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[Rp] Markarth

rp Markarth

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63 réponses à ce sujet

#26 MangaShojo

MangaShojo

Posté 02 septembre 2012 - 10:26

La tentative d'humour du garde faillit provoquer un mouvement malheureux à Ingrid. Elle avait bien sentit sa jambe se tendre brutalement et tressauter, comme prête à renverser la table... Table qui était en pierre. La jeune femme avait arrêté à temps son geste, sinon, il aurait été assuré qu'elle se serait cassé la jambe avec cette histoire. Elle se força à rire un peu à ce trait d'esprit de son compagnon, mais l'oreille plus avisée que le garde aurait bien vu que c'était nerveux. Quant à sa remarque à propos de monter jusqu'au sommet du Haut Hrotgar... S'il savait, le pauvre... Enfin, elle devait avouer quand même que c'était moins impressionnant que sur le papier. A part leur porte parole, tous les petits vieux étaient constamment muets, si ce n'était pour murmurer leurs cris. La plupart du temps, la jeune femme avait du se boucher les oreilles en passant dans le sanctuaire et n'avait profité de celles-ci qu'en extérieur, pour les exercices, là où le vent dispersait les cris. Pas de démonstration de puissance, juste beaucoup de méditation. Elle était élève particulièrement douée quand il s'agissait de maitriser un cri, et Arngeir, le porte-parole du groupe, lui avait rappelé de nombreuses fois qu'elle était bénie de Kyne pour apprendre aussi rapidement à maitriser les mots de pouvoir. Elle n'était peut-être pas Dovakhiin, mais elle faisait partie des dernières grandes Langues. Quatre mots, et chacun autant de puissance que de responsabilités. Si son plus haut fait avait été de détruire d'un cri les portes et la herse d'un fort, elle n'avait jamais tenté de s'attaquer à des murailles ou des montagnes. Il fallait dire que ce n'était pas une sinécure que d'accomplir ce genre d'entreprises... Et que si elle forçait trop, elle pouvait finir comme les Grises-Barbes, et ne plus pouvoir prononcer un mot sans tuer les personnes autour d'elle. Et ça, ce n'était pas vraiment ce qu'elle voulait...
Ils finirent leurs verres et Ingrid laissa Dorian payer alors qu'elle retrouvait son canasson au dehors. Le foutu animal semblait fort contrarié de ne pas trouver un brin d'herbe à mâcher et lui adressait un regard supposé noir. Soupirant un peu, la nordique lui broya les naseaux entre ses mains pour attirer sa tête en sa direction.

-T'as intérêt à supporter l'régime, parce qu'on est encore dans c'te galère pour un bon moment, lui dit-elle entre des dents serrés avant de le laisser reprendre ses activités, histoire de vérifier si elle avait bien toutes ses "marchandises".

Le soldat revint bientôt, bougonnant un peu à propos du prix exorbitant. Alors qu'ils continuaient leur chemin, Ingrid avisa bientôt un trajet digne d'une randonnée de montagne. Dorian eu beau lui dire de laisser tomber sa monture, la jeune femme s'entêta, tant pour tenir son rôle de commerçante refusant de laisser tomber sa marchandise que pour garder auprès d'elle l'animal, qui était bien le seul point de repère rassurant dans cette galère, avec l'amulette de Talos qu'elle dissimulait au chaud contre sa poitrine. Le brave équidé trouva la force de les suivre, bien qu'il y eu quelques passage difficiles où Ingrid dû pousser un peu la bête pour qu'elle puisse passer. En temps normal, un bon coup de pied au cul aurait suffit, mais elle s'en abstint.
Tout en gravissant laborieusement, le garde s'empressa de lui parler des problèmes du Collège, exactement ce qu'elle désirait à vrai dire. Il ajouta alors les rumeurs qui planaient à propos de Pustula et Thonar. En toute logique, puisque le premier semblait murmurer dans l'oreille du jarl de ne pas coopérer, Ingrid aurait dû s'empresser de prendre congé pour aller faire exploser sa demeure dans un joli cri, fidèle à son tempérament, mais la nordique n'en faisait rien.
Elle hésitait. Elle se demandait si c'était vraiment une bonne idée que de faire fermer cet établissement. Le Collège de la Voix n'était peut-être plus qu'une institution désuet, mais il ne méritait pas un sort pareil. Il y avait à parier que tout avait été fait dans le but d'incriminer au maximum le Collège, mais peut-être pouvait-elle voir s'il n'y avait pas moyen... Mais cela serait de l'insubordination. Elle pouvait être mise à pied ou déclarée hors la loi par la Légion

"Z'ont l'habitude, remarque... Ça s'rait pas la première fois que j'désobéis à un ordre direct..."

Perdu dans ses réflexions, elle n'avait pas vu les portes du Collège s'ouvrir sur l'arrivée de quatre personnages, dont un sembla faire paniquer un peu le Dorian. Le capitaine de la garde apparemment... Un troufion de base, en somme, Ingrid, en capitaine de la Légion qu'elle était, restait son supérieur hiérarchique, mais pas moyen de faire valoir cela dans cette ville, et surtout pas au risque de griller sa couverture. Le groupe arriva bientôt vers eux, au point de rendre un peu nerveux le canasson. Il frappait le sol de pierre du sabot et on pouvait craindre qu'il s'agite un peu plus...
Il n'y eu pas besoin de grands mots pour qu'elle décide qu'elle n'aimait guère ce type, ce Frey. Il la fixait un peu trop à son goût pour que ce soit sans arrière pensée. Ingrid baissa le regard, dans l'attitude de la femme timide, un brin soumise, avant de répondre :

-Merci de votre proposition, capitaine, mais le Collège des Langues exerce sur moi trop grand attrait pour que je puisse seulement n'en voir que la silhouette. On m'en a tant parlé... J'aimerais énormément voir ce qu'est cet art de la Voix, on dit que c'est terriblement impressionnant !

Elle espérait juste que Frey n'était pas du genre à abuser de son autorité. Enfin, rien n'était moins sûr dans cette foutu ville... Talos lui vienne en aide...

Modifié par MangaShojo, 02 septembre 2012 - 10:29.


#27 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 02 septembre 2012 - 15:07

- Vous savez, en tant que membre de la commission et contrairement à un garde de bas étage, je peux vous faire avoir accès à...

Voyant le regard que lui jetait Ingrid, Bendt arrêta.

- Très bien, dans ce cas là. Vous ne savez pas ce que vous ratez...

Il leur tourna dédaigneusement le dos (mais non sans mal, vu comme il était engoncé dans son armure en acier), et partit avec ses gardes.
Dorian fixait Ingrid, stupéfait :

- Vous lui avez fait de ces yeux... On aurait cru que vous alliez le tuer d'un regard, ou d'un cri ! A propos de cris, quoi que dise cet imbécile, je devrais être capable de vous faire entrer à l'intérieur du Collège. J'ai une amie qui y travaille. Ça vous dirait de voir le vieux Eyding, et peut-être même de regarder les élèves s'entraîner ? A moins que vous n'ayez autre chose en tête.

Alors qu'il était sur le point de rire de son bon mot, le même type de regard qu'Ingrid avait lancé à Bendt se focalisa sur Dorian. Celui-ci recula d'un pas.

Je parle d'aller vendre promptement vos fourrures, bien sûr !

#28 MangaShojo

MangaShojo

Posté 02 septembre 2012 - 15:50

La jeune nordique soupira, se massant la nuque d'une main. Elle en avait franchement marre de parler comme une petite bourge bien élevée, mais si elle voulait garder la confiance de Dorian...  Néanmoins, elle pouvait peut-être glisser deux ou trois mots de vérité dans son discours... Le soldat avait surpris le regard meurtrier qu'elle avait lancé sans s'en rendre compte au capitaine de la garde, ça laissait penser qu'elle n'était pas aussi innocente qu'elle l'avait laissé entendre... Si elle pouvait faire montre d'un peu plus de caractère pour son personnage, ça l'arrangerait bien, tiens...

-Vous savez, les fourrures, ce n'était qu'un prétexte, lui dit-elle sur le ton de la confidence. C'était pour que mon père me laisse partir pour Markarth. Je voulais venir ici, surtout... Vous devez comprendre vous... L'envie de voir le monde et d'être libre de faire ce qu'on veut... Enfin, non, vous ne devez pas comprendre... Vous êtes un homme, vous...

