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[Rp] Markarth

rp Markarth

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63 réponses à ce sujet

#51 MangaShojo

MangaShojo

Posté 28 septembre 2012 - 22:58

Une secte ?! Par le cul de Shor, tiens ! Certes, le pacte des elfes ne leur assurait pas la liberté de culte et ils se devaient de cacher leur affiliation pour ne pas éveiller la morgue de ces foutus oreilles pointues. Néanmoins, elle ne s'attendait pas à tomber sur une espèce de bouillabaisse de messes-basses saupoudrées de mysticisme, théologie et tuti quanti... Bon sang, elle allait avoir mal au crane un jour ou l'autre...
M'enfin, savoir que cette compagne Langue était aussi fervente qu'elle avait quelque chose d'autant rassurant qu'appréciable. Ingrid commençait à l'apprécier cette Rebec, et à ne guère regretter son choix. Pas la Légion qui lui permettrait de prier en paix ! A part le questeur Tharbonel, à la limite... Enfin bref... Elle n'avait plus vraiment à se considérer comme légionnaire, son insubordination serait rapidement cueillie par une mise à pied... Néanmoins, si elle pouvait se considérer encore comme quelque chose, c'était comme une nordique, une Langue, et en ce cas, comme une chef de guerre, par Kyne !
Elle suivit sa comparse hors du collège pour découvrir la ville de nuit, non sans jeter un regard vers sa monture, qui semblait dormir paisiblement, attachée à un poteau qu'elle était. Après un trajet sans heurt dans la cité endormie, elles arrivèrent enfin jusqu'à cette petite bâtisse, qui devait être l'équivalent d'un taudis de la cité naine. Une porte poussée plus tard, des escaliers les menèrent jusqu'à un sanctuaire qui laissa Ingrid pantoise, à murmurer seulement un juron. Elle se prosterna face à la statut, se recueillant dans son ombre, commençant les prières qu'elle exécutait avant chaque repas, chaque combat, jusqu'à être entendre une arrivée impromptue. Si Rebec sembla se lever, elle resta à sa place, continuant ses imprécations machinalement. Elle finit tout de même par les interrompre et se relever. Heimskr, si tel était son nom, était en tout cas moins nordique qu'elle, il lui semblait plus petit. Plus malingre. Et moins respectueux des coutumes. Elle s'avança, menaçante, et lui décocha  une baffe qui l'envoya valser. Sa voix tempétueuse résonna dans le sanctuaire, sa bouche articulant soigneusement chaque mot pour les cracher avec colère sur le prêtre :

-Interrompre une nordique pieuse en prière est le pire affront que tu puisse faire à tes dieux, Heimskr ! Tel un elfe, tu m'empêche d'accomplir ma dévotion envers Talos, et tu prétends prêcher sa parole ?! Ravale la, et mâche en les mots, fils du Ver, si tu n'souhaite pas que ma propre voix vienne ensanglanter tes oreilles !

Elle croisa les bras, prenant une large inspiration avant de reprendre :

-Pour c'qui est du reste... J'suis certes fidèle à mes dieux, mais j'crains qu'ce soit pas aussi simple. Les elfes tiennent la ville et il faudrait au moins une armée pour les déloger d'ici... Déjà, on a pas d'armes, et quand ben même vous en auriez, vous avez beau m'prétendre qu'ils sont nombreux, vos fidèles qui délaissent vot' temple, j'peux vous assurer qu'c'est pas avec vot' troupe de trois quat' pécores que j'peux espérer jouer l'Alessa !

Elle était là, à rouspéter sur un prêtre de Talos, sans crainte de se faire maudire par le dieu en question. Sa foi était forte, elle se savait protégée. Par-dessus tout, elle était réaliste : agir, c'était bien, mais réfléchir avant, c'était mieux.

-J'suppose que vous aider, c'est aider l'Collège, lança t-elle en se tournant vers Rebec. Et j'suppose aussi qu'Talos s'erait content de m'voir prêter main forte à des Langues comme à ses fidèles... Mais j'préfère que vous m'disiez c'que vous avez en tête pour "agir" comme vous dites... J'verrais ensuite si j'dois vous taper sur la tête ou réfléchir à la question...

Modifié par MangaShojo, 28 septembre 2012 - 22:59.


#52 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 29 septembre 2012 - 11:02

- Êtes-vous totalement débile ? Talos n'est pas un dieu à qui l'on rend deux-trois rituels, et que l'on oublie le reste du temps, comme vous le faite. C'est en se terrant ainsi que les Nordiques font le jeu des Elfes ; alors qu'il n'y a pas un Thalmor dans les environs.

Soulevons-nous, et tous nous suivrons ! Markarth n'aura qu'à faire scission, voire être rattachée à Lenclume. Et si ces bâtards pédants d'Elfes ou d'Impériaux débarquent, nous nous défendrons jusqu'au bout, mourront et souffriront en implorant Talos. Là est en effet la seule prière qui montrera notre amour pour lui, comme il a montré son amour pour nous ; Talos aux nombreuses têtes n'a que faire de prières rendues hativement et discrètement en pleine nuit ; seul notre combat pour lui est important.

Rebec l'interrompit cependant avant qu'il n'ait le temps de se lancer dans des considération métaphysiques :

- Heimskr, reviens à la raison ! Il ne sert à rien de laisser une occasion aux elfes de déclarer la guerre ! Je sais que tu tiens à ce que le Collège, qui est un des derniers symboles de la puissance de Talos, reste comme il l'est, mais c'est un acharnement d'imbécile !
Profitons plutôt du fait que l'attention soit tournée vers sa fermeture, pour que notre culte reste secret encore quelques temps !

