déjà tous les ingrédients pour faire un jeu qui restera dans les mémoires, l'équipe de My Name is Mayo n'en entendait pas de cette oreille.

Plutôt que de se contenter d'une seule histoire, aussi touchante soit-elle, le jeu nous propose 4, oui QUATRE histoires différentes qui se déroulent en parallèle avec la possibilité de passer de l'une à l'autre à n'importe quel moment, explosant au passage le nombre d'embranchements et de choix possibles et reléguant au statut de prototypes ratés n'importe lequel de ces grands rpg touffus dont on entends si souvent parler. Fallout : New Vegas, vas te cacher.
Au fil de toutes ces histoires le pot de mayonnaise va également se parer de divers costumes afin de retranscrire au mieux les sensations qu'elle essaient de faire passer, que ce soit dans un déguisement de banane pour conter la triste histoire d'un pot de mayonnaise mal dans sa peau et à la recherche de son identité ou en sous-vêtements pour une touche d'érotisme.

Je pourrais encore parler des heures de My Name is Mayo, mais je vous vois bien sautiller d'excitation sur vos chaises alors plutôt que de vous faire perdre votre temps je vais m'arrêter là afin que vous puissiez tous vous ruer dessus.
Essayez juste de ne pas trop saturer les serveurs de steam!

#8 D.A.D.

D.A.D.

Posté 24 février 2018 - 09:41

Citation

même si il n'y a pas vraiment sa place car j'ai passé un très bon moment dessus

Oui mais avec ce qu'on lit après, on sent bien qu'Hollow Knight fait figure de jeu de seconde zone. :green:
"Certaines gens, plantés devant leur miroir, croient qu'ils réfléchissent, alors que c'est le contraire." - San Antonio -

L'imagination est parfois trompeuse, la réalité l'est toujours.


J'obvie à mes déconvenues : je louvoie. Est-ce vraiment vain ? Non : c'est une allitération.


#9 Talia Ochemaure

Talia Ochemaure

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 03 mars 2018 - 18:07

Allez, j'ai attaqué le premier de mes cinq cadeaux (le plus court à vrai dire :D howlongtobeat affichait 3h en moyenne pour en faire le tour et c'est effectivement le temps que j'y aurais passé).


Blackwell Legacy : Fantômes et bagarre !
Comment ça "teaser putassier et légèrement mensonger" ? Mais pas du tout...

Je préviens par contre, je vais divulgâcher comme une bourrine...


Pointe et Clique assez court donc, dans lequel nous dirigeons Rosangelina,journaliste/écrivain new-yorkaise, passablement asociale, orpheline et depuis peu migraineuse/medium.



Et parce que la vie c'est du pain, notre brave héroïne est envoyée par son patron écrire un article sur le suicide d'une étudiante.

Voilà, voilà.

Bon, évidemment, le suicide de la jeune Joann est liée à une histoire paranormale et en même temps que Rosangelina enquête elle apprend de son compagnon fantôme en quoi elle va pouvoir se rendre utile (à savoir faire se taper la discute avec les fantômes qui s'accrochent un peu au monde physique et les envoyer vers la lumière).

Et là, j'ai commencé à trouver plutôt chouette quand même. Le système est plutôt simple : le gros du jeu consiste à parler aux personnages pour que Rosangelina prenne des notes dans son carnet, nous donnant alors accès à de nouveaux sujets de dialogues (un peu à la Morro).
Surtout, en sélectionnant deux lignes du carnet, il est possible d'en découvrir de nouvelles. La première utilisation de ce mécanisme m'a donné plein d'espoir : il s'agissait de trouver une incohérence dans le "témoignage" d'un personnage. Ayant redécouvert il y a peu les jeux de la série Phoenix Wright, ça m'évoquait de très bonnes choses.

Bon, pas de bol, par la suite c'est très vite devenu plus laborieux. A comprendre : un peu forcé.



Non parce qu'on ne dirait pas comme ça, mais la ligne "Alex Davenport", j'ai galéré à l'obtenir...

