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[Rp] Markarth

rp Markarth

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63 réponses à ce sujet

#1 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 24 août 2012 - 08:35

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$$$ Vous pouvez changer le monde avec votre Amour. $$$

Modifié par Sifraël, 24 août 2012 - 13:43.


#2 Arakis

Arakis

Posté 28 août 2012 - 17:12

Alors que le froid lui picotait les joues Emelia repensa aux mots du dunmer « Allons vers l’Ouest ». Y’a pas à dire quand il faisait les choses il n’y allait pas à moitié pensa t’elle en voyant la charrette cahoté sur la route, devant eux se dressait les murs épais de Markarth. Quand je pense à tout ce que j’ai fais pour qu’on arrive là sans payer …




ж ж ж


Ils venaient de sortir de Fordhiver, elle avait entendu un garde faire une remarque sur son arrière-train alors qu’ils passaient les portes mais elle s’était retenue de lui coller sa main dans la face. Drem lui avait recommandé de ne pas faire de vague et c’était un conseil qu’elle savait avisé. Aller à l’Ouest  … Tu parles d’une idée, la marche de Vendeaume jusqu’à ici leur avait prit quasiment un mois sans compter la semaine que Drem avait passé à l’autel d’Azura et où tout ce qu’elle avait eu à faire était des moulinets stupides avec son épée qu’elle aurait pu aussi bien lancer à la figure d’un adversaire que le résultat aurait été plus probant vu ses talents de bretteuse. Bien que la nuit a l’auberge l’ai retapé elle ne se sentait pas à la hauteur d’une nouvelle longue marche et elle avait la quasi certitude que ses bottes ne tiendraient pas si elle se lançait dans un autre grand trajet. Les chevaux étaient à exclure, elle n’avait jamais monté et ne se connaissait pas une quelconque science infuse dans l’équitation. La conclusion venait d’elle-même, à moins qu’on invente un nouveau moyen de locomotion ils avaient besoin d’un chariot. Jetant un œil prêt de l’écurie elle vit un type assis sur le banc, visiblement en train de somnoler. Après avoir vérifier que personne ne les regardait elle ouvrit son ceinturon et en enleva les couteaux, l’épée et l’arbalète et fourra le tout dans les bras de Drem avant de lui dire.

« Ecoutez Drem, je vais vous montrer une petite arnaque bien classique, faites ce que je vous dis, et ne parlez pas sauf si vous êtes sur qu’on nous entend pas, rangez ça dans votre sac, vous me le rendrez quand je vous le demanderais. A partir de maintenant vous vous appelez juste Tonton, vous êtes un vieux dunmer complètement gaga et je vous traine avec moi pour vous faire arranger ce qu’il y a dans le crâne. Et si vous comprenez rien à ce que je vais dire c’est normal. »

Tirant son écharpe sur le bas de la figure elle se moucha avec ses doigts avant de s’essuyer le nez de façon assez peu gracieuse, ébouriffa un peu sa tignasse et péchant un brin de paille prêt de l’écurie, se le colla entre les dents, elle avait la tête du rôle qu’elle s’apprêtait à endosser. Haussant le ton elle héla le charretier dans l’argot de la profession.