Elle se tourna vers le capitaine qui partait un peu plus loin, et commenta :

-Je me sens plus tranquille avec vous... Ce messire Frey n'inspire guère la confiance... Et puis, si ce que vous m'avez dit est vrai, il est membre de la commission qui veut faire fermer le Collège. Je n'aurais pu le visiter en amie à ses côtés alors que vous me semblez connaître bien leurs enseignants et étudiants.

Oui, de ce côté là, c'était une sacré aubaine. Elle n'aurait jamais pensé que ce garde comme les autres puisse avoir connaissance de personnes qui étudiaient là-bas... Et il ne devait donc pas avoir la méfiance habituelle qu'avaient les gens avec les Langues. Certes, ce don que possédait naturellement chaque nordique, même à qualité réduite, s'était bien perdu avec les années, tant et si bien que les Langues en étaient devenues désespérément rares, bien qu'elles soient encore existantes.

-J'ai vraiment hâte de ce que vous allez me montrer, lui assura t-elle en le suivant vers les portes du Collège. Qui donc est votre amie ? Une Langue ?

#29 nood

nood

Posté 02 septembre 2012 - 19:18

Les prêtres des Huits avaient toujours été des gens barbants : et c'était une chose qui n'avait pas changé lorsque leur panthéon s'était vu raccourci d'un Aedra. Qu'importe, Drem ne se sentait pas d'attaque à discourir et débattre sur la prétendue supériorité des Aedras sur leurs homologues Daedriques, ou inversement. Aussi finit-il par lâcher, plein de concupiscence :

- Vous avez raison, ma chère. Grâce leur soit rendue. Et merci, à vous aussi, d'avoir tenté votre maximum pour me réanimer.

L'elfe pensa qu'il aurait été plus juste de les insulter copieusement pour leur inefficacité et leurs méthodes pour le moins brouillonnes, mais c'était nettement moins diplomate. Et il n'était pas encore temps de se brouiller avec les locaux. Se remettant petit à petit, le Dunmer observa aux alentours l'intérieur du bâtiment de vieilles pierres claires rehaussées de babioles religieuses a priori faite de ce métal que l'on trouve abondamment dans les anciennes cités naines. Drem se sentait transpercé par les regards des prêtres et des gardes ; Nordiques, Impériaux, Orque : tous semblaient dire du regard : "Sale elfe, sorcier, fils d'esclavagiste et fauteur de trouble". Le lot quotidien d'un Dunmer en Bordeciel.

- Par contre, ajouta-t-il, il est fort dommage que ma canne ait été égarée en chemin… Ainsi que la jeune fille qui m'accompagne… Je suis fort diminué sans mes appuis.

Et c'est à cet instant qu'Emelia, toujours investie de son rôle de nièce éplorée, choisit pour faire irruption dans le temple et venir se blottir, dans une franche accolade, contre lui.

- Ho Tonton ! J’ai eu si peur ! J’ai cru que … que j’allais te perdre. J’veux pas te perdre Tonton ! Tu vas pas quitter ta petite Melia hein !?

L'elfe la serra subrepticement dans ses bras, profitant de l'occasion pour sentir du bout des doigts qu'elle avait réussi à faire entrer ses armes. Une bonne actrice, vraiment, cette gamine : il crut pendant un instant qu'elle était réellement apeurée et en détresse suite à ce qu'elle avait subi lors du passage du point de contrôle, aux portes de la ville. Ce fut que lorsqu'il analysa plus finement l'expression de son visage défiguré et conclut à une scène de théâtre supplémentaire de la base de l'adolescente qu'il se rassura.

- Tout va bien, ma chère, le tonton n'a pas encore dit son dernier mot ! Et tu as ramené mes effets, ajouta-t-il en saisissant sa canne, les Huit t'auront guidé jusqu'ici saine et sauve !

Se tournant vers l'assemblée, il continua :

- Je vous présente ma nièce – par alliance – la jeune Emelia ! Ne vous fiez pas à son physique, c'est une jeune fille fiable et de bonne compagnie. Et je me présente moi-même : Drem, pèlerin et guérisseur. Je parcours Bordeciel et d'autres régions depuis fort longtemps, baptisant les bébés et guérissant les maladies au nom des Huit.

Ce discours produisait son petit effet : tout le monde avait les yeux rivés sur lui. Se levant, il brisa le cercle de guérisseurs et s'avança vers la grande Orque, qui semblait chaperonner un peu cette bande de soi-disant guérisseurs.

- Ma chère, les Huits vous bénissent pour l'accueil et la bonne fortune que vous nous avez apportés. Mais il me semble que vous avez mentionné le couvert, n'est-ce pas ? Sans vouloir abuser de votre hospitalité, il serait intéressant d'entendre ce que vous pourriez nous apprendre sur Markarth autour de quelque plat de vos spécialités locales..

#30 Varil

Varil

Posté 02 septembre 2012 - 20:12

« Vous en dites quoi... chef ? »

Chef, patron, boss, cap'taine balafre, tous dits avec une voix différente, résonnant dans son crâne. Le Drake Noir les entendait souvent, mais cette fois, la personne qui le considérait comme son supérieur était bien vivante. Il lui semblait qu'il était enfin temps d'oublier la gloire passée et de se plonger dans l'aventure présente. Son expression passa de légèrement ivre à sérieuse et autoritaire lorsqu'il répondit.

« J'en déduis que t'es de la partie. Le trajet ne va pas être agréable, mais c'est un bon plan. Vérifie que cette fiole d'acide est bien bouchée, j'ai pas envie de devenir aveugle une fois dans l'eau à cause d'une fuite, si besoin colmate avec de la cire. Si nous avons des concurrents, autant ne pas perdre de temps à bavarder ici, mais en chemin. Je n'serais pas contre un léger détour pour récupérer mes propres armes, au cas-où, que j'ai cachées près de la rivière. Je te suis... et tu peux m'appeler l'Drake, tout le monde le fait, dans le métier. »

L'argonien se permit même un sourire confiant, lorsqu'il se mit en route.

#31 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 03 septembre 2012 - 15:50

- Est-ce que Rebec est une Langue ? Ouais, on peut dire ça. Une petite Langue, bien sûr. On a grandit ensemble, dans les rues de Markarth. Elle s'appelle Rebec, l’Écarlate. C'est pas un hasard, faites gaffe de pas l'énerver, elle a parfois mauvais caractère.

Il frappa trois coups du grand heurtoir. Peu après, la porte commença à s'ouvrir lentement.

- Attends, Rebec, je vais t'aider.

- Dorian ! Ça faisait longtemps que tu n'étais pas venu me voir. Je parie que c'est pour ton boulot, à cause de cette histoire de commission... Enfin, comme l'a dit le prophète Marukh "Tous sont considérés coupables tant qu'ils n'ont pas prouvé leur innocence"...

- Mais... pas du tout. Je présentais notre belle ville à cette jeune marchande (qui, en réalité, n'a de marchande que le nom et souhaite découvrir la ville), quand je me suis dit que ce serait l'occasion de passer te voir... si tu en as le temps.

- Marchande, vraiment. Nous ne sommes pas des artistes de cirque !
Bon, je suis d'accord pour lui faire faire un tour rapide... et encore, c'est juste parce qu'un garde m'y a forcé !

Ce qui semblait être le début d'une colère s'était transformé en un grand sourire envers Dorian. Celui-ci rougit, mais ne répondit rien
Rebec leur montra les jardins, leur expliquant que la Voix était une forme de magie pure utilisée par le corps directement, et relâchée par les cris. Bien que la méditation soit primordial pour l'apprivoiser, le Collège avait une approche plus directe et tournée sur l'efficacité que les "Grises-Barbiches".
Ils rencontrèrent Eyding dans la salle d'exercice, où il s'étirait, en faisant montre d'une étonnante souplesse. Il les regarda, fixa Ingrid une secondes, puis fit quelques gestes de ses mains.

Rebec traduisit :

- Dorian... Je croit que le maître souhaite converser seul avec elle.

Ils sortirent, et Ingrid se retrouva en face du vieillard,, dans la salle d'exercice. Il y avait de nombreuses fenêtres, et il était évident qu'il les avait regardé depuis le début.
Lentement, il sortit une tablette de cire, et y grava quelques mots dessus.