L'heure de frapper n'est pas encore venue, bien que l'irritation des adorateurs de Talos augmente en Bordeciel, elle n'est pas encore visible au grand jour. C'est lorsqu'elle éclatera que nos actions pourront-être utile !

#53 MangaShojo

MangaShojo

Posté 29 septembre 2012 - 21:48

Ce type ne pouvait pas être prêtre, c'était pas croyable il était plus stupide qu'un boeuf ! Et prétendre qu'elle oubliait Talos ?! Alors qu'elle le priait chaque jour, qu'elle remettait sa vie entre ses mains, sa gloire, son épée, sa voix ?! Un bref instant, elle voulu répliquer, mais le type avait aussi la langue bien pendue, la plongeant dans un état de bouillonnement intérieur sacrément malsain. Elle avait besoin de laisser passer de la vapeur avant que la marmite n'explose, mais le Heimskr ne semblait pas en avoir conscience. Il continuait ses jérémiades, parlant de l'amour de Talos, de ses nombreuses... Têtes ? Elle leva un sourcil quand il l'évoqua, se demandant exactement ce qu'il voulait dire par là.
Rebec finit enfin par l'interrompre -elle aurait pu le faire elle-même, mais cela aurait été de manière beaucoup plus musclée- pour le ramener à la raison. Ecoutant un peu ce qu'elle avait à dire, Ingrid se massa la nuque en faisant la moue, et lorsque le silence se refit, elle reprit la parole, décidée à dire enfin le fond de sa pensée :

-Déjà, j'retiens le "débile", le prêtre. J'aime pas ton engeance, com' j'aime pas les mages ou les elfes. Vous nous cassez les oreilles avec vot' métaphysique et vos préceptes, alors que j'considère que l'on devrait prier comme on l'veut nos dieux. Si j'te dis qu'Talos est mon dieu, mais qu'j'offre ma voix et mon souffle à Kyne, et que Shor me guid'ra jusqu'en Sovngarde à ma mort, qu'est-ce tu vas faire ? T'offusquer ? Tu r'ssembles à ces pêtres des Neufs, j'le crains. Et tu veux qu'une ville nordique soit rattachée à Lenclume ? A des non-nordiques qui ne connaissent rien à nos traditions ?! Où est Ysgramor et ses guerriers, où est Morihaus qui se libérait de ses chaînes, où sont nos héros, libres et valeureux qui ne pliaient devant personne, pas même les dragons ?! Tu me prétends imbécile et non respectueuse de nos croyances, j'te rend la pareille.

Elle cracha sur le sol, avant de se redresser, croisant les bras, fière, surplombant largement le prêtre.

-Tu n't'es jamais battu, Heimskr. Tu n'sais pas ce qu'est la guerre, tu n'sais pas ce qu'est la souffrance ! Talos est un guerrier ! Il n'aura que faire de tes implorations ! Il n'attendra de toi que ton seul courage pour défendre chèrement ta peau ! Que tu prouve ta valeur en périssant par le fil de mille ennemis ! Rebec a raison, il n'est pas encore l'heure de frapper. Le peuple ne se soulèvera pour un dieu que si celui-ci le lui demande en personne !

Elle reprit sa respiration tournant la tête vers l’Écarlate.

-J'suis v'nue en nordique libre, j'ai répondu en nordique libre. Connaissant mes dieux, j'pense pas qu'ils s'offusqueront d'ma brutalité, ils savent que j'suis sincère dans ma dévotion et qu'en tant que Langue de Kyne, ça m'tue d'entendre une voix sortir des conn'ries pareilles !

Elle renifla bruyamment, avant de reprendre :

-M'enfin, un souffle est un souffle, bénie d'la Mère du ciel, quel qu'il soit... Pour c'qui est du Collège, j'ose espérer qu'c'est quand même pas sans espoir, la Voix doit pas s'perdre... Mais j'p'éfère encore qu'on reste tous en vie ou du moins, en condition d'pouvoir exercer not' libr' arbitre. Pas qu'Sovngarde m'dérange, si la mort est noble... Mais je n'sais si c'est un destin qui vous convint. Aussi, j'propose qu'on suive Rebec et qu'on fasse comme l'est convenu demain. Si vraiment c'est sans espoir, s'ra toujours temps d'penser à prendre les armes.

#54 Timalk-Ae

Timalk-Ae

    PoneyMaster !


Posté 03 octobre 2012 - 14:09

Solanacée ne releva pas l’insulte lancée par la dunmer. Elle-même n’aurait pas apprécié d’être réveillée en pleine nuit par une inconnue. L’elfe était en droit d’être en colère. Cependant, ce n’était pas la faute de l’archère. Elle ne s’excusa donc pas et alla droit au but :

« Pustula Fellanus est mal en point et demande votre frère au plus vite. »

Cette affection subite qui s’était abattue sur Fellanus était étrange. Son effondrement soudain, cette impression que la mort était proche… Et que penser de ses propos, presque dignes d’un paranoïaque ? Dire à la garde de frapper au moment propice… Quelque chose se tramait dans la ville. Et si le malade refusait de voir les prêtres, c’était sans doute que ces derniers n’étaient pas complètement étrangers à ce qui se passait.

« Pourriez-vous l’appeler… et m’expliquer où trouver le capitaine de la garde ? » demanda Solanacée avec courtoisie malgré l’accueil hostile de son interlocutrice.