Attention, je ne promets pas que le spoiler suivant soit très compréhensible...
Spoiler

Et puis bon, la pauvre Rosangelina, on ne lui pas envoyé le plus débrouillard des fantômes aussi...
Vous croyez qu'il pourrait être utile pour faire diversion et laisser notre héroïne chourrer tranquillement les affaires d'une morte (chacun gère ses problèmes à sa façon). Ah ah ah. Non. Cette nounouille n'agira que si on lui pose auparavant des questions sur ses pouvoirs de fantôme...


"Allo service après-vente de l'au delà ? Il est encore temps pour un échange ?"

Ceci dit je charrie mais ça m'a bien plu comme jeu. C'est basique dans son système de jeu, mais c'est très bien comme ça. On se concentre sur l'histoire et le côté enquête.
Certains événements sont un peu forcés (comme cette fois où il fallait revenir immédiatement dans une pièce que l'on venit de quitter pour lancer la suite... J'ai cherché un moment...), ce qui m'a fait un peu râler, mais dans l'ensemble c'est assez logique.

Et puis, le tableau final m'a amusée :)
Spoiler


Merci à ChapiChapo pour cette découverte donc. Il ne reste plus qu'à choisir lequel des quatre autres jeux je lance maintenant :P

"YOUKAÏDI, YOUKAÏDA, À PIED DE-CI DE-LÀ! En abrégé, Youpla!"
Randonneur Loïc.


#10 Chapichapo

Chapichapo

Posté 03 mars 2018 - 19:54

Je me souviens que j'avais eu quelques soucis aussi dans les mécaniques du jeu mais bon c'est un peu inhérent au genre les énigmes un peu tordues ^^

Si tu veux continuer l'histoire, il y a 4 autres chapitres qui la termine... mais bon ça attendra la fin des autres jeu que je t'ai offert, hein ? :P

#11 Talia Ochemaure

Talia Ochemaure

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 04 mars 2018 - 19:15

En fait ce qui est pénible, ce n'est pas uniquement que c'est tordu, mais surtout que c'est inutile. On a la solution, mais on ne sait pas comment amener le personnage à le faire. Du coup perso ça me donne surtout envie de donner des baffes aux personnages. Là où une énigme tordue à base d'objets à mélanger de façon loufoque par exemple, ça m'énerve moins. Je vais pester un peu contre les développeurs, mais au fond, je trouve amusant.

Mais ceci dit oui, je me note cette série dans un coin de ma tête et il n'est pas impossible que je la reprenne un jour. Surtout que tous les épisodes ont l'air assez courts.

"YOUKAÏDI, YOUKAÏDA, À PIED DE-CI DE-LÀ! En abrégé, Youpla!"
Randonneur Loïc.


#12 Talia Ochemaure

Talia Ochemaure

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 19 mai 2018 - 15:05

Et c'est parti pour le test de mon deuxième cadeau de Pouboël !
Plus que trois ensuite... :P

J'ai continué sur l'autre pointe et clique de la fournée : The Next Big Thing.

Pour le coup, celui là je le connaissais de réputation. En fait je l'avais envisagé il y a quelques années, mais j’étais finalement partie sur la série des Deponia (très sympas d'ailleurs).
Encore du bon a priori à priori donc.
Divulgâchage du test : c'était effectivement du bon cru, à mon goût en tout cas.


Représentation habile du joueur découvrant un des personnages qu'il va incarner durant plusieurs heures.

On reste sur du pointe et clique assez loufoque (univers, personnages, dialogues, voire même les phases de jeu).
Je vais laisser les images parler d'elles même avant de préciser un peu :











Je ne sais pas si c'est très parlant remarquez :P

Bon, comme on est sur du loufoque, on a un gros risque qui guette dans l'ombre : le risque d'être lourd.
Les personnages principaux et le narrateur étaient d'ailleurs juste sur ma limite personnelle (même si tout à fait cohérents).
Par contre, l'univers, les situations, les autres personnages, tout ça m'a vraiment beaucoup plu. Un peu comme du Pratchett en fait.