- Que savez-vous de la Voix. Vraiment ?


$$$Le Tout est un Trou. [Codé] est un$$$



Le visage de l'Orque sembla prendre une expression joyeuse à la mention du repas.

- Ah, enfin un pélerin qui sait apprécier les dons que nous ont fait les Huit. Je parie que vous placez Dibella avant Julianos dans vos prières. J'espère que vous n'êtes pas étonnée de voir une Orque prêtresse de Dibella. Nous ne sommes que deux "mers" dans ce temple ; moi et Glithragoth (le Bosmer là bas), et assez ironiquement, nous vénérons tous deux Dibella.

Une fois le couvert servi, Drem fut placé à droite du Patriarche (un vieillard sénile), Emelia à sa gauche. Drem se trouvait aussi à côté de l'Orque, Bumac gra-Bol, qui lui raconta tranquillement sa vie durant le repas, avec son enfance à Orsinium, ses années à Kirkbridge en Dwynnen qui lui avaient apporté le culte des Huit, et ne parvint aux dernières nouvelles de Markarth que vers la fin du repas..

- Voyez-vous, ce n'est pas le meilleur moment pour faire un pèlerinage à Markarth. Le Collège de la Voix, bâtiment symbolisant la guerre éternelle qui corrompt les mortels, subit actuellement une enquête pour déterminer s'il doit fermer. Je ferais dès demain une requête devant la commission pour qu'un temple de Dibella, marque du pacifisme et de l'amour que porte Markarth à ses fidèles, s'y installe à la place. J'espère juste que la secte qui vénère Talos ne nous gênera pas.
Si nous avons un grand temple de Dibella, cela nous permettra de chasser Pustula Felannus, cet immonde adorateur de Sanguine, qui influence trop le Jarl. J'ai obtenu l'aide de Mr Sang-d'Argent lui-même.
Dès ce soir, nous allons effectuer un rituel pour débusquer les adorateurs de daedra... qu'ils tremblent, s'ils savaient ce qui allait leur arriver.



$$$Lignée$$$


Récupérer les affaire du Drake ne leur avait posé aucun problème, et la grille qui barrait l'accès à la rivière n'avait pas fait long feu. Ils avaient commencé à nager dans des eaux troubles, puis le passage était devenu bien plus étroit, quand ils étaient arrivés aux canalisations d'origine Dwemer.

Ils avaient pris la troisième. En partant de la droite. celle qui devait mener dans le fond des galeries, et pas dans les latrines d'un quelconque nobliau local. Le Drake était passé devant, car en tant qu'Argonien, il nageait plus vite, et voyait plus loin sous l'eau. Le seul ennui, c'est que le conduit était long. Très long. Mais il était presque arrivés au bout.

Ils entraient dans chose d'un peu plus grand et qui ressemblait plus à une rivière souterraine qu'à une conduite d'eau quand Ununnilium sentit soudain quelque chose lui tirer la jambe. Quelque chose qui faisait mal et qui lui tirait la jambe. Ils avaient dû réveiller un poisson carnassier, qui avait visiblement faim. Et ces bêtes là avaient de sacrés dents. Si on rajoutait que sa potion de respiration aquatique touchait à sa fin et qu'il allait bientôt devoir compter sur ces seules réserves d'oxygène, il n'était pas dur de résumer ce qui arrivait à l'Elfe.

Il était dans la merde.

Ne trouvant pas d'autre solution, Ununnilium attrapa la jambe du Drake Noir qui n'avait pas pu voir la situation, et tira.


***
Nu-Mantia ! Liberté ! Nu-Mantia ! Liberté ! Nu-Mantia ! Liberté !

Par glyphe secrète : Transmission via Mancherêve
Mancherève : Urgent, protocole de sécurité accordé
Protocole de sécurité: Codage Xarxes


PIONS MIS EN PLACE STOP
DÉBUT DE LA PHASE 2 STOP
ROTATION EFFECTUÉE STOP

Nu-Mantia ! Liberté ! Nu-Mantia ! Liberté ! Nu-Mantia ! Liberté !
***

L'Aube était proche. Stacey contempla ce qui restait de sa caravane.Trois chariots n'avaient pas brulé, Deux gardes tenaient encore debout, il restait deux chevaux, et une dizaine de voyageurs. Ils étaient en très mauvaise position ; bien que l'attaque des Parjures ait été repoussée, ils étaient à la merci du premier raid venu.
Et pourtant... Markarth se trouvait à une journée, peut-être deux, de chevauchée. Cependant, il ne pouvait faire partir les gardes. Tous espéraient que la caravane Sang d'Argent les récupèreraient, et sans l'illusion d'être protégés ici, il s'éparpilleraient. Et il ne pouvait laisser les marchandises sans défense.

Après, il était vrai qu'il y avait dans le tas un ou deux voyageur capable de se battre un minimum. Tout ce qu'ils auraient à faire, c'était de chevaucher quelques temps, de se débarrasser d'un éclaireur Parjure ou deux, et d'informer monsieur Felannus de la situation. Évidemment, s'ils tombaient sur un groupe de Parjures...

Il s'approcha du feu, où tout le monde (excepté les sentinelles) étaient assis en cercle.

- Bon, Est-ce qu'il y a quelqu'un qui veut essayer de rejoindre la ville pour chercher du secours ? Je crois savoir où on se trouve, et il y a moins d'une journée de cheval d'ici à Markarth. D'accord, c'est dangereux, mais ça ne sera dangereux qu'une journée pour celui qui ira.

#32 Timalk-Ae

Timalk-Ae

    PoneyMaster !


Posté 04 septembre 2012 - 10:44

Les rescapés réunis autour des flammes, encore en état de choc, parlaient peu. Mais la suggestion de Stacey les plongea dans un mutisme plus profond encore, et un lourd silence s’abattit sur le groupe. Au bout de quelques longues secondes, une voix s’éleva calmement pour le percer.

- Moi. Je le ferai.

Stacey hocha la tête en regardant la jeune Brétonne qui venait de parler. Elle ne payait pas de mine, emmitouflée dans son manteau de fourrure comme une damoiselle collet-monté, mais il l’avait vue combattre. Elle avait fait surgir un arc translucide de nulle part, et avait tué trois Parjures à elle toute seule : deux avec ses flèches, et un d’un coup de dague, après que son arme se soit métamorphosée en lame luisante.

Elle ferait l’affaire. Mais pour maximiser leur chance, mieux valait envoyer quelqu’un d’autre avec elle, sur le deuxième cheval.

- Bien. Personne d’autre ? Toi, par exemple ? dit-il en s’adressant à un Nordique particulièrement costaud.

Celle qui était apparemment sa compagne s’agrippa à lui, jappa un « non » suraigu, et il baissa les yeux.

Un Impérial au crâne rasé, qui devait avoir la quarantaine, posa la main sur le pommeau de son épée et se porta volontaire à son tour.

- Parfait, reprit Stacey. Bon, écoutez bien…

Il leur indiqua dans quelle direction partir, comment retrouver Markarth, et comment indiquer la position de la caravane aux secours.

- A qui doit-on s’adresser ? demanda gravement la Brétonne aux cheveux châtains.

- Pustula Felannus. C’est le commanditaire de la caravane. Et il… saura organiser l’arrivée de renforts. Vous ne devriez pas avoir de mal à le trouver.

Après avoir reçu quelques indications supplémentaires, les deux messagers montèrent en selle.
Solanacée n’avait chevauché que deux ou trois fois depuis qu’elle avait quitté Farrun, six ans plus tôt. L’étrange impression de flotter au-dessus du sol lui rappela le temps où elle était garde. Pauvre bête, ainsi harnachée, lestée, dirigée…

Ils partirent sans plus tarder.

***


Solanacée arriva seule aux portes de Markarth.

Au cours du long trajet, ils avaient aperçu plusieurs éclaireurs parjures, dans les hauteurs escarpées. Ils avaient malgré tout commis l’imprudence de s’arrêter à une cascade pour y remplir leurs outres. Avant de pouvoir remonter sur sa monture, l’Impérial avait été transpercé par une flèche tirée d’un promontoire rocheux. Un second projectile avait manqué la Brétonne de quelques centimètres, mais avant que l’archer n’ait eu le temps de décocher une autre de ses flèches, Solanacée l’avait déjà tué d'une des siennes.

Maudits Parjures.