« Hola le chareton, y’aura deux coins dans ta charrette ?
-Qui qu’le demande ? Répondit l’interpellé tiré en en sursaut de son sommeil.
-Chui Melia, mon engendreux l’était chareton aussi. ‘ous génerait d’nous passer un coin ?
-P’quoi que j’f’rais ça ? Et qu’t’as raboté eul museau ?
-Qu’vous gobiez, l’engendreux l’était chareton, ma pondeuse l’offrait du temps d’couple. Pis v’la qu’un soir s’croisent, et ma pondeuse a point vue l’faiseuse d’anges, vl’a que j’arrive. Eul vendeur de temps m’eléve et m’apprend les trucs, voulait aussi que je vende du temps d’couple. Mais l’engendreux qui r’pase dans l’alentour l’apprend ça et va voir l’vendeur. Ca braille et ça cognasse, v’la q’eul vendeur se grogne contre ma pondeuse et moi, j’devais avoir 15 printemps et il cognasse ma pondeuse et rabote eul naseau. Ca arréte pas l’engendreux qui prend la pondeuse et mesque avec lui. Pondeuse elle a pas tenue et deux tours plus tard elle mangeait de l’humus. L’engendreux m’a gardé et m’a apprit le truc du charoteux. Lui aussi bouffe l’humus, une carracole de con qui l’a fait tombé sous euls roux du charoteux. Depuis j’routine avec Tonton, où qu’l’es d’ailleurs ? Faisant mine de chercher elle vit Drem là où elle l’avait laissée et hurla. Hé Tonton, clopine là ! Tonton qui m’a gardé depuis l’engendreux est pu là, ‘fin maintenant c’l’inverse, l’a prit un truc sur le cabochon et l’est tout pas rondin. Gobe c’qu’on lui brâme, l’arose, l’pond, l’enfourne mais brâme pas un mot. L’ai trainé là pour qu’les sorciers d’caillou lui sauvent son cabochon mais pas m’yen. En ai vénéré toue l’heure sombre n’impquel dieu tant qu’y’a tuyau’bout. Tant’sibien qu’j’en tombe de crève. Et à l’heure claire v’la qu’une voix m’dit de giboler à l’Ouest pour secourer Tonton. Donc v’la, j’gibole vers l’Ouest, le bléme c’est qu’j’ai pas une drake, et j’vais pas me la jouer dame poteau, savez ce qu’on dit « 10 septims d’or j’te donne mon corps, 10 écus je t’donne mon … » …
Au vu de la tête du charretier son baratin avait fait mouche.
-C’bon gamine, monte ‘vec ton tonton, j’vous la taxerais pas c’te route. F’dra juste qu’tu choppes l’rennes d’temps à autre et que ton noireaud fasse pas d’merdasses. ‘Stallez vous la, on part dans une longue ou deux, l’temps d’voir si y’a pas queques gueules-lames pour calfeutrer le trajet. »

Ils étaient montés dans la charrette et avaient attendus le départ. Elle avait vu une jeune femme en amure s’entretenir avec le charretier, visiblement une mercenaire comme l’espérait le conducteur, le genre d’individus pas nécessairement agréables mais toujours utiles vu les routes parfois peu sures. Ils étaient finalement partis, allant vers l’Ouest sans jamais trop s’arrêter. A Aubétoile le dunmer avait eu une espèce de réaction de rejet et lui avait fait comprendre qu’il ne souhaitait pas s’attarder. Une fois arrivée à Solitude il lui avait fait un signe de tête signifiant que ce n’était pas le bon endroit. Ce fut seulement alors qu’ils arrivaient au croisement de la route pour Rorikbourg et de celle de Markarth qu’il sembla se décider pour l’ancienne ville naine. Si l’on exceptait ça le voyage s’était bien passé, elle n’avait que très peu échangé avec la femme en armure et le charretier, faisant mine de prendre soin de Drem (elle alla jusqu’à lui donner la becquet et le guider aux fourrées pour des besoins naturelles)

ж ж ж


Une fois descendu du chariot et son conducteur suffisamment loin pour qu’il ne les entende pas elle eut un fou rire et demanda à Drem :

« Alors Tonton, vous vous faites à votre vie de grand pére sénile ?

Modifié par Arakis, 29 août 2012 - 10:01.


#3 Varil

Varil

Posté 28 août 2012 - 22:57

Vraiment, on ne trouvait que peu d'orcs qui faisaient aussi pitié à voir. Il fallait dire aussi que cet orc gisait sur le sol, éventré. D'une voix faible, il interpella le Drake Noir qui se trouvait à ses côtés.

« Hey, tu peux arranger ça hein ? »

L'argonien n'avait rien à répondre.

« T'as les tripes à l'air, tu vas pas faire long feu. »

La résistance à la douleur des orcs l'avait toujours impressionné, mais là, ça lui avait pratiquement cloué le bec. Pas que ça change grand chose, se dit-il.

« Ah, merde. » furent les derniers mots que l'orsimer prononça, comme attendant cette confirmation.

Pourtant, cet instant de répit accordé au Drake ne dura pas, le dernier draugr en vue s'approchait dangereusement. Brandissant son épée orque, l'argonien se jeta sur le mort-vivant.

***


« Ah ! »

Il se réveilla brutalement, avachi sur le comptoir de la taverne dans laquelle il avait décidé de se reposer. Un filet de bave coulant de sa bouche.

« Yeuk ! »

S'essuyant d'un revers de la main, il regarda autour de lui, encore un peu léthargique. C'était encore ce rêve, un à un, ses employés mouraient tranchés ou transpercés sous ses yeux. Cela faisait presque deux ans qu'il était revenu seul de cette mission, encore peu sûr de la raison pour laquelle il avait survécu. Sa queue fouettait l'air de frustration. Ca n'avait plus d'importance, à ce moment, il était en train de profiter de ses économies à Markarth, et c'était tout ce qui comptait.