Heureusement que l’archère avait bon caractère. La dunmer était complètement inconsciente d’insulter ainsi une étrangère qui aurait probablement pu la tuer si l’envie lui en avait pris.

#55 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 07 octobre 2012 - 08:46

- Ah ! Ainsi, je ne me serais jamais battu ! Ainsi, je serais un traitre vendu aux vils Rougegardes ! Ouvrez les yeux ! Les Rougegardes ont tenu tête aux elfes, et désormais, ils peuvent vénérer qui ils veulent. J'ai combattu à leurs côté, j'ai appris leur tactiques de guérilla, j'ai constaté leur prouesses navales, qui ont défait l'armada Thalmor.
J'ai été pris par les elfes, en protégeant la fuite de mes compagnons (Saadia, Kematu, lequel d'entre vous a fait cela ?). J'ai enduré les salles de torture des Iles d'Automne, et je vous assure que ce qu'on les laisse faire ici n'est rien en comparaison. Je me suis réfugié dans la prière, alors qu'ils essayaient d'entrer dans ma tête, et voilà qu'au milieu de mes cris, IL est venu.

Je vis alors les phalènes qui viendraient du cœur étoilé, amenant  avec eux une poussière plus terrible encore que les cendres du mont  Écarlate. Je vis aussi la double tête d'un roi régnant sans équivalent  et huit imperfections insérées par frottage dans des pierres précieuses  puis serties dans une double couronne ressemblant à des chaînes. Je compris que cette double couronne était celle du roi à deux têtes. Et un fleuve se déversant dans la tête du roi à deux têtes, car il contenait la  multitude.

Et il me dit :

"Heimskr, garde confiance, désormais je serais avec ton verbe et ton épée

Car, par l'épée, je veux dire le sensible.
Car, par le verbe, je veux dire le mort. "

J'ouvris les yeux, et je vis que tous mes gardiens étaient morts et mes liens détachés. Celui qui vénère réellement Talos n'a rien à craindre, car s'il lui a dévoué son épée et son verbe, Talos lui même lui viendra au secours en cas de besoin. C'est pour cela que nous n'avons aucune peur à avoir, et que dès....

Heimskr s'effondra, assomé ; Rebec s'était éclipsé, et était revenue avec un lourd tuyau Dwemer.

- C'est l'seul moyen de l'arrêter, une fois qu'il est lancé. J'propose qu'on l'attache, pour pas qu'il fasse de bêtise demain, et qu'on prie Talos comme les Nordiques l'font depuis des siècles, et pas en s'faisant tuer ou torturer sous les ordres d'un fou.

Elles revinrent au Collège sans encombres, et évitèrent de faire le moindre bruit pour  ne pas réveiller les pensionnaires.

Rebec se leva très tôt, pour préparer à manger pour tous. La comission ne devant pas venir de la matinée à cause du conseil, ls discutèrent un peu de la stratégie à adopter pour convaincre Pustula, sans trouver quelque chose de parfaitement satisfaisant. Alors que les préparatifs touchaient à leur fin, on entendit quelqu'un frapper à la porte. Rebec laissa Ingrid et Eyding ensmble, pour aller ouvrir.

- P'tain, encore un emm'deur. S'il a pas d'protection diplomatique, j'sens qu'on va le r'trouver pulvérisé aux quat' coins de Markarth, façon puzzle.

Comme à son habitude, Rebec fourni son effort habituel pour ouvrir la porte. A son grand étonnement, elle se retrouva devant un Argonien aux écailles très foncées.

- Quoi Qu'vous voulez ?

Image IPB



- Pustula ? Malade ?

L'elfe noire prit un air gêné

- Vous... vous avez de la chance, mon frère est justement passé chez moi.

Ils se dépêchèrent de rejoindre la maison de Pustula. Solanacée attendit pendant de longues minutes leur diagnostique. Enfin, le frère, un Dunmer petit et au crâne rasé, vint la trouver pour la faire entrer. Pustula bien qu'il ne bougeât pas d'un pouce, semblait cependant tout ouïe.

- Il a eu de la chance que je ne sois pas venu seul, mais avec ma soeur. Ce qu'il a subit était de nature... magique, et je suis médecin, pas guérisseur. Un puissant sort l'a en parti transporté dans un plan d'Oblivion. Les poches de Sanguine, plus précisément. Il doit éviter toute émotion violente, sous peine d'y être transporté définitivement.

La Dunmer toucha légèrement Pustula, et le sort de Paralysie qui l'affectait s'atténua.

- Eh bien mon petit, on dirait finalement que j'en réchapperai. Mais n'oubliez pas ce que je vous ai dit ; si d'ici demain matin, les fait montraient que ces deux jeunes gens s'étaient trompé, et que je disparaissais pour un monde meilleur, allez voir qui vous savez.

D'ailleurs, il y a de fortes chances que je sois incapable de me déplacer seule d'ici demain, et je n'ai presque plus personne de confiance en ville. Ça vous dirait d'assister à un conseil entre les dirigeant de cette ville de Pierre ?

Modifié par Sifraël, 07 octobre 2012 - 16:40.


#56 Varil

Varil

Posté 09 octobre 2012 - 15:16

Le Drake cherchait dans sa bourse lorsqu'il entendit la porte s'ouvrir. A voir la tête de la personne qui lui ouvrait, c'était un mauvais jour... ou trop tôt dans la matinée, peut-être. Quand la porte fut enfin assez ouverte pour le découvrir, la Nordique ouvrit les yeux bien grands. Ce signe lui rappela combien la situation était unique.