Oui alors ça ne paye pas de mine comme ça, mais regarder ce robot, complètement bourré, chercher à atteindre la porte pour l'ouvrir, ça m'a apporté pas mal de joie :)

Et puis les tableaux étaient sacrément bien foutus, avec des phases de jeu juste variées comme qu'il faut.


Entrer dans un tableau : fait


Obtenir son diplome B1 hiéroglyphe égyptien : fait

Bref, très sympa. Et en plus juste au niveau de difficulté qui me va. A savoir, amusant sans être trop compliqué. Au pire, il restait l'aide intégrée, dispensable mais toujours présente au besoin.


Quand même pratique si on a zappé une zone.


Trollesque à l'occasion :)

Bon, il y avait potentiellement pas mal d'autres choses à dire, mais je vais en rester là.
Pour résumer : c'était bien sympa tout ça.

Merci encore à mon Papa Wiwi Noël pour ces heures de jeu de qualité :)

"YOUKAÏDI, YOUKAÏDA, À PIED DE-CI DE-LÀ! En abrégé, Youpla!"
Randonneur Loïc.


#13 Chapichapo

Chapichapo

Posté 19 mai 2018 - 16:16

Ah ben ravi qu'il t'ai plu. Je l'ai terminé il y a un moment mais dans mon souvenir c'était du bon débile ^^

Sinon j'ai vu que t'as déjà attaqué le 3ième ! :ph34r:

Bon et faudrait que je me lance dans l'écriture de mon test de sunless sea moi :orthoseveres:

#14 Nehluxhes

Nehluxhes

    Les mots s'arrêtent à TABRONEH.


Posté 19 mai 2018 - 22:34

Ah Sunless Sea, je l'ai adoré celui-là! Bon le rythme est un peu lent, mais j'ai vraiment bien aimé l'atmosphère qui s'en dégage...c'est mélancolique et plein de mystère.

Et ne t'inquiètes pas, tu n'es clairement pas le plus en retard pour les tests...hein Aerlynn? :ph34r:

#15 Chapichapo

Chapichapo

Posté 20 mai 2018 - 23:16

Hey, j'ai été le premier à faire un test ! :P

Bon allons-y pendant que mes souvenirs sont encore frais.

______________________________

30 Novembre 1887

20 ans. Aujourd'hui j'ai 20 ans et autant de temps à arpenter les rues de la cité déchue, Londres, ou ce qu'il en reste. Mon père m'a raconté un nombre incalculable de fois comment c'était "là haut" avant la chute dans ce chaos sombre. Ici tout tourne autour de la Mehr... Ah qu'est-ce que disait mon vieux déjà ? "Une tâche d'encre de la taille de l'Europe infusée de cauchemar". Sacré vieux, il était pas souvent là mais il va me manquer. Parce que si je commence ce journal c'est que j'ai reçu un message de l'amirauté. Quelqu'un a retrouvé un morceau de la proue du bateau de mon père. Vu les dégâts c'est surement l'attaque d'un des requins géants qui trainent dans le coin... Bref, il m'a rien laissé de matériel mais c'était mon père... Est-ce que je devrais suivre ses traces ? J'ai pas vraiment le choix après tout. Ma petite bande de jeunes délinquants m'a foutu dehors. Trop vieux, soit disant. C'est vrai que je suis sensé être adulte mais bon...

7 Décembre 1887

J'ai fini par prendre ma décision. Avec toutes mes économies sur les dernières rapines, j'ai acheté une petite coque de noix. Jess m'a suivi. Elle sait se servir d'une arme et contrôlera le canon du navire. Plus qu'à se lancer !

12 Janvier 1888

Ça va faire un mois que je navigue et je remets en question ce choix chaque jour. Regarder la Mehr depuis le port de Londres était déjà bien flippant mais naviguer dessus... c'est comme être dans un cauchemar. La plupart du temps, il ne se passe rien mais mon instinct me hurle de fuir. N'importe où mais fuir.

20 Février 1888

La peur me tient toujours les tripes. Heureusement, je ne fais que des petits trajets entre les iles proches et je retourne rapidement à Londres. La peur semble moins violente ici mais elle ne disparait jamais. Je me demande si elle ne nous emportera pas tous.