« Aubergiste ! Une autre dose d'hydromel, s'il vous plaît ! Ah et pouvez-vous me rappeler dans quel établissement je me trouve ? Consommer rend ma mémoire courte. »

#4 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 29 août 2012 - 07:56

Goblanc essaya de se concentrer pour comprendre ce que l'Argonien avait prononcé. Il avait l'air d'être un bon client, celui-là : il ne restait jamais endormi bien longtemps (sans doute des souvenirs de la guerre qui le hantait), commandait de l'hydromel dès qu'il se réveillait, et ne cherchait pas la bagarre. Mais là c'était nouveau... il semblait avoir posé une question.
A propos... du nom de l'établissement ?

- Vous avez l'honneur de vous tenir dans l'Hôtel de l'Ogre rouillé. Ce nom, il est vrai assez intriguant, provient d'une histoire arrivée à mon père, qui...

Goblanc se rendit compte à l'attitude de l'Argonien que celui-ci n'en avait rien à faire. Il se dirigea donc vers le comptoir, pour remplir une nouvelle fois la chope, seul vraie préoccupation de tout pilier de taverne qui se respecte...

La porte s'ouvrit. Il n'était déjà pas habituel d'avoir un Argonien à l'Ogre Rouillée. Mais qu'il soit rejoint, une fois presque ivre mort, et en plein milieu de la nuit, par un second, cela frisait le ridicule. Ou le sordide, si la moitié de ce qu'on racontait sur ces Hommes-Bêtes était à moitié vrai.

Le nouvel arrivant, plutôt bien habillée, s'avança vers celui assis. Affalée sur la table, plutôt. Ses bottes faisaient grand bruit. Il prit place en face, et alors que Goblanc apportait l'hydromel, lui prit la chope des mains et la posa devant lui.

- Je vous rendrai votre... boisson. Mais pour l'instant, je souhaite que vous soyez tout ouïe, autant que vous puisiez l'être. Vous êtes "Drake Noir", un mercenaire. Sans contrat digne de ce nom depuis deux ans, votre capital a du s'amoindrir. Je vous propose une occasion unique de vous renflouer.
Les modalités dépendront de ce qui va se jouer en Haut lieu, mais une chose est sure : les tensions augmentent à Markarth, et depuis quelques semaines, personne n'est autorisée à y entrer armé.
Vous pourriez-y trouver un profit intéressant si vous (avec éventuellement quelques-uns de vos collègues) réussissiez à pénétrer dans la ville avec vos... instruments de travail. A bientôt, j'espère.

"Drake Noir" n'avait rien dit de compréhensible durant ce monologue.  L'autre reposa donc la chope sur la table, se dirigea vers l'aubergiste pour lui payer les consommations du mercenaire (avec un petit supplément pour garantir son silence), et sortit comme il était entrée, en piétinant avec ses bottes qui le gênaient visiblement.

Modifié par Sifraël, 29 août 2012 - 13:12.