« - Quoi Qu'vous voulez ?
- Bonjour, j'ai en ma possession un texte dans une langue que je ne connais pas. Un voyageur Nordique m'a dit que les Grises-Barbes en sauraient plus. Inutile de préciser que toute tentative de prise de contact a été futile, je suis donc allé au plus proche. »


Il trouva enfin ce qu'il cherchait dans ses affaires, un morceau de lin terni par l'âge sur lequel étaient inscrites des marques. Elles avaient été recopiées à partir d'un mur trouvé au fond d'un tertre nordique. C'était un texte dans la langue des dragons, bien que l'argonien n'en sache rien.

« J'ai perdu une compagnie entière de mercenaires là où je l'ai trouvé. Morts-vivants. J'aimerais savoir quelle valeur ça peut avoir ou ce que je peux en tirer. »

#57 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 21 octobre 2012 - 15:52

Rebec jeta un demi coup d’œil au texte, avant d'exploser.

- Vous nous prenez pour quoi ? Si vous voulez des savants, allez-voir le mage de cour, au palais du Jarl. Si vous -voulez les voir les Barbiches, monter en haut du Hrothgar. Vous-vous trouvez devant un établissement militaire, en inspection. Pour qui vous prenez-vous, Argonien, pour...

Elle resta bouche ouverte quelques secondes, le temps que les informations se mettent au clair dans son cerveau.

Un Argonien. il n'y en avait pas beaucoup dans Markarth même.
Peu d'entre-eux aimaient exhiber leur richesses en occupant une maison dans la Ville de Pierre même, ils préféraient les faubourg.
Il n'y en avaient pas non plus des masses dans les Galeries, les lézards se mélangeant peu au ramassis de coupe-gorges, d'infirmes, et de filles publiques qui s'y rassemblait.

Et cet Argonien là, semblait non pas vouloir lui vendre quelque chose, mais faire un échange de services.
Justement quand le Collège avait les pires problèmes.

Rebec rougit, de honte cette fois.

- Vous seriez pas Neros Caligulus des fois ? L'Argonien qui sait un peu tout ce qui se passe ici ? Vous ne nous aviez jamais fait l'honneur de venir nous voir, mais vu notre situation actuelle... Que voulez-vous savoir, et que pourriez-vous m'apprendre ? Faites vite, car je pense pas que le vieux Eyding aime ces méthodes là.

Modifié par Sifraël, 21 octobre 2012 - 15:52.


#58 Varil

Varil

Posté 28 octobre 2012 - 15:26

« Neros ? C'te "lézard"-là, comme vous aimez nous appeler, se sape comme un prince, j'l'ai vu une ou deux fois traîner. J'ai rien à voir avec lui. »

Décidément, quel accueil ! Le Drake mettait ça sur le dos du caractère des nordiques, un préjugé comme un autre.

« Quant à ce que je veux savoir, c'est très simple... »

L'argonien pointa du doigt son morceau de lin vieilli.

« Et maintenant que j'y pense, j'ai un job à accomplir. Savez-vous si des partisans du Collège se trouvent ici ? J'aurais deux mots à leur toucher, j'ai des nouvelles qui pourraient les intéresser. »

Si ce morceau de texte n'avait au final aucune valeur, l'Argonien devait au moins remplir sa mission.

#59 MangaShojo

MangaShojo

Posté 28 octobre 2012 - 17:13

Le teint du prêtre avait progressivement viré au rouge à mesure qu'Ingrid parlait et à peine avait-elle terminé ses propositions que sa voix explosait en imprécations. Incrédule, la nordique tourna la tête vers lui et il commença à débiter un flot d'inepties mystiques qui lui tourna la tête. Quand il lui parla de sa vision, elle se demanda si ce type était aliéné de nature ou s'il s'était prit le marteau de Shor en pleine face. Peut-être les deux, à moins que les Thalmors ne lui aient retournés le ciboulot durant son emprisonnement... Pour avoir été proche de Kyne au sommet du Haut Hrotgar, elle pouvait le dire, la présence divine ne ressemblait guère à cela. Certes, elle n'y était peut-être pas très réceptive. Elle avait toujours été de ces nordiques qui différenciaient bien monde des dieux de celui des hommes, mais lorsque Kyne venait la visiter, ça ne ressemblait pas à ce genre de vision. C'était plus comme un murmure qui se mêlait au vent, tout comme l'inspiration de Shor lui venait en cet instinct puissant et terrible qui la menait au combat. Talos, avant d'être dieu, était homme, tel un ancêtre bienveillant qui inspirerait sa force et sa fougue dans sa voix comme dans son bras.
Les visions mystiques étaient de l'art des Huit Divins... Ou des khajiits un peu trop fumés au skooma.
L'autre n'avait pas terminé qu'il se prenait un bon coup de tuyau dans la nuque, lui expliquant son geste comme pour s'excuser avant de proposer de l'attacher.

-Ah, vous êtes sûr qu'vous voulez pas l'faire rejoindre son dieu ? Faites pas cette tête, j'vais l'attacher... Juste pour voir si Talos sera aussi prompte à le sauver que la première fois...

Après exécution, les deux nordiques laissèrent seulement derrière elles un prêtre devenu quartier de viande saucissonné, pour rentrer au Collège. Sa prière ayant été accomplie, Ingrid accepta de bonne grâce d'aller dormir, pour profiter d'un peu de repos et du confort des dortoirs.
Le lendemain, les discussions allaient bon train sur la manière de faire lors de ce conseil. Pour sa part, Ingrid n'était pas sûr qu'ils arrivent à quelque chose, mais autant tenter. Elle laissa Rebec partir avant de finalement s’interroger sur sa disparition. Elle se leva, appréciant le confort du vêtement que lui avait donné la nordique, qui était la tenue habituelle des élèves du Collège. Cela lui changeait agréablement de sa robe, pour le moins peu pratique. Elle approcha de l'entrée et tendit l'oreille :

-Savez-vous si des partisans du Collège se trouvent ici ? J'aurais deux mots à leur toucher, j'ai des nouvelles qui pourraient les intéresser.
-Genre ?