Elle avait libéré le cheval surnuméraire et avait voulu le faire déguerpir d’une bonne tape sur le postérieur, mais l’animal s’était contenté de quelques pas paresseux, puis s’était arrêté. Cette bête avait été rendue idiote par des années d’élevage.

Solanacée haussa les épaules, remonta en selle et repartit au galop vers Markarth, si bien qu’elle y arriva avant la tombée de la nuit.

L’archère confia son cheval à un garçon d’écurie qui traînait non loin et se dirigea vers les portes de la ville, dont elle s’approcha à pas rapides, sans prêter attention aux gardes qui en surveillaient l’accès.

#33 Varil

Varil

Posté 04 septembre 2012 - 12:56

Le Drake se roula en boule pour voir ce qui l'aggripait derrière lui. Il vut le visage plus qu'inquiet d'Ununnilium et quelques volutes de sang se diluer dans l'eau à l'arrière. Les emmerdes qui commencent, pensa-t-il. Il attrapa l'altmer par les hanches et le poussa à l'endroit où lui même se trouvait il y a un instant. C'est là qu'il aperçut une forme attachée à la jambe de son coéquipier. Il dégaina son épée orque, ralenti par l'eau, et frappa. Il rata la cible, peu habitué à se battre dans l'eau car même si argonien, les contrats de mercenaire se trouvaient sur la terre ferme. Son coup eut cependant le mérite de disperser le sang et de lui permettre de voir le poisson carnassier.

L'argonien rugit ce qui lui restait d'air dans les poumons, un geste qui aurait été stupide pour un autre humanoÏde, mais dont l'argonien pouvait assumer les conséquences sans problème. Le son eut l'effet escompté, le poisson avait lâché le haut-elfe et chargeait maintenant vers le Drake Noir. Une torsion de poignet plus tard, le poisson carnassier vint s'empaler sur l'épée orque de l'argonien.

Stupide créature, pensa le reptile. Il détacha le cadavre de son épée puis il rengaina. Il nagea ensuite vers Ununnilium et l'aggripa par le torse, le propulsant avec ses jambes vers la sortie. De sa main libre, il soignait la jambe mordue de l'elfe à l'aide d'un sort continu, espérant que celui-ci avait encore assez d'air.

Modifié par Varil, 04 septembre 2012 - 13:01.


#34 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 04 septembre 2012 - 16:56

- Halte ! Par ordre du Jarl...

Le garde s'arrêta lorsque Solanacée lui expliqua la situation.

- Comment ! La caravane a vraiment été attaquée ? Entrez, vite, je vais vous conduire à Mr Felannus.

Il l'emmena en courant à travers le dédale des rues de Markarth.

- J'espère qu'il est chez lui... généralement, seuls ceux qui l'accompagnent savent où il est quand il sort la nuit.

Pustula s'avéra être sur le point de se rendre à "une petite fête". Il était sur son trente-et-un, et semblait contrarié du dérangement... jusqu'à ce qu'il aperçoive Solanacée

- Alors, mon petit, que se passe-t-il ? Pourquoi venez-vous voir tonton Pustula en pleine nuit ?


$$$Le reste du conte est insignifiant par son absence, tous le connaisse sous une forme ou une autre.$$$



Ununnilium recracha un peu d'eau lorsqu'il fut ramené à la surface par le Drake. Ils passèrent par un tuyau, rampèrent quelques mètres, et arrivèrent enfin dans une des pièces sombres des Galeries ; seuls quelques infatigables lumières dwemeris permettaient d'y voir encore quelque chose.

- Eh ben, sans ton aide, j'me noyais ou j'finissais bouffé par cette bestiole. J'te r'mercie, même si tu m'diras qu'cétait pour sauver la marchandise. Bon, maintenant, on est dans les Galeries, sans doute au fin fond d'un couloir inutilisé. On d'vrait pas s'faire repérer par les pouilleux qui y vivent.
J'te propose qu'au matin, l'un d'nous d'eux attende là et surveille les armes, pendant qu'l'autre va voir cqu'y s'passe dehors... et cherche c't'Argonien.

#35 MangaShojo

MangaShojo

Posté 04 septembre 2012 - 20:21

Une petite Langue... Pour Ingrid, petite ou pas, une Langue restait ce qu'elle était : une détentrice de la voix, une sorte de semblable digne d'intérêt. La nordique avait beau être acariâtre face à n'importe qui, elle avait tout de même un semblant de respect pour ses pairs. Ils la comprenaient bien mieux que le reste de la populace.
La pauvre femme ne semblait en tout cas pas avoir la force de son ami et eu bien du mal à ouvrir la porte. Par contre, son surnom n'était pas volé, et Ingrid se surprit à sourire de voir une sorte de copie de son caractère. A croire que sur les femmes, l'Art de la Voix n'aidait pas à la méditation... Néanmoins, elle accepta de leur faire la visite, fidèle à son amitié envers Dorian. Le bla bla théorique, la jeune femme n'en eu cure, et se retint de bailler un peu. Elle savait déjà tout ça, mais elle ne put retenir un sourire devant le surnom employé pour les vieux de la Montagne. Les "Grises-Barbiches"... Ça oui, elle le retiendrait !
Ils finirent par arriver dans une salle où un vieil homme faisait quelques étirements. A le voir aussi en forme, il avait dû être soldat dans sa jeunesse, et quand il braqua ses yeux sur eux, Ingrid eu la sensation qu'il la regardait de ce regard sans âge qu'avaient les Grises-Barbes. Quelques mimiques plus tard, Rebec congédiait Dorian, et resta à sa suite laissant le vieux et la jeune nordique seuls à seuls. Nordique qui semblait avoir perdu l'usage de ses cordes vocales. Triste fin pour un maître de la Voix, si l'intuition de la capitaine s'avérait juste. Il lui tendit alors une petite tablette de cire, comme celles qu'utilisaient les enfants impériaux durant leurs études, sur lesquels étaient inscrits quelques mots au stylet :

"Que savez-vous de la Voix. Vraiment ?"

Ingrid leva les yeux vers lui, silencieuse, non sans se mordiller la lèvre. D'une certaine manière, il s'agissait d'un test, d'un choix qu'elle se devait de faire. Soit dire la vérité, soit garder sa couverture jusqu'au bout... Mais elle n'aimait pas vraiment cette dernière possibilité. Pas avec une Langue qui avait l'age d'être son père. Un vrai fils de Bordeciel, qui aimait sa terre, ses traditions et qui avait voulu garder sa foi en l'Empire, en un ordre établi qui construisait des routes pour qu'on les parcoure en toute sécurité... Un peu comme elle, en vérité.
Elle se munit du stylet et tirant la langue, elle commença à écrire avec plus d'application qu'elle ne l'avait fait avec le mendiant à Fortdhiver. Elle finit par observer son résultat d'un œil critique, trouvant les lettres toujours trop enfantines. Elle n'avait pas l'habitude d'écrire, elle lisait plus en vérité. Elle tendit néanmoins son travail vers le nordique :

"Autant que vous. Pardonnez ce déguisement grotesque, je savais que je ne pouvais pas berner un Maître de la Voix. Gardez quand même ce secret pour vous. J'ai cru comprendre que vous aviez des problèmes avec les autorités, comme la commission. Je peux peut-être aider."

Et voilà. Insubordination pure et simple. Mais Ingrid voyait tout de même plus loin que son nez. Tout ça sentait l'elfe, et ce n'était pas une odeur qui lui plaisait...

#36 Timalk-Ae

Timalk-Ae

    PoneyMaster !


Posté 05 septembre 2012 - 04:06

Solanacée ne prêta pas attention à la familiarité avec laquelle son excentrique interlocuteur s’adressait à elle. Quelque peu essoufflée par le rythme de course auquel le garde l’avait soumise, elle s’inclina en un rapide salut et expliqua :

- La caravane avec laquelle je voyageais a été prise en embuscade par un groupe de Parjures. Nous avons réussi à repousser l’attaque de peu, mais nous avons essuyé de lourdes pertes. Seuls deux gardes survivent, et neuf voyageurs en plus de moi et de celui qui m’accompagnait.