#5 MangaShojo

MangaShojo

Posté 29 août 2012 - 21:26

Combien de temps durerait donc ce foutu voyage ? Plus que le trajet Solitude-Fortdhiver, en tout cas... Ingrid avait le vague sentiment de s'être fait roulée dans la farine, et pas une bonne farine de blé doré cyrodiiléen, mais plutôt de ce blé noir et rance que l'on cultivait vers Vendheaume, là où la terre était si gelée qu'y faire pousser quoi que ce soit de plus haut qu'une herbe folle était sans espoir. Elle qui avait fait tout ce foutu chemin jusqu'à cette ville inhospitalière perdue près des côtes avec ses hommes, qui avait dû abandonner son lieutenant, son second, son ombre, pour qu'il s'en aille parmi les sauvages à la frontière, qui avait dû supporter la vue et l'hospitalité d'un fort en bois pourri, se faire rabrouer par un impérial moustachu qui n'avait rien à faire en Bordeciel, passer la nuit avec un elfe qui se révélait être son supérieur... Pour ensuite devoir refaire tout le chemin inverse ! Il y avait de quoi vouloir se jeter nu entre les griffes d'un smilodon...
Elle avait avec ça dû retrouver son foutu canasson - Que sa mère mule finisse entre les mains de l'équarrisseur - qu'elle avait invectivée assez pour que le pauvre animal soit maudit sur une trentaine de générations. Néanmoins, il fallait bien ça pour que la nordique puisse se calmer, si les dieux réussissaient à lui inspirer ce miracle... Elle avait été obligée de se séparer de son armure impériale pour adopter une de ces armures composées d'éléments disparates, signe de reconnaissance des mercenaires, éternels charognards qui faisaient fortune de la moindre pièce d'acier. Elle garda son épée en bon acier, son bouclier qui ne faisait de toute manière pas tache - Elle pouvait prétendre l'avoir récupéré sur un impérial macchabée - et troqua son éternelle cape blanche contre une fourrure d'ours brun, comme on en faisait un peu plus dans le sud, non sans un bougonnement. Ce serait certes plus adapté à la région de la Crevasse, et elle ne risquerait pas de déconvenues vers Solitude, son manteau blanc étant aisément reconnaissable, mais au milieu de la neige, elle aurait presque l'impression d'être nue sans elle. Enfin, il lui restait également son arc, qui ne lui serait guère utile, certes, mais surtout son épée, son Thu'um et sa foi inébranlable envers les dieux nordiques. Shor garderait une place pour elle en Sovngarde, elle se savait forte et brave.
Ébranlant la malheureuse carcasse de sa rosse, la nordique quitta enfin le fort sans un regard en arrière, bienheureuse d'avoir quitté ce trou à rat. Là où elle allait, plus de neige, mais de la pierre à foison. Voilà qui lui ferait un bien fou après cette charogne de bois...
Elle finit bientôt par tomber sur un homme aux écuries, un charretier, qui s'apprêtait à prendre la route vers l'Ouest pour sans doute continuer ensuite en direction de la Crevasse. Son arrivée était bénie, il n'avait aucune protection contre les bandits et créatures sauvages qui pullulaient en Bordeciel, et elle avait la tête de l'emploi. Ingrid passa un pouce sous le bandeau de cuir qui retenait, avec un succès moindre, les mèches folles de sa crinière, avant de se décider à discuter du prix. Puisqu'il semblait avoir besoin d'elle, autant pousser son avantage... Hélas pour le charreton, la nordique finit par pousser une gueulante en voyant que le bonhomme ne cédait guère de terrain, et il s'empressa d'accepter en avisant le poing ganté qui le menaçait. Le pauvre type allait finir par regretter cette décision, mais Souffle-Tempête était intraitable sur ce genre de détails. Elle observa d'ailleurs deux passagers avec eux : une impériale du genre morveuse dont il manquait le nez, par un quelconque coup du sort, et -Les dieux noient cette race maudite dans l'hydromel- un elfe noir, qui semblait vaguement absent.
Le charretier, toujours dans l'argot du métier, l'informa d'ailleurs qu'ils étaient parents par on ne savait quelle entreprise; bien qu'Ingrid sache que ce genre d’union était tout à fait prolifique, hélas pour les Mers comme les Men d'ailleurs... Que les dieux aient pitié d'elle et rendent ce voyage plus court à défaut d'être intéressant...

¤ ~ ¤ ~ ¤  ~ ¤ ~ ¤


... Les dieux soient maudits mille fois, ils ne semblaient pas avoir de pouvoir sur le temps ! Le trajet avait été désespérant de longueur, et elle s'était retenue plus d'une fois de foutre une rouste à ce satané charreton. Et que dire de la mule qui la trainait ? Ah, Markarth avait intérêt de proposer une bonne hydromel, où elle ne retiendrait plus ses mots, ça non. La garde de la ville affronterait une nordique en colère et un Thu'um assez puissant pour abattre les portes d'un bastion, comme dans les anciennes légendes. Voilà qui ferait une nouvelle histoire épique colportée par les skalds !
Elle eu un sourire carnassier à cette pensée et se permit de descendre de sa monture pour recevoir son paiement. A part un petit groupe de bandits, presque des va-nu-pieds qu'elle avait défait en peu de temps, elle n'avait guère travaillé, mais avait marchandé assez âprement pour recevoir ce salaire. Elle remarqua alors que les portes de la ville étaient apparemment fermées, protégées par la milice de la ville. Néanmoins, il y avait un camps tout proche, fermé également, avec quelques soldats impériaux qui passaient près de ceux-ci, mais elle n'en avait cure, concentrée qu'elle était sur les gardes qui protégeaient cette simple porte, cette dernière ne cachant que de malheureuses tentes de tissu. Allons bon, ces bâtards d'Herma-Mora n'allaient tout de même pas avoir le culot de lui refuser l'entrée !

-J'peux savoir pourquoi vous restez plantés là à rien fout', p'dent qu'les braves nordiques s'gèlent les miches à l'extérieur d'vot'e camps ?! Gueula t-elle à l'intention des troufions, bien décidée à profiter un peu de son grade après des jours de voyage à jouer à la boniche pour charreton. Ouvrez-moi c'te porte et laissez moi passer, par le cul d'Mauloch, ou j'vous l'ouvre moi-même tapant d'sus avec vos pauv' caboches!