La nordique croisa les bras sous sa poitrine, jetant un bref regard à Rebec :

-Laisse nous.

Elle ne lui laissa pas le temps de formuler une protestation puisqu'elle entrouvrit la bouche et laissa échappe un souffle qui avait la froidure de l'hiver. Elle devait comprendre là qu'elle pouvait user du Thu'um à tout moment, et que le sien pouvait très bien la tuer si elle le désirait. Elle était en position de supériorité, que cela lui plaise ou non.
Elle se tourna vers le visiteur, un argonien. Elle n'en avait pas rencontré beaucoup dans sa vie et ne savait pas franchement comment réagir avec eux. Elle aurait préféré faire face à un autre humain ou un elfe... Enfin...

-Qu'est-ce qu'vous voulez, exactement ? Et c'est quoi ça ?

Elle désigna du menton le morceau de lin entre ses griffes avant de remarquer les signes qui le parsemaient. Par Kyne...

-Vous sortez ça d'où ? D'un tertre ? Ou quelqu'un vous l'a donné ?

#60 Arakis

Arakis

Posté 31 octobre 2012 - 21:20

Emelia s’était prodigieusement ennuyé pendant le repas, separée de Drem elle n’avait eu qu’un vieil edenté pas franchement loquace avec qui échanger, ledit individu mangeait sa soupe avec des bruits de succion des plus charmants, elle avait eu du mal à manger son assiette sereinement. S’ajoutait à ça la contrariété que Drem avait cassé son processus de fausse identité, elle aurait préféré que les locaux la connaissent juste comme Melia, le dunmer n’avait visiblement pas compris sa manœuvre. En soit ça n’était pas trop grave mais une précaution valait mieux rien, regrettable … Le coup de pied de Drem la tira de la contemplation du fond de soupe de son écuelle, une histoire de deadra, génial … Elle emboita le pas sans rien dire aux prêtres, bien qu’il cacha bien son jeu elle voyait que Drem était  nerveux, sa démarche claudicante était encore plus saccadée qu’au naturel, il s’essuyait les paumes sur le devant de sa bure, visiblement ses méditations à l’autel d’Azura n’étaient pas uniquement là pour la forme.

Les couloirs se succédaient alors qu’ils descendaient de plus en plus profond, elle-même se sentait de plus en plus mal à l’aise, l’estomac noué, la gorge sèche et une espèce de nausée qui le emplissait la bouche d’un gout de bile. Au fur et à mesure qu’ils s’enfonçaient dans le bâtiment elle se sentait de plus en plus mal, comme si le lieu où ils se rendaient la repoussait. La grande salle du rituel fut un choc pour elle, l’air lui semblait agressif, le sol paraissait se dérober sous ses pieds et le moindre courant d’air lui donnait l’impression de conspirer contre elle. Elle perdit l’équilibre et se rattrapa à un mur, elle se sentait mal, le cœur au bord des lèvres, elle glissa sa main dans sa veste pour toucher la dague d’Ergnin. A peine son doigt avait effleuré la garde qu’elle eu un hoquet, ses yeux se révulsèrent et l’espace d’un instant le sang quitta totalement son visage, tous ses muscles se détendirent comme des cordes d’arcs claquantes. Elle s’effondra au sol, un léger filet de sang coulant de sa lèvre.

ж ж ж



La plaine est longue, montée sur son cheval elle voit l’herbe se courber et danser sous le vent. Elle se sait puissante et influente, admirée et redoutée, elle est la Dame Rouge, à ses cotés sont l’Homme à Une-Main et Demi et le Roi au Cœur de Feu, elle voit autour d’elle La Nuit. La Nuit est sombre et pleine de Terreur mais elle ne La redoute point. Elle se sait suivie par la Lumière, le Roi au Cœur de Feu est à ses cotés. Les chevaux sont nerveux mais partent, ils traversent la plaine, ils traversent La Nuit, l’écume coule du poitrail des animaux, ils ont Peur. La Nuit les entoure, mais elle ne craint rien, elle porte La Lumière. Le Roi au Cœur de Feu est à ses cotés, ses flammes et les siennes se mêlent, brûlant l’obscurité comme le souffle d’un dragon. Ils traversent la lande, soudain elle cligne des yeux, la lande a disparu. Ils sont face à un immense palais, le palais du Roi au Cœur de Feu, elle le sait. Ils descendent de cheval, L’Homme à Une-Main et Demi reste en retrait, il disparaît dans l’ombre qui l’avale subitement, seul subsiste l’éclat de ses yeux une fraction de seconde. Elle et le Roi au Cœur de Feu descendent les marches, le tapis rouge sang bruisse sous leurs pas. La foule massée scande son nom à elle « Dame Rouge ! Dame Rouge ! » Pareil à une supplication, semblable à une exaltation, la peur et le respect mêlées. La salle de balle est grande, mais ils sont les seuls danseurs, toute la foule les regarde, drapé de longues robes à capuches tombantes. Elle valse avec le Roi au Cœur de Feu, ses pas sont sures et légers. Ses robes rouges fendent les airs, son torque de rubis scintillant comme une braise au cœur de l’âtre. Soudain elle sent le froid toucher sa poitrine, baissant les yeux il y voit du sang. Ce n’est pas son sang. Elle lève ses yeux et voit la plaie ouverte au cœur du Roi au Cœur de Feu. Elle regarde son visage, il veut parler mais ses cordes vocales tranchées ne peuvent exprimer qu’un feulement rauque. Un jet de sang passe ses lèvres et lui éclaboussent le visage. Elle regarde son visage, sans comprendre, lui la regarde, un de ses yeux crevés semblant la transpercer tel un poignard de même que son nez tombe comme un morceau de marbre sous la frappe du burin. Elle recule devant le flot carmin, essuyant son visage de ses deux mains. La foule s’est resserrée autour d’elle, faisant tomber leurs capuches, révélant leurs faces de miroirs qui lui renvoi son visage sans nez maculé du sang. Ergnin se tourne vers elle, des mots sortent de sa gorge tranchée « meurtrière » susurre t’il en la pointant du doigt. Les visages de miroir l’imitent, et bientôt la pièce s’emplit de leurs accusations « Meurtrière ! Meurtrière ! ». Elle veut sortir de là, fendre la foule, mais redoute les miroirs, redoute les éclats, redoute Ergnin et sa gorge tranchée. Alors qu’elle tente de déchirer l’emprise une voix imprime ces mots dans son crâne « Tu te dois de payer ce que tu as pris, tel est le cout de ta liberté ». Alors qu’elle crie à travers la salle de bal le voile se déchire et elle émerge à la surface.