Je ne donne pas cher de leur peau s’ils devaient livrer un autre combat. Les montagnes sont infestées de Parjures, et l’un d’eux a tué mon coéquipier avant que je ne puisse réagir. J’en ai vu tout au long du chemin. C’est comme s’ils nous attendaient…

Si vous tenez à votre caravane, et à la vie de ses voyageurs, il faut envoyer des secours au plus vite. A cheval, elle est à un peu moins d’une journée d’ici, sur le chemin de la redoute de Sorceroc.

Je retournerais bien aider mes compagnons de voyage, mais le combat de cette nuit et ma journée à cheval m’ont rompue. Je ne pourrai ni combattre ni voyager avant d’avoir pris du repos…

Modifié par Timalk-Ae, 05 septembre 2012 - 04:07.


#37 Varil

Varil

Posté 06 septembre 2012 - 15:38

« J'te propose qu'au matin, l'un d'nous d'eux attende là et surveille les armes, pendant qu'l'autre va voir cqu'y s'passe dehors... et cherche c't'Argonien. »

Attendre jusqu'au matin ? Le Drake se rappela que le client n'avait pas donné de point de rendez-vous et qu'il était donc logique qu'ils aient plus de chances de le trouver durant la journée. Il se tourna vers Ununnilium l'air pensif.

« Nous devrions nous préparer au pire. Si quelqu'un venait à nous pour prendre notre cargaison, je veux le meilleur combattant à côté de celle-ci. Tu te chargeras donc de prévenir Neros. »

Il commença ensuite à vérifier l'état des ses propres armes. Les matériaux dont elles étaient faites ne pouvaient pas rouiller, mais c'était là un réflexe de ses débuts.

« Et il faudrait que tu me rammènes de quoi cacher et transporter mes possessions en passant. »

L'argonien s'adossa à un mur. La nuit allait être longue.

#38 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 08 septembre 2012 - 17:10

Le vieillard lu ce qu'il y avait marqué, regarda Ingrid pensivement, puis reprit son stylet, et recommença à écrire. Il prenait son temps, et on voyait qu'il essayait de faire tenir tout ce qu'il avait à dire sur la tablette.

- Bien que je ne sois pas en très bon terme avec les disciples de Jurgen Parlevent, nous sommes quand même capables de communiquer sur des sujets vitaux. Ils m'ont informé il y a quelques années qu'une élève, très prometteuse au niveau de sa maîtrise de la Voix, était partie car elle n'était pas prometteuse pour ce qui était de la méditation. Ils m'ont notamment informé qu'elle avait rejoint la légion, et que je devais refuser de lui apprendre quoi que ce soit, sous peine qu'elle ne soit écrasée sous le poids des mots.
Je pensais juste que vous étiez venue ici à l'insu de vos supérieurs, pour que je vous enseigne ce que je sais. Mais ne vous inquiétez pas, je resterais muet su ce que vous êtes venue faire ici.  Rebec et moi accepterons le jugement qui sera prononcé, je vous l'assure.

Il lui tendit de nouveaux le tablette, et la fixa avec un étrange sourire pendant qu'elle lisait, comme s'il espérait qu'elle lui réponde quelque chose de particulier.



$$$(Sans titre)$$$


Le visage de Pustula se décomposait, au fur et à mesure que Solanacée racontait son périple. Il était livide quand elle s'arrêta.

Je... je... Snorri, préviens le meilleur éclaireur de la ville, il te mènera, toi et les mercenaires, à la caravane. Défendez-là, pendant que l'un d'entre part à la recherche de la caravane de Thonar ; elle ne devrait pas être bien loin sur la route. Et faites très attention au chargement du chariot que vous indiquera Stacey.

Snorri parti, Pustula s'empressa de retourner à sa discussion avec Solanacée, tout en la dévorant des yeux.

Quant à vous, mon petit, je ne sais comment vous remercier ! Vous m'avez sans doute sauvé de la ruine (si ces imbéciles font attention à ce chargement). Ah, oui, vous avez aussi sauvé tous ces braves gens. Avez-vous une requête, une envie ?
Je peux vous couvrir d'or, vous ouvrir toutes les portes de la ville, vous permettre d'accéder à n'importe quelle fonction. Vous n'avez qu'à demander, votre vœux sera exaucé.
Mais avant toute chose, entrez, entrez, ne restez pas dehors à vous geler.


$$$La Fête de la Fin du Monde$$$



Ils attendirent plusieurs heures, dormant à tour de rôle. Au bout d'un moment, ils jugèrent qu'il devait être assez tard pour sortir, et l'elfe parti.

A peu près une heure plus tard, un Argonien des mieux habillés mais marchant bizarrement à cause de ses bottes pénétra dans la pièce. Il était suivi d'un Nordique tirant une charrette de fruits. Néros se dirigea vers le Drake, et le salua très poliment.

- Bienvenue à Markarth, "Drake". Je vois que vous avez fait votre travail promptement. J'ai besoin de subalternes comme cela. Je vous propose quelque chose de simple : servir sous mes ordres. Directement. Cette cargaison, je vous la paie dix fois son prix. 5000 pièces d'or, pour un boulot qui demande juste votre cerveau.

Le Nordique, qui était sur le point de commencer à charger les armes dans le chariot, s'arrêta à la mention des sommes d'argent, fixant les deux Argoniens.

-Je suis prêt à vous payer le double, si vous mettez votre cerveau ET vos muscles à mon services jusqu'à ce que les troubles cessent ici. A répartir avec votre associé, de la manière qu'il vous plaira. Evidemment, vous faites le boulot, sans poser de question.

#39 Varil

Varil

Posté 09 septembre 2012 - 22:23

« Je suis prêt à vous payer le double, si vous mettez votre cerveau ET vos muscles à mon service jusqu'à ce que les troubles cessent ici. A répartir avec votre associé, de la manière qu'il vous plaira. Evidemment, vous faites le boulot, sans poser de question. »

Dix-mille pièces estampillées du dragon impérial, voilà qui faisait réfléchir. Cependant, la rémunération avait aussi quelque chose d'un sombre présage. Le Drake Noir prit la parole.

« Tous les septims qui s'baladent dans l'empire ne me feraient pas me jeter sur une épée. Sans poser de question ? Je crois que vous vous addressez à la mauvaise catégorie de mercenaire. Je préfère savoir dans quel but je bosse, desfois que ça me tue. Si vous pouvez me le dire ici ou ailleurs, cependant, je réfléchirai à la proposition et ça m'évitera d'avoir à me débarrasser de vous si j'apprends que ce n'est pas profitable pour moi. »

#40 Timalk-Ae

Timalk-Ae

    PoneyMaster !


Posté 10 septembre 2012 - 15:19

***


Solanacée s’exécuta et passa le pas de la porte, tout en réfléchissant rapidement aux propos de son interlocuteur.

Ce n’était ni la cargaison, ni les voyageurs qu’elle avait voulu sauver en premier lieu : elle avait avant toute chose préservé sa propre vie en chevauchant jusqu’à Markarth. Bien sûr, les autres rescapés ne méritaient pas de mourir aux mains des Parjures. Ces maudits barbares infestaient les collines et s’attaquaient à tout le monde, y compris à ceux qui n’avaient rien demandé à personne. Ces sauvages auraient bien mérité que Solanacée aille leur botter les fesses pour leur faire payer les morts causées parmi ses compagnons de voyage. Mais l’archère n’avait pas menti : elle était épuisée.

Et il fallait bien avouer que cet homme lui faisait des propositions alléchantes. Même si elle ne vivait pas une période de vache maigre, Solanacée ne crachait jamais sur un peu d’or. Pustula Fellanus était fortuné… Mais s’il pouvait lui ouvrir toutes les portes, comme il le prétendait, il était aussi puissant. Ce qui était potentiellement très intéressant.

Solanacée leva un sourcil au mot « fonction ». Les fonctions ne sont guère plus que des chaînes : une fois occupées, il devient impossible de décliner les missions et interdit de désobéir à la hiérarchie. Non, l’archère voulait du boulot, voilà tout.

- Merci pour votre générosité, répondit Solanacée avec une brève révérence. Pour l’heure, rien ne me ferait plus plaisir qu’un bon repas et un bon repos en cette ville que je ne connais pas, avant de reprendre mon travail de mercenaire.

Sur le ton de la confidence, elle continua :

- D’ailleurs… si vous avez besoin des services de quelqu’un d’efficace, rapide et discret… je suis Solanacée Léoriane. La personne qu’il vous faut.

Modifié par Timalk-Ae, 10 septembre 2012 - 15:22.