Voilà ce qui constituait une entrée en matière toute trouvée. La plus gueularde et bruyante des nordiques, envoyée en mission secrète de protection, et qui ne trouvait rien de mieux que d'abattre sa colère sur de pauvres gardes qui n'avaient rien demandé à personne. Ceux-ci ne devaient d'ailleurs pas avoir conscience du danger que cette grande rousse au caractère acariâtre pouvait représenter, et il était assuré qui leur serait tout drôle de se voir projeté contre la muraille qu'ils défendaient à cause d'un coup de sang.

-Ch'uis attendue, bougez vous avant que j'vous cogne ! Décida t-elle de leur lancer en trouvant que le temps s'écoulait bien lentement pour son sang bouillonnant.

Modifié par MangaShojo, 30 août 2012 - 12:55.


#6 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 30 août 2012 - 09:45

Le Légat Tricerabith vit d'un coup entrer dans sa tente une Nordique en rage. Elle faisait bien une tête de plus que lui, et si ce qu'on lui avait dit était vrai, était capable de lui couper la tête d'un coup d'épée, ou de le déchirer en morceaux d'un cri. Elle conviendrait sans doute parfaitement.

-Capitaine Ingrid, je présume ? Laissez tomber le salut protocolaire, vous n'êtes plus à cela près. J'ai entendu votre... discussion avec les gardes à l'entrée du camp.

On vous a informée que vous étiez nommée à la protection du collège de la Voix. C'est plus ou moins vrai, puisque vous avez trois semaines de permission. Et par permission, je sous-entend mission secrète. Vous devez entrer incognito à Markarth, et y rester jusqu'à la fermeture du Collège de la Voix.

En effet, la situation est tendue à Markarth, Le Thalmor s'y intéresse de plus en plus, et la Légion a décidé de nommer une commission afin de fermer le Collège de la Voix. Théoriquement, tout devrait bien se passer.

Vous, vous n'entrez en jeu que s'il y a des problèmes ; et êtes autorisée à tout : rejoindre des groupuscules sectaires pour stopper leur action, vous mêler à la pègre... ce qui compte est le résultat ; si la situation l'exige, n'hésitez pas à faire en sorte d'ouvrir les portes pour que la Légion puisse entrer dans la ville, et à tuer durant votre mission. La légion s'occupera de votre protection.

Les armes sont interdites en ville, mais je suis sur que votre voix vous suffira, ou que vous saurez vous débrouiller pour vous procurer l'équipement nécessaire...

Tricerabith la regarda, attendant l'inévitable réaction de la Nordique.
Il était presque sur qu'elle allait passer trois semaines entre quatre murs, bouillant en elle même de n'avoir rien à faire.
Comment la commission pourrait-elle ne pas convaincre le Jarl ?

#7 Varil

Varil

Posté 30 août 2012 - 13:09

« Vous avez l'honneur de vous tenir dans l'Hôtel de l'Ogre rouillé. Ce nom, il est vrai assez intriguant, provient d'une histoire arrivée à mon père, qui... »

Loin d'avoir l'idée d'ignorer l'aubergiste, après tout, toute histoire qui n'était pas liée à son passé était bonne à entendre, le Drake Noir se tourna pourtant vers la porte d'entrée. Il y avait là un nouvel arrivant, un argonien, et si son instinct disait vrai, ce n'était pas une coïncidence. C'était bien sa veine, encore un contrat.

« Je vous rendrai votre ... boisson. Mais pour l'instant, je souhaite que vous soyez tout ouïe, autant que vous puisiez l'être. Vous êtes "Drake Noir", un mercenaire. Sans contrat digne de ce nom depuis deux ans, votre capital a dû s'amoindrir. Je vous propose une occasion unique de vous renflouer.
Les modalités dépendront de ce qui va se jouer en haut lieu, mais une chose est sûre : les tensions augmentent à Markarth, et depuis quelques semaines, personne n'est autorisé à y entrer armé.
Vous pourriez-y trouver un profit intéressant si vous (avec éventuellement quelques-uns de vos collègues) réussissiez à pénétrer dans la ville avec vos... instruments de travail. A bientôt, j'espère.
»