ж ж ж


L’air de la salle du rituel sembla se solidifier, comme s’il avait été substitué par de la glace, une « odeur » de puissance et de magie transperça tout ceux en mesure de ressentir ce genre de choses. Le Vigile de Stendar Starget fut prit d’une convulsion et s’agrippa la poitrine, avant que quiconque ait pu réagir il parti en arrière, écrasant de son corps les runes et pentacles tracés au sol. Ses yeux étaient entièrement blancs et du sang coulait de ses oreilles. Il était mort, frappé par une force étrange et dont personne n’aurait pu dire d’où elle venait. Emelia sorti de son sommeil à cet instant.

#61 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 02 novembre 2012 - 11:29

L'assemblée se recula le plus loin possible du prêtre mort. Tous les regards étaient fixés dessus, mais le cadavre ne se releva pas, n'explosa pas en un millier de daedra et aucun tentacule ne sortit de sa bouche.

Bumac fut la première à sortir de cet état de choc. Elle regarda Drem, tout en restant très calme.

- Dunmer, n'est-il pas étrange que vous arriviez justement le jour de ce rituel, que vous subissiez une guérison qui relève du miracle - mais qui vous permet aussi de rentrer dans notre cercle - que vous-vous intéressiez fortement au fonctionnement de ce rituel, et que justement le Vigilant de Stendarr meure dans des conditions étranges. Si j'ajoute que vous utilisez comme larbin une fille atrocement mutilée...
- Excusez moi de vous dérangez, Ô grande prêtresse, mais il ne semble pas qu'il ne s'agisse d'un esclave servile et maltraité comme vous semblez l'entendre. Lors de son arrivée, elle n'a pas montré...
-Taisez-vous Glithragoth, passez-moi les instruments d'urgence, et allez fermer la porte. Monsieur Drem, avez-vous déjà subit les effet d'un parchemin de prison psychique ?

#62 Varil

Varil

Posté 04 novembre 2012 - 19:58

« Vous sortez ça d'où ? D'un tertre ? Ou quelqu'un vous l'a donné ? »

Plus de questions, toujours pas de réponses. Le Drake commençait à légèrement s'impatienter. Néamoins, il répéta.

« J'étais mercenaire, jusqu'à ce que ma compagnie se fasse réduire à néant par des morts-vivants lors d'une mission. Devinez où elle se déroulait, vu que vous semblez en savoir un minimum. »

Il hésitait à donner les informations concernant sa mission à une parfaite inconnue, mais jusqu'ici, l'argonien se considérait plutôt chanceux.

« Au sujet du collège, il peut voir en moi un nouvel allié s'il le désire. »

#63 MangaShojo

MangaShojo

Posté 08 décembre 2012 - 09:13

Toujours les bras croisés contre sa poitrine, Ilonwy se mit à détailler l'argonien qui lui faisait face, entreprise qui ne lui était jamais apparu face aux autres membres de sa race. Le fait de ne pas vraiment connaitre les habitants du Marais Noir amenait une réaction toute naturelle chez elle : la méfiance. Elle ne connaissait pas, elle n'aimait pas. Néanmoins, elle n'allait pas attaquer à vue comme elle pouvait le faire parfois avec les elfes. Celui-ci, il avait le mérite de l'intéresser. Ce qu'il tenait entre les mains, elle en avait déjà vu entre les mains d'autres aventuriers par le passé, ou chez des revendeurs d'articles anciens ou exotiques. Des incantations funéraires en draconique, la plupart du temps, des formules, des implorations envers le Ver Dévoreur, ce genre de choses... Elle avait pu en voir sur place également, quand on l'avait dépêché d'aller chercher un bleu avec quelques hommes. Elle n'aimait pas trop piller les tombes, aussi, elle avait fait attention de ne rien prendre, d'autant que comme elle l'avait expliqué aux autres soldats, c'était le meilleur moyen pour s'attirer tous les Draugrs du coin...