#41 MangaShojo

MangaShojo

Posté 15 septembre 2012 - 11:47

-JE N'L'ACCEPTE PAS !

Son hurlement avait résonné dans la salle ave force, faisant tomber de la ciure de bois et des copeaux de plâtre du plafond. Elle en fut elle-même surprise. Elle jeta un regard suspicieux autour d'elle. Tout semblait calme. Son éclat de voix n'avait attiré personne, seulement répandu comme une odeur de souffre autour d'elle. Ce n'était pas grand chose, évidemment, mais lui rappelait que trop bien que le don de Kyne pouvait devenir malédiction si elle n'y prenait pas garde. Enfant, elle arrivait à faire voleter des brindilles en crachant par le fond de sa gorge des sons inarticulés. Un prémice de son Thu'um qui amusait la galerie. Elle avait l'impression d'être de retour à cette époque. Sans doute que si elle faisait la même chose à présent, elle serait capable de réduire en cendres les brindilles en question...
Le vieux avait un peu réagit, mais moins qu'il ne l'aurait du, ce qui affirmait bien son intuition : le bonhomme était sourd comme un pot. D'où la nécessité de cette tablette pour qu'elle communique avec lui. Un peu agacée malgré elle, elle se mit à griffonner :

"Je ne l'accepte pas. Si le Collège disparaît, c'est notre raison d'exister qui n'est plus. Je ferai mieux de déserter et de rejoindre les barbus."

Elle s'arrêta, grimaçant en voyant qu'elle avait avait écrit de bien vilaine manière, mais continua tout de même :

"Il y a t-il des Langues dans la ville qui pourraient prouver votre utilité à la commission ? Des personnes qui pourraient vous appuyer ?"

Elle stoppa à nouveau son geste, réfléchissant quelques instants. Les rouages dwemers de son esprit se mettaient peu à peu en route dans des déclics caverneux.

"Est-ce que je pourrais leur prouver que nous valons mieux que les mages de guerre ?"

#42 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 16 septembre 2012 - 10:16

Neros fit un signe, et aussitôt, les deux Argoniens se retrouvèrent seuls dans la pièce délabrée.

- Je dois admettre que vous m'avez impressionné. Vous avez réussi à entrer et à faire entrer des armes dans une ville close, sans que personne (si ce n'est moi grâce à mes connaissances aux Galeries) ne l'apprenne. Ce n'est pas là le travail d'un vulgaire mercenaire, je dois l'admettre.

Pour ce qui est de mes plans... nous sommes seuls, donc je vais vous parler franchement. Allez voir Markarth. La ville frémit. D'ici peu, les hostilités vont sans doute se déclencher. Les gardes sont incompétents, la légion va être enfermée dehors... Une vingtaine de combattants bien positionnés suffiraient à faire pencher la balance d'un côté ou de l'autre. Et j'en ai plus que vingt.
Cependant, je ne puis encore décider de ma position vis-à-vis de ce qui va se jouer. Non seulement je me dois de dévoiler mon jeu au dernier moment, mais je choisirai mon camp en même temps.
Si la situation n'est pas modifiée, il suffira de trouver un prétexte pour fermer le Collège de la Voix, et, pour que le Jarl accepte, de calmer les ardeurs des prêtres de Dibella. Ce serait vraiment dommage si des adorateurs de Molag Bal attaquaient le temple des huit, non ? Je sais justement où me procurer les tenues qu'un culte avait utilisé en ville il y a quelques années.

Et peu après, Markarth retrouvera son calme. Si on peut appeler calme l'état de siège quasi-permanent que font subir les Parjures en coupant les lignes de ravitaillement.

Alors, êtes-vous avec moi, ou pas ?


$$$Un Monde de Rêve$$$


Pustula ne semblait plus entendre ce que lui disait Solanacée. Il pâlit, trembla, puis s'écroula à terre. Il réussit cependant à balbutier quelques mots.

-Rapportez-moi. Pas besoin de médecin. Pas de prêtre. Dormir.


$$$ Et par son homonyme nous sommes bénis.$$$


Le vieillard sourit. Il se leva, et frappa dans un gong ; Rebec apparut presque immédiatement.

- Oui, maître ?

Il fit quelques signes des mains, que Rebec traduisit.

- Il vous remercie de cet visite. Cependant, il est tard, et il propose à cette jeune femme de rester sous notre toit pour la nuit ; Dorian, n'hésite surtout pas à repasser nous voir dès que tu le souhaite...

Une fois le garde parti, Rebec s'entretint quelques secondes avec Eyding, avant de s'adresser à Ingrid.

- Vous souhaiteriez nous aider... A vrai dire, cela risque de s'avérer difficile, car les enquêteurs et observateurs ont reçu pour ordre de fermer le Collège. D'une manière ou d'une autre, pour éviter un éventuel incident diplomatique. Le Jarl ne risque pas de s'opposer à l'Empire là dessus, il n'a aucune raison de le faire.
Et ce n'est pas en leur expliquant qu'un mage de guerre est incapable de vaincre une petite armée à lui tout seul, ou que le Collège respecte parfaitement le traité de l'Or-blanc, que nous leur ferons outrepasser leurs ordres. Mais Eyding pense que nous devrions essayer de leur proposer d'autres solutions.

Il peut nous faire venir au conseil (qui n'a de restreint que le nom) qui se tiendra demain ; en tant que maître du Collège, il a le droit à la parole, si l'on peut dire.
Nous voyons peu de moyens de nous en sortir ; la seule personne que nous pourrions considérer comme "alliée" serait Pustula Felannus, un des notables, et adorateur de Sanguine. Il craint trop que le Collège ne soit récupéré par les prêtresses de Dibella.
Cependant, il y a tellement de possibilités, comme l'utilisation du batiment par la légion ou comme laboratoire, que il n'a que peu de chances de nous soutenir.

Nous devrons aviser demain, lorsque tous le monde aura révélé son jeu.

#43 Varil

Varil

Posté 16 septembre 2012 - 15:46

Le Drake se caressait le menton d'un geste pensif. Ce n'était pas lui qui avait eu l'idée des canalisations Dwemers, il aurait à remercier l'Altmer.

« Alors, êtes-vous avec moi, ou pas ? », lui demanda son interlocuteur.

Le mercenaire regarda Neros droit dans les yeux.

« Si je résume, nous allons agir dans l'ombre de manière à ce que tout se passe sans accros, que ce soit pour un camp ou pour l'autre. Je dois avouer que je préfèrerais que mon nom n'apparaisse pas dans le cas où nous aurions à aider le Collège. Je n'ai pas envie d'être considéré comme un fauteur de troubles par l'Empire, c'est mauvais pour les affaires, mais je suppose que je peux vous faire confiance là-dessus. J'accepte. Je n'ai plus de questions, alors vous pouvez compter sur moi pour me mettre au travail. »

Modifié par Varil, 17 septembre 2012 - 16:35.


#44 nood

nood

Posté 19 septembre 2012 - 09:47

- Ah, enfin un pélerin qui sait apprécier les dons que nous ont fait les Huit. Je parie que vous placez Dibella avant Julianos dans vos prières. J'espère que vous n'êtes pas étonnée de voir une Orque prêtresse de Dibella. Nous ne sommes que deux "mers" dans ce temple ; moi et Glithragoth (le Bosmer là bas), et assez ironiquement, nous vénérons tous deux Dibella.

- Ma chère, répondit Drem, les humains n'ont pas à avoir  le monopole de Dibella. Elle possède même des côtés très "elfique", notamment en ce qui concerne le désir. N'avez-vous jamais entendu parler de l'appétit des jeunes adultes Dunmer en la matière ? Néanmoins, il est vrai que l'âge aidant, j'ai tendance à me tourner plus facilement vers les sphères d'influence de Julianos.  

L'elfe ne mentait même pas. Il avait vécu par période d'une manière très libertine et épicurienne, mais il était également passé à travers des années de recherche et d'introspection intenses. Il avait même réussi à éviter de mentir frontalement sur sa foi envers les Huit. Quoiqu'il en soit, il s'efforçait de donner le change avec ces prêtres des Huit de la manière la plus naturelle possible, même si les Divins étaient, à ses yeux, des versions assez fades, prévisibles et timorées de ce qu'un Daedra était capable d'offrir comme expériences.