Lorsqu'il entendit l'inconnu débiter des évidences sur ses économies, le Drake Noir ne put s'empêcher de grogner. C'est vrai, sa fortune n'était pas celle qu'elle avait été du temps de sa compagnie, mais il vivait bien, merci. Il décida d'analyser le monologue qu'il venait d'entendre, alors que l'autre s'en allait, marchant difficilement dans ses bottes. Il ne mettait pas d'article devant son surnom, cet inconnu ne connaissait donc pas le Drake avant d'avoir à lui donner des ordres. Premièrement, on lui envoyait un argonien qui avait l'air de ne pas être habitué à évoluer dans le coin, peut-être même pas dans le pays. Penser qu'un mercenaire se soucie de qui paye et qui parle, c'était typique des politiciens, l'employeur pouvait donc être n'importe quelle nation de Tamriel. Y compris le Thalmor, l'Empire ou le Marais Noir lui-même, pour ce qu'il en savait.

Secondement, on lui demandait de faire passer des armes en ville, de manière discrète, mais aucune consigne ne fut donnée sur leur utilisation. Ils voulaient déclencher des troubles, des troubles qui pourraient nécessiter de se battre, le mercenaire qu'il était ne voyait que cette possibilité. Peu importe quel était leur plan, il avait de l'envergure et il fallait penser large. Hélàs, ce n'était pas le fort du Drake Noir.

Il y avait deux types de personnes qui pouvaient répondre aux questions qu'il se posait : à qui il avait à faire et ce qu'ils voulaient à la longue. Son employeur, qui ne semblait pas daigner montrer son vrai visage, et les gens mouillés juqu'au cou dans le complot. Il lui fallait un vendeur d'informations, de préférence dans la politique intérieure et un impérial. Les impériaux adorent les complots.

Ce n'était bien sûr pas par curiosité que le Drake Noir voulait en savoir plus... mais un bon mercenaire connaît les conséquences de ses actes, même si ce n'est que pour s'en prémunir. Il s'addressa une fois de plus à l'aubergiste.

« Si je cherchais quelqu'un qui mouille dans les affaires du comté, mais qui ne se soucie guère de son bien-être, qui devrais-je aller voir ? Je veux un nom et un lieu. » annonça-t-il en balançant une bourse contenant dix drakes du bout de la main, tel un professionnel de l'hypnose.

Modifié par Varil, 30 août 2012 - 13:10.


#8 MangaShojo

MangaShojo

Posté 30 août 2012 - 13:36

Son coup de sang avait vite eu une répercussion. Tout d'abord, les gardes avaient refusés net de lui ouvrir, ce qui l'avait assez remonté pour qu'elle ai la force d'étrangler un dragon à mains nues. Heureusement pour elle comme pour ces pauvres types, un officier impérial l'avait accosté, prétextant qu'il avait ordre de la ramener pour interrogation à propos d'un litige avec un de ses soldats. Il devait être un peu plus gradé qu'elle et lui avait adressé un regard qui l'avait un peu scié tant il était lourd d'autorité et de reproche. C'était un bréton, du nom d'Emmanuel Admand, qui l'avait conduit jusqu'à une tente, sans doute celle de leur supérieur. Après Moustache, un autre Légat, sans surnom cette fois. Feu son vieux capitaine n'avait pas eu le temps de le connaître sinon, il aurait été assuré qu'il aurait trouvé quelque chose. Mais déjà, elle nota une fois de plus que le bonhomme, en bon impérial qu'il était, était assurément plus petit qu'elle. Elle se permit un léger sourire à la fois satisfait et moqueur devant cette vision qui la rassérénait pour ce qui était de la supériorité des nordiques en ce qui concernait la carrure et la force physique.
Elle se mit droite et leva vaguement la main pour un garde à vous comme elle savait en faire, quand son supérieur l'arrêta, ponctuant sa parole d'une remarque sur l'accueil qu'elle avait réservé aux soldats postés à l'entrée. Elle eu un sourire plus large et amusé cette fois en songeant qu'avant qu'Admand n'arrive, un des troufion s'était prit un marron pour avoir essayé de l'arrêter. Le pauvre gars devait avoir pensé n'avoir à faire qu'à une jeune mercenaire qui commençait le métier et ne savait pas encore qu'il valait mieux ne pas se faire remarquer en ce genre de cas...
Elle se tut le temps de recevoir ses ordres et finit par se dire que Tricerabith lui plaisait. Certes il n'était guère gâté par la nature concernant le nom, qui lui évoquait un crustacé sans qu'elle ne sache trop pourquoi, et son grade avancé le rapprochait de ses vieilles années, ce qui n'était pas vraiment le mieux pour sa silhouette. Mais il la considérait pour ce qu'elle était, contrairement à Moustache. Seul son ordre ne lui semblait guère agréable à l'oreille. Le Collège avait toujours été un des garants de la puissance impériale en Bordeciel. Les vieux en haut de leur montagne n'enseignaient qu'aux seuls nordiques leurs préceptes, et cela que s'ils avaient des prédispositions. Ingrid aurait été amenée à devenir une maîtresse de la Voix virtuose si elle était restée auprès d'eux, mais elle était partie avant de perdre usage de la parole à cause d'un Thu'um trop puissant. Elle avait préféré la guerre à la contemplation et se plaisait plus ou moins dans cette vie-ci. Le Collège avait permit d'enseigner cet art sans le besoin des Grises-barbes, et assurait une certaine puissance de feu en plus des mages de guerre impériaux. Certes, puissance amoindrie, mais toujours présente. Et voilà que le Thalmor arrivait, et que la Légion se défaussait d'une nouvelle carte... Enfin, les ordres étaient les ordres, mais c'était bien pour les réflexions qu'elle savait émettre qu'on l'avait mandatée pour cette mission... Et pour sa dangerosité. Ne plus avoir d'arme était embêtant, mais bon... S'il fallait ça... Elle aurait toujours ses poings, et même un couteau de cuisine s'avérerait assez menaçant entre ses mains pour obtenir ce qu'elle voulait... Elle avait par contre quelques autres récriminations...