-J'étais mercenaire, jusqu'à ce que ma compagnie se fasse réduire à néant par des morts-vivants lors d'une mission. Devinez où elle se déroulait, vu que vous semblez en savoir un minimum.

Gagné. Ils n'avaient sans aucun doute pas pris les précautions d'usage  pour se faire allumer comme des bleus par les morts... Ingrid était d'un naturel trop pragmatique pour se soucier des pertes des autres. Toujours un coup d'avance si elle voulait sauver tout le monde.

-On improvise pas dans une crypte, marmonna t-elle en jetant un regard sur le côté.

Elle le laissa néanmoins continuer :

-Au sujet du collège, il peut voir en moi un nouvel allié s'il le désire.
-Vraiment ?

Elle sembla s'intéresser un instant aux bottes de l'argonien avant de relever le regard.

-Humf... Peut-être ouais...

Elle n'aimait rien de moins que se faire en... Entuber, surtout par des non-humains. Envies de meurtre, tout ça...

-Faites c'que vous voulez, grogna t-elle en se retournant. Vous pouvez toujours discuter avec la Rouge... Mais faites attention à vous l'argonien...

C'était surtout qu'elle n'avait pas le temps. Le temps... Ah qu'il était contre eux, ce foutu temps... Bien une invention des elfes, ça, le temps !
Laissant sur le pas de la porte l'argonien, qui pouvait néanmoins entrer s'il le désirait, elle rejoignit la Rouge et le petit vieux, faisant craquer ses doigts d'un geste.

-Bon, alors, ce plan d'attaque pour l'conseil ? Pas qu'j'ai rien compris, mais l'vieux est pas très causant... J'serais d'avis par contre d'avis qu'on évite de trop me montrer... La Légion n'aime pas les déserteurs, voyez ?

#64 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 01 janvier 2013 - 15:30

Bumac prit un des parchemins que le Bosmer lui tendait, et commença à le lire :

GHARTOK ANUIEL GHARTOK ANUIEL !
JHUNAL-ALTADOON ! AE ALTADOON !

Un lueur blanche commença à se former devant elle. Le Duner et l'Impériale commencèrent à détaler... la porte n'avait pas encore été fermée, mais la malédiction allait plus vite que les fuyards.

A l'instant où ils passaient la porte, ils ne furent plus là. La lumière continua sa route, avant de s'écraser un un mur.

Glithragroth recula prudemment. Le visage de Bumac commençait à s'assombrir, et ce n'était jamais bon signe. Les temps étaient durs, si les démons d'Oblivion pouvaient interagir avec leur fidèles dans un lieu saint et consacré. Et s'il faisait la moindre réflexion, ça allait lui retomber dessus. Les temps sont durs.

[Suite ici]

Image IPB

Rebec s'adressa à l'Argonien :

- Je suis vraiment désolé, mais nous avons un rendez-vous des plus importants. Le maître réussira sans doute à faire accepter que Ingrid vienne avec nous, mais il sera difficile d'amener en plus... quelqu'un comme vous. Nous devrions être de retour dans l'après-midi.
A midi, je vous conseille d'aller à l'auberge Sang-d'Argent, si vous pouvez vous le permettre, leur cuisinier est un génie, il fait une nourriture délicieuse.

Nous réfléchirons à votre proposition, bien entendu.

Il traversèrent Markarth en vitesse, prenant le moins d'escaliers possibles pour éviter de fatiguer Eyding. Au pied de Coeur-de Roche, ils croisèrent Pustula Felannus, que deux jeunes femmes, (une Dunmer et une Bretonne) et deux gardes entreprenaient de monter, alors qu'il était assis sur une chaise.
Voyant les regards étonnés qui lui étaient portés, il émit ce qui était entre un rire et un gémissement, avant de s'expliquer :

-Ce n'est pas ma nouvelle manie, non. j'ai eu une attaque, hier, et mes jambes refusent de me porter. D'après madame, c'est d'origine magique, et incurable.Enfin, ça me permettra de me déplacer toujours escorté de deux jeunes infirmières. Je vois que vous faites de même, d'ailleurs ; quel duo nous devons former.

Ils atteignirent enfin le sommet ; les gardes redescendirent, et rebec brisa finalement le silence :

- Monsieur Felannus... je pense que, même si c'est pour des raisons différentes, nous avons tout intérêt à ce que le Collège de la Voix reste implanté ici, à Markarth.

- Je sais très bien ce que vous allez me demander. Je retarde autant que je le peux tout cela depuis un moment, faisant en sorte que le dernier membre de la commission ne soit dépêché qu'hier, veillant à ce que vos compte soit les mieux possibles, ralentissant ces satanées enquêtes...
A terme, il n'y aura pas d'autre possibilité que la dissolution du Collège. Au lieu de n'avoir que quelques soldats, comme il devrait-être normal, la légion dispose de dix fois plus d'hommes que nécessaire ; en cas de problème, ils feront tomber le jarl, ceux qui l'entourent, et le Collège en même temps.
J’admets avoir une certaine sympathie pour vous, ma chère. je pourrais sans doute vous trouver un travail où vos qualités ne seront pas perdues. Pour votre compagne, ça risque d'être plus difficile. Mais le Collège...

leur attention se reporta sur la grande porte du château, où Bendt Frey était en train de passer un savon à des gardes. L'un d'eux arborait une dague d'argent de facture dunmeri à la ceinture, et le capitaine était en train de le sermonner sur les problèmes de corruption de la ville. Le second - il s'agissait de Dorian - tenta de capter l'attention de son supérieur :

- Vous n'avez pas écouté la raison de notre venue, monsieur. Daric est malade. Sacrément malade, d'ailleurs, et il ne peut assurer son service.
- Et vous ne me le dites que maintenant ! Alors que le conseil débute sous peu ? Venez, vous, vous le remplacerez.