9 Mars 1888

À force de faire des rapports réguliers des autres îles, j'ai enfin attiré l'attention de l'amirauté. L'Amiral m'a expliqué que je suis les traces de mon père. Lui aussi fournissait des rapports avant que l'Amiral ne lui donne des missions plus lucratives... et dangereuses. Nous avons fait un marché, je fais moi aussi des missions plus lucratives et il me dit vers où il a envoyé mon père.

23 Juin 1888

Des mois que je n'ai pas écrit. La peur ne me quitte plus et j'ai des cauchemars récurrents maintenant. D'un autre côté, j'ai vu des îles hallucinantes. Un champignon géant, l'empire khanate composé d'un entrelacs de navires, les chéloniens perchés sur une carapace de tortue géante, les démons de l'enfer de la république du fer, les lions de sel... Jamais je n'aurais imaginer voir de telles choses quand je me suis embarqué, j'espère juste y survivre.

25 Juin 1988

C'est sans doute la dernière entrée de ce journal. Hier, la vigie a repéré un requin géant à la proue... trop tard. Il a percuté le côté bâbord de plein fouet avant que je ne puisse changer le cap. 4 hommes sont tombés à la mehr et j'ai pris une grave décision : essayer de survivre. J'ai poussé les machines à fond. La chaudière n'a pas supporté le coup et a explosé. Le navire a été coupé en deux et j'ai été projeté à l'eau. Heureusement, j'ai pu m'agripper à mon coffre de capitaine dans lequel se trouvait le présent journal. J'ai réussi à m'échouer sur une île minuscule mais ça ne me sauvera pas. L'explosion a salement abimé ma jambe et vu la couleur qu'elle a, ça s'est infecté. Je suis trop faible pour bouger, tenir ce crayon est un calvaire. Je ne regrette rien mais la mehr, la mehr ne meurt jamais...

_______________

Bon voilà, ce petit journal est une sorte de compilation de ce qui a pu arriver à mes nombreux capitaines dans ce jeu.

Sinon, c'est un jeu de simulation de vie de marin dans un univers très lovecraftien. En gros en 1858, la reine Victoria d'Angleterre a "vendu" la ville de Londres en échange de la vie de son prince consort. Ainsi Londres se retrouve quelque part sous terre, au bord de l'immense "unterzee". Cette zee (que j'ai traduit en "mehr" dans le journal, le jeu étant entièrement en anglais) est le royaume d'îles, de factions et de créatures étranges. Ainsi, il y a littéralement une porte de l'enfer avec des démons, l'empire khanate (provenant de la capitale de l'empire mongole, Karakorum), le presbytère (une communauté noire ayant maitrisé les secrets de la vie), les chéloniens (une communauté de chasseurs vivant sur la carapace d'une tortue géante que leurs ancêtres ont tués)...

Le jeu en lui même est très exigeant. Les ressources sont rares, votre bateau consomme du fioul comme une Ferrari avec un moteur troué et votre équipage est affamé en permanence. Et tout ça c'est sans compter la terreur. Celle-ci vous guette dès que vous vous éloignez un peu des côtes et monte d'autant plus vite si vous coupez votre projecteur. Sauf que celui-ci consomme du fioul à une vitesse alarmante.

Bref vous allez mourir. Souvent et rapidement les premières fois. Un peu moins souvent les fois suivantes... C'est du die & retry vu que la carte change (un peu) à chaque mort. On a cependant la possibilité de léguer une partie de nos possessions et/ou caractéristiques au capitaine suivant mais ça reste assez dur.

Au final, c'est un jeu bien sympathique, prenant, avec une ambiance bien sombre. Je dirais qu'il est très lent comme jeu, autant dans les déplacements du bateau que dans la faculté de se faire de l'argent. Mais c'était une bonne expérience, merci monsieur la pomme pour ce second jeu ^^

A noter qu'il existe un DLC pour aller explorer la mer dans un sous marin (que je n'ai pas eu donc pas testé). Des fois qu'il n'y ait pas assez d'horreurs en surface...





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