-Trois semaines, répéta t-elle en se massant la nuque. Quand vous mettez vot' temps, vous y allez pas à la légère, vous autres, les impériaux... M'enfin bref... Si c'est les ordres de Tullius, Légat, j'présume que j'dois m'y plier... J'vous demanderais juste de me trouver un coin libre où je pourrais m'changer... C'pas qu'vos troupiers m'gênent, mais j'préfère éviter d'leur arracher la tête parce qu'ils auraient posé un r'gard sur mes cuisses...

Elle claqua de la langue en levant les yeux vers la toile tendue avant de reprendre :

-Et puis, mon armure inspi'rait la méfiance... J'pense savoir c'que j'pourrais faire quand même, et avec vot' permission, j'réquisitionne des tenues de civile. Si vous pouviez m'garder mes affaires, mon Légat, j'devrais être dans Markarth dès c'soir.

#9 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 30 août 2012 - 16:28

Les yeux de l'aubergiste suivirent le va et vient de la bourse, essayant d'estimer son contenu. Finalement, celui-ci se dirigea vers la porte de la cave, l'ouvrit et cria :

- Laisse la cargaison de Skooma. Il y a quelque chose qui pourrait t'intéresser.

On entendit le bruit d'une trappe se refermant, puis un Altmer entra. Il s'entretint à voix basse quelques secondes avec l'aubergiste, avant de se tourner vers Drake Noir.

- S'lut, j'suis Ununnilium. j'crois qu'on fait le même boulot, mais ça va faire quinze ans que je bosse dans le coin, et j'fais un peu de tout maintenant. Vous cherchez des informations ? P'têt que je peux vous les fournir pour une modique somme.


$$$Celui qui conquiert tout doit siéger seul pour toujours$$$


-Et puis, mon armure inspi'rait la méfiance... J'pense savoir c'que j'pourrais faire quand même, et avec vot' permission, j'réquisitionne des tenues de civile. Si vous pouviez m'garder mes affaires, mon Légat, j'devrais être dans Markarth dès c'soir.

- Le délai de trois semaines est prévu pour que vous puissiez rester quelque temps en observation... au cas où des terroristes préparent un coup après la fermeture. Et de toute façon, je ne pense pas que cela vous gêne d'avoir une semaine de permission en plus.
Dépêchez vous d'aller à l'intendance pour vous débarrasser de vos affaires, ils sont au courant de votre arrivée.

Modifié par Sifraël, 30 août 2012 - 16:31.


#10 nood

nood

Posté 30 août 2012 - 17:00

Cette petite avait de la suite dans les idées, et un langage des plus fleuris, avec des accents du terroir comme Drem n'en avait entendu que rarement. Sa supposée connaissance de l'argot en avait pris un sacré coup alors qu'Emelia l'installa confortablement au milieu de la charrette, parmi les quelques coffres et tonneaux de marchandise que le cocher transportait en plus de ses passagers. Pendant toute la longueur du voyage (et il fut long, monotone et presque sans histoires), l'elfe joua à la perfection son rôle de vieux sénile et muet, grâce auquel il put méditer à loisir.