Il se tourna vers l'autre homme, en lui enlevant son poignard :

- Quand à vous, vous me donnerez votre nom. Si jamais je ré-entends parler d'une affaire proche...

Image IPB

Tout le monde était assis à la grande table en forme de demi-cercle. Calcelmo était arrivé le dernier, marchant étrangement.
Rebec présenta Ingrid comme une marchande de Fort-Ivar qui semblait avoir des prédispositions pour la voix, et que le Collège considérait comme "un regard extérieur, et donc bienfaiteur sur le problème".
On leur présenta des sièges dans un coin, pour qu'il attendent que le problème du Collège soit débattu.
Bendt prononçait les paroles protocolaires, et les gardes commençaient à fermer les portes lorsque Bumac fit irruption, et entra dans la salle en criant

- C'est inacceptable ! Les représentants des Huit ont tout autant le droit de siéger à cette table que tes conseillers puants, Igmund.

le jarl essaya de la calmer.

- Allons, allons, calmez-vous, qu'on lui offre un siège, et qu'elle nous explique ce qu'il se passe.

- il se passe, Ô Jarl, que alors que nous organisions une cérémonie afin de dissiper les forces maléfiques de cette cité, Des immondes adorateurs de daedra se sont introduit et ont tué l'officiant. Tu ne peux laisser ta ville aller ainsi !

-Ainsi, dit Pustula, vous-vous plaignez parce que vous faisiez une dangereuse cérémonie, que quelque chose à cloché, et vous inventez donc des daedra qui vous ont attaqué.

- Je remarque d'ailleurs que vous ne semblez pas aller du mieux du monde, Felannus.

- Hier, alors que je remerciais Zénithar pour avoir partiellement sauvé mes caravanes, j'ai eu une attaque. Tout semble d'ailleurs indiquer que cette crise ait une origine magique... Ne serait-ce pas un effet de vos tours de magie mal sécurisés ?

- Allons, allons, fit le Jarl. Il est sûr que le patriarche devrait prévenir s'il met en place de tels cérémonies, mais néanmoins une attaque daedrique serait des plus gênantes. Ce genre de sombres personnes se promènent la nuit, c'est bien connu. Frey, avons-nous assez d'hommes pour augmenter les patrouilles de nuit ?

- Mon Jarl, ce n'est pas dans, mais hors de Markarth pour dissuader les parjures d'attaquer que la garde est nécessaire. Rendez-vous compte ; la jeune personne que voici est rescapée d'une caravane qui devait arriver il y a peu. je ne sais pas ce que mes homme trouveront en arrivant. Il faut impérativement s"curiser les routes de commerce, en commençant par celle reliant Rorickbourg à ici. Et peut-être adjoindre des gardes aux caravanes ?

- Allons bon, il n'est pas possible de renforcer les effectifs dans et hors de la ville ! De toute façon, nous avons réussi à survivre ainsi, il sera possible d'aviser plus tard. Dépéchons-nous de terminer ces discussions stériles. Bendt ?

- Mon Jarl, la corruption est vraiment un des problèmes les plus gênants qui existent. Juste avant ce conseil, encore, j'ai pris un garde qui portait cette dague, ouvertement. Elle est en argent massif, et vaut sans doute plus que le salaire d'un garde. Je crains que les trafics d'arme, de drogue et de minerais se fassent vraiment de plus en plus importants.

- C'est vrai, acquiessa Pustula, et peu de personnes peuvent-être à la tête de ce genre d'entreprise ayant trait au commerce de l'argent . Voyez-vous...

Bumac l'interrompit :

- inutile de nous jouer la comédie, Felannus. Vous allez décrire votre concurrent, Thonar Sang-D'argent. mais il est vrai que le problème est des plus importants, et il est bon que ce conseil s'en préoccupe. C'est dans les galeries que le Skooma sévit le plus, et je ne vous raconte pas les conditions de vies des filles là-bas. ces atrocitées en sont à un tel point que l'on dirait que c'est volontaire, que quelqu'un dans le conseil ne laisse voir qu'une partie des problèmes, et oublie l'autre.

- Allons donc, reprit le Jarl, leurs conditions ne sont pas SI mauvaises. Ils ont un toit, fournit gracieusement par la ville. De toute façon, ils ont attendu jusque là, ils attendront bien un peu plus. il nous faut passer à ce pour quoi nous sommes ici : le problème du Collège. Eyding, vieux débris, approche avec tes gens. A vous, Membres de la Comission.

Une Khajit se leva et se plaça devant eux. Elle déposa quelques papiers.

- Nos prmemières conclusions seront rapides. Tout semble impecable, jurisiquement, depuis la crise d'oblivion en tout cas, nous ne sommes pas encore remontés plus loin. La seule question actuellement ouverte est de se demander si les coûts d'entretien (dont les détails sont sur ce parchemin) valent les officiers que l'Empire reçoit.

Bumac intervint :

- Jarl, chargé du sort de cette sombre institution, montre que l'Empire n'st plus cet intrument de mort aveugle qu'il fut, et que c'est désormais un phare éclairant le monde de son amour. Le temple de Dibella est près à racheter l'établisssement, et à fournir aux légion des soeurs capables de bien des choses. je suis sure que les généraux de Titus Mede II seraient ravis si tu prenait cette décision, Ô jarl.

Modifié par Sifraël, 01 janvier 2013 - 15:30.






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