La table fut dressée, à laquelle lui et Emelia furent priés de s'asseoir. Ils ne parlèrent que peu pendant le repas : l'Orque accaparait une bonne partie de l'espace de parole, déballant ses origines et son histoire. Drem n'eut pas à se forcer beaucoup pour tâcher d'éviter les bourdes d'Emelia, ou les siennes.

A la fin du repas simple mais efficace, à base de pain, de potage et de vin rouge, l'Orque en vint à des sujets plus sensibles – et donc plus intéressants.  Une secte vénérant Talos. Sympathique. Des adorateurs de Daedra, encore plus. Et Sanguine, l'un des plus savoureusement opposé aux idéaux des Huit, influençant le Jarl local ? Voilà qui promettait des soirées mouvementées.

- Dès ce soir, finit par dire Bumac, nous allons effectuer un rituel pour débusquer les adorateurs de daedra... qu'ils tremblent, s'ils savaient ce qui allait leur arriver.

L'elfe se dit immédiatement qu'il valait mieux s'inviter dans ce coup d'éclat pour mieux s'y soustraire. Et peut-être était-ce là le signe de sa grande propension à se mettre dans des situations compliquées… Drem fit un discret coup de genou à sa suivante, recaptant ainsi son attention, car il faudrait probablement, après ce repas, prendre des décisions rapides.

- Un rituel ? Je puis probablement vous être utile, car je suis moi-même un mage d'un niveau correct. Que va-t-il arriver à ces adorateurs de Deadra, exactement ?

Modifié par nood, 19 septembre 2012 - 09:48.


#45 MangaShojo

MangaShojo

Posté 19 septembre 2012 - 15:20

La Rebec apparut bientôt sur l'appel de son maître, suivit par Dorian. Le garde devait se demander exactement ce qui se tramait mais il fut congédié. Ingrid lui adressa un hochement de tête, et attendit qu'il soit partit avant de se tourner vers le vieux et son assistante. Les choses se précipitaient...
Un conseil, des tensions, des complots, tout ça... Décidément, cette ville était un vrai guêpier et elle n'en avait vu qu'une petite partie. Les choses iraient en s'empirant, mais elle n'avait d'autre choix que d'agir de son côté et avec le Collège...

-Très bien, finit-elle par grogner, lasse de son rôle de sainte nitouche, j'marche... Mais j'aim'rais m'entretenir avec ce Pustula avant tout ça... Un disciple de daedra, c'pas pour me plaire, mais au moins c'n'est pas l'démon l'plus maléfique, enfin, s'lon les dires...

Les daedras étaient pour elle aussi obscurs que les coutumes à la cour cyrodiiléenne, pour dire...

-J'vous laisse le soin d'm'introduire dans c'conseil comme vous l'sentez. A mon avis, l'capitaine d'vot' milice sera ravie d'me voir, s'il est présent...

Ça oui, elle n'en doutait pas un instant...

-'Fin bref, vous sauriez où habite le Pustula ?

#46 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 23 septembre 2012 - 09:20

Neros fit ce qui pouvait être pris pour un grand sourire.

- Parfait ! Je suis très heureux d'avoir quelqu'un à mes côtés que je pourrais considérer comme un frère de couvée.

En tout cas, je vais avoir énormément besoin de quelqu'un de votre calibre. Voici vos premières instructions : vous occuper des adorateurs de Talos. Je ne blague pas, une secte assez importante est plus ou moins tolérée à Markarth. Mais ils se montrent particulièrement hostiles la commission d'enquête...

Autant l'Empire peut fermer les yeux dessus, autant il en sera autrement lors de l'arrivée des Thalmors. Essayez de gagner leur confiance, de leur faire comprendre qu'ils doivent rester discrets, que nous nous occupons de tous. Il ne serait pas très avisé de les massacrer, c'est donc la seule solution que nous ayons pour garder le calme.

Mais il y a, comme qui dirait, un lézard : on ne sait pas très bien où ils se réunissent, et notre seul fil directeur est Heimskr, leur chef. Il prêche parfois ouvertement devant le palais du Jarl, interpelant les passants et les Hauts-Dignitaires. Il est quasiment sûr qu'il prépare quelque chose tout à l'heure, pour le conseil restreint. Si votre acolyte ne vous suffit pas,


Sur ces mots, Neros se retourna presque mécaniquement, et sorti. Quelques secondes après, Unnunilium entra en courant. il regarda autour de lui, afin d'être sûr qu'il n'y avait aucun danger. Son haleine sentait l'alcool, preuve indéniable qu'il faisait partie des gens qui jugeaient que les tavernes étaient le meilleur endroit pour trouver quelqu'un.

-Ouf, j'croyais qu'yavais un blème patron.Alors que j'rev'nais pour vous dire que j'avais pas trouvé l'Argonien,y'a trois malabars qui m'ont arrêté à l'entrée des Galeries, en m'disant de rester tranquille jusqu'à c'que tout soit fini. Et là, y'a l'autre qui est sorti, suivi d'un quidam avec une charrette. Qu'est-ce qui s'est passé ? Ils sont partis avec la marchandise sans payer ?



$$$L'Amour est l'Arme$$$




- Un rituel ? Je puis probablement vous être utile, car je suis moi-même un mage d'un niveau correct. Que va-t-il arriver à ces adorateurs de Deadra, exactement ?
- Ah, ce serait parfait si vous pouviez nous aider.  Nous allons d'ailleurs promptement quitter la table, pour débuter les préparations ; il est rare d'avoir autant de Vigiles de Stendarr prêt à se réunir pour nous, il serait malséant de les faire attendre.

Tous le monde se leva de concert, puis, après une brève prièrej, se dirigèrent vers la porte du fond. Personne ne prêta attention à Emelia, mais Drem fut escorté par Bumac et par Glithragoth ; l'Orque lui expliquer le fonctionnement du rituel, pendant que le Bosmer ajoutait de temps à autre une remarque, généralement d'ordre technique.


- Il s'agit en réalité d'un sort, crée suite à la crise d'Oblivion, pour fermer définitivement les porte daedriques. Les Vigiles de Stendarr, crées vers cette époque, l'ont grandement utilisé, et ont pérenisé son usage lorsqu'il avait un effet sur les adorateurs de daedra.
Il est basé sur l'utilisation des planètes, des Divins, pour bloquer toute influence des daedra à travers le ciel d'Oblivion. Bien qu'ils n'aient qu'un rayon réduit, ses effets sont spectaculaires, et varient généralement suivant la relation entre le daedroth et le mortel ; cela peut causer un manque (généralement lorsque le daedra est quasiment en permanence en contact avec ses fidèles, qu'ils en aient conscience ou non), déstabiliser un peu, causer des malaises, des symptomes de maladie, voire entraîner la mort.

L'effet le plus intéressant est aussi la disparition totale des "dons" qui avaient été faits ; beaucoup de servants de Boethia se sont ainsi soudainement retrouvé désarmés devant un Vigile en colère.
Une anecdote raconte d'ailleurs qu'un jour, des Vigiles avaient recruté des mercenaires pour mener une attaque sur un repaire de daedra. Une fois les démons exterminés, ils avaient mis en place le rituel... et étonamment, un des mercenaires se retrouva tout nu. Pensant qu'il s'agissait d'un adorateur daedriques, ils eurent tôt fait de le réduire en charpie. Ce n'est qu'alors qu'ils découvrirent que cet imbécile avait utilisé un Parchemin de la Vengeance du Seigneur Mhas, qui invoque une arme et une armure liée... le sort avait tout simplement touché à sa fin !!!


Ils avaient parcouru un labyrinthe de couloir, et le groupe était maintenant dans une grande galerie Dwemer, qui devait mener au coeur du coeur.


- Nous sommes presque arrivés. pour ce qui est de la technique du sort, elle est basée sur le bannissemnt de daedra, considéré comme un des sorts les plus difficiles qui existent ; vous comprendrez aisément pourquoi autant de personnes doivent être rassemblées pour affecter toute une ville.


La salle, circulaire, était non seulement impressionante par sa taille, mais par le nombre de personnes réunies. Tous le monde était positioné en cercle, laissant voir les diagrammes inscrits au milieu de la pièce, ainsi que le Rougegarde qui priait en leur centre.

- Voilà Starget, un des Grands Vigiles. C'est...un ami. Souhaitez-vous que je vous le présente ? Le rituel n'a pas encore commencé, et ensuite, il sera sans doute trop fatigué pour tenir une discussion avec un érudit.



$$$Vous pouvez changer le monde avec l'amour$$$



Rebec regarda Ingrid avec des yeux ronds.

- Rendre visite à Pustula Felannus en pleine nuit ? Vu ce qu'il en fait, il sera ravi de vous avoir en sa compagnie, mais je doute que vous soyez du même avis. Il est cependant sûr que lui rendre une petite visite demain matin devrait être une des meilleures choses à faire.

A ce moment, Eyding se leva, s'inclina pour les saluer, et partit.

-Vous feriez mieux d'aller vous coucher, comme le maître. Je suis désolée, vous devrez loger avec les apprentis, mais c'est tout ce que nous avons.

#47 MangaShojo

MangaShojo

Posté 23 septembre 2012 - 13:00

Oui, évidemment, un adorateur de Sanguine... Enfin, sans doute qu'il déchanterait vite, le bougre, en la voyant arriver avec sa haute taille, son expression patibulaire, et sa voix tempétueuse... La meilleure des voix quand il s'agissait de réveiller un troupeau de larrons noyés dans l'hydromel, comme avaient pu l'être ses soldats. Seuls les cors de guerre nordiques faisaient mieux. Le lendemain serait rude pour Sieur Pustula... Elle eu un début de sourire carnassier et hocha la tête.
C'était en effet programme alléchant...
Quand la vieille Langue s'inclina, elle fit de même, bien que pas très bas, le regardant partir tout en se grattant la nuque. Drôle de destin, tout de même... On l'avait envoyé causer la perte de ces gens si semblables à elle, et la voilà qu'à présent, elle cherchait à les sauver, sans guère d'espoir, hélas. L'Empire savait y faire quand il s'agissait de paperasse et de décisions administratives. Elle, Ingrid, restait un troufion, avec de l'instinct, un sens certain de l'autorité, de la hargne et de la détermination à revendre, mais un troufion quand même, incapable de faire de la politique, si ce n'est à sa plus primaire base : détruire ses opposants par la force et gagner le respect des siens pour qu'ils lui accordent l'exercice du pouvoir. Un bon échange de procédés.
Elle se tourna vers Rebec tout en tirant sur la ceinture de cuir fine qu'elle portait autour de la taille et qu'elle trouvait bien lache, et se mordit la lèvre. Elle était dans une institution talossienne, enfin, une ancienne institution talossienne... Et une cité nordique... Peut-être que...

-Hurm... Dites, Rebec, n'auriez pas un... Hurm... Un autel, par ici ? J'ai pour habitude de... De m'recueillir un peu avant d'grailler, mais s'trouve que j'n'ai pas pu l'faire alors... J'suppose que les dieux veillent sur not' sommeil, enfin... Voyez...

Elle eu crainte un instant qu'elle ne lui présente un autel des Huit Divins, ce qui ne lui apporterait rien, à part la nausée sans doute. Aussi, elle se permit de préciser :

-J'n'ai jamais adhéré... Aux cultes cyrodiiléens. Enfin, m'arrive parfois de d'mander la force à Morihaus, mais j'vénère les vieux cultes nordiques... Et comme votre école fut fondée par Talos, j'me disais...

#48 Varil

Varil

Posté 24 septembre 2012 - 20:12

« Ils sont partis avec la marchandise sans payer ? »

Effectivement, au final, le Drake n'avait pas un septim de plus en poche. Ce qui était loin de le rendre frustré. Son visage reptilien était crispé dans un sourire ironique.

« Disons juste que le boulot vient de devenir un peu plus compliqué. T'avais raison, l'employeur n'est pas complètement fou, juste ambitieux et prêt à faire notre fortune avec la sienne. Y'a cinq mille chacun à s'faire, donc mieux vaut s'y mettre. Rassemble-moi toutes les infos qui trainent sur le culte de Talos local pendant que je fais une petite course. On se retrouve à l'Ogre Rouillé. Après ça, on ira voir un certain Heimskr. »

Sur ces mots, il secoua la main dans un geste d'au-revoir en marchant hors des Galleries. Sa destination n'était autre que le Collège de la Voix lui-même.
J'suis pas venu dans cet endroit maudit juste pour me faire donner des ordres, il est grand temps que je me charge de ça, rumina-t-il.
Le bâtiment en lui-même n'avait pas grand chose de remarquable, mais ce qui l'intéressait, c'était les réponses qu'il pouvait y trouver. L'argonien frappa à la porte.

Modifié par Varil, 24 septembre 2012 - 20:12.


#49 Timalk-Ae

Timalk-Ae

    PoneyMaster !


Posté 26 septembre 2012 - 14:59

Solanacée étouffa un juron et s’accroupit pour soulever Pustula. Elle passa le bras de l’Impérial autour de son épaule et se releva difficilement. Le bougre n’était pas tout léger, et Solanacée était déjà épuisée. Elle se mit à la recherche d’un lit en traînant tant bien que mal son fardeau. Par chance, elle en trouva un rapidement et y déposa Fellanus avec autant de délicatesse que possible, c’est-à-dire pas beaucoup.

L’Impérial paraissait semi-conscient, mais il était devenu pâle comme un linge.

C’était un noble, il devait bien avoir des serviteurs...

- Il y a quelqu’un ? cria l’archère à tout hasard, avant de reporter son attention sur Pustula.

#50 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 28 septembre 2012 - 18:41

A la mention de Talos, les yeux de Rebec s'illuminèrent. Elle vérifia qu'aucun des apprentis n'étaient dans les parages avant de répondre :

- Vous avez de la chance... Je suis une des rares personnes de Markarth à appartenir à ce genre de groupuscule. Il se trouve en effet un culte de Talos en ville, mais nous faisons tout pour éviter que quiconque en sache trop sur nous.Il est de plus en plus rare de rencontrer de vrais Nordiques, qui vivent encore dans les anciennes traditions.

Les deux femmes se faufilèrent le plus discrètement possible dans le hall d'entrée, et sortirent.

Les rues de Markarth étaient calmes, et l'omniprésence de la pierre donnait un côté froid à la ville. Ce silence, et cette froideur, semblaient transformer Markarth en une ville morte.
La garde, assurée de la sécurité à l'intérieur des murs par la confiscation des armes, ne faisait quasiment aucune ronde dans les rues ; c'est donc sans rencontrer âme-qui-vive que rebec et Ingrid arrivèrent enfin devant une bâtisse dwemer qui ne payait pas de mine. La lourde porte fut vite ouverte, sans qu'un mot ne soit prononcé.

Une volée d'escaliers les mena enfin devant l'Autel. Une statue de Talos entièrement en acier y avait été placée. Ce métal froid et utilisé pour la guerre montrait l'importance de Talos en tant que Dieu combattant, mais aussi sa proximité avec les mortels.

Alors qu'elles commençaient à se recueillir, un homme les interrompit. Il avait une allure assez inhabituel, vêtu d'une grande robe, dont la capuche empêchait qu'on voit clairement son visage.

- Alors Rebec, tu nous a encore trouvé une autre fidèle ? Au cas où vous ne sauriez pas qui je suis, on m'appelle Heimskr, et je prêche la parole de Talos, Couronne de Tempête. Ils sont trop nombreux, ceux qui pensent qu'ils doivent conserver leur foi totalement cachée, n'osant même plus venir ici. Mais c'est la seule chose que le Domaine espère. Nous devons impérativement agir, pour leur prouver que le fantôme d'un Dieu mort n'est pas un homme.



Image IPB


- Il y a quelqu’un ?

Seul le silence lui répondit. Pustula agrippa alors à son col, et lui murmura à l'oreille, entre deux râles :

-En face... Maison d'une Dunmer. Son frère... Médecin.... Surtout pas de prêtre.

Ses yeux roulèrent dans leurs orbite, il cria, et retomba dans le lit. Il murmura cependant, d'une voix presque inaudible, mais étonamment claire vu son état :

- Si je n'en réchappais pas, débrouillez-vous pour voir Bendt Frey, le chef de la Garde. Dites-lui seulement de frapper au moment propice.

Solanacée n'eut aucun mal à trouver la rue. Elle frappa à la porte, et une Elfe Noire ouvrit peu après.

- Qu'est-ce qui vous prend de débarquer chez les gens en pleine nuit, racaille ?





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