Errer sans but précis, suivre son intuition et laisser les voies impénétrables du destin le mener à des trésors et des découvertes insoupçonnées était une des manières de voyager que le Dunmer préférait ; et il ne se décida à quitter leur moyen de transport que lorsque celui-ci, s'étant enfoncé dans la crevasse, arriva en vue de l'ancienne cité naine de Markarth. La mercenaire nordique, qui avait conservé une mine déconfite de plusieurs pieds de long pendant tout le voyage, était déjà en train d'invectiver des gardes lorsque Drem et Emelia se dirigèrent, bras-dessus bras-dessous, vers l'entrée de la ville.

— Alors Tonton, vous vous faites à votre vie de grand-père sénile ? lui demanda innocemment sa jeune servante lorsqu'ils furent assez loin pour ne pas que leurs rôles tombent aux yeux du conducteur.

C'est en effet très reposant, répondit l'elfe, même si j'ai moyennement apprécié le fait que tu devais m'accompagner lorsque je faisais mes besoins,ajouta-t-il avec un regard amusé.

***


Soutenue par les arcades dwemer, les portes de la ville se tenaient devant eux, elles-mêmes gardées par quelques soldats en faction qui en interdisait l'entrée. Ceux-ci se remettaient à peine de leur discussion mouvementée avec la mercenaire qui était arrivée avec eux lorsque Drem, souhaitant leur laisser le plaisir de faire leur petit discours d'entrée avec moults roulages de mécaniques, s'arrêta à quelques pieds d'eux et se racla ostensiblement la gorge pour manifester sa présence.

Modifié par nood, 30 août 2012 - 17:00.


#11 MangaShojo

MangaShojo

Posté 30 août 2012 - 17:39

Elle se permit un sourire ironique quand il lui parla de cette fameuse semaine de permission en plus. Musarder n'était pas son genre, elle préférait l'action à la palabre. Son sang bouillonnant l'amenait toujours de l'avant

-Si j'peux m'permettre avant d'prendre congé, Légat, vous m'connaissez bien mal. L'Vieux frappeur Orkey a déjà raccourci not' vie, c'n'est pas pour la gaspiller en m'comptant les doigts des mains. J'préfère encore sauter à pieds joints dans la fosse à ours plutôt qu'd'attendre qu'i' s'bouffent entre eux. J'irais à la source si elle jaillit, par Tsun !

Elle se frappa le cœur avec le poing dans un geste à la fois militaire et très guerrier, pleine de détermination, avant de croiser les bras sous sa poitrine.

-J'quitte l'camps dès qu'j'en ai terminé ici. Qu'vos Huits veillent sur vous, Légat.

Elle le salua d'un hochement de tête avant de se retourner sans autre regard pour se diriger vers cette fameuse intendance. Elle attrapa au passage la bride de sa foutu mule pour aller la débarrasser. Toutes ses affaires y passèrent et elle dû s'occuper également de son armure de mercenaire qu'elle laissa sur place pour revêtir une simple robe. Sur son ordre, plusieurs soldats revinrent avec des peaux tannées qu'elle attacha sur sa monture débarrassée de sa selle, se faisant ainsi commerçante en ce qui concernait la fourrure et les cuirs. Le plus dur était de se parfaire un personnage. Ingrid n'avait jamais été doué en comédie et abandonner l'argot militaire qu'elle avait adopté depuis son enrôlement lui était difficile. Néanmoins, elle arrivait à se forcer à articuler un peu mieux et à prendre une voix, ainsi qu'une attitude plus douce et fragile. Les muscles qu'elle possédait étaient aisément camouflés par sa tenue et débarrassé de ses oripeaux et habitudes, elle paraissait presque une jeune femme normale. Elle espérait juste que personne ne la remarquerait et surtout pas ces voyageurs qui l'avaient accompagnés sur le chemin...
Rabattant la capuche de sa cape en chanvre sur ses mèches folles, baissant un peu la tête, elle tapota gentiment le flanc de son animal, qui, à son grand étonnement, répondit sans forcer. Dès qu'elle ne la brutalisait pas, la bête paraissait de suite plus apte à lui obéir. A méditer, mais Ingrid savait que trop bien que son caractère parlerait pour elle. Elle devait pour le moment se concentrer pour ne pas paraitre trop brutale face aux miliciens... Quand elle arriva en vue de la porte, elle s'arrêta momentanément. Bon sang, c'étaient l'elfe et la morveuse du chariot ! Il semblait qu'ils parlaient à un des gardes et qu'un autre n'était pas occupé pendant ce temps... Elle espérait que sa voix ne serait pas trop reconnaissable... Fichtre et Foutre, le vieux sénile ne semblait pas si muet et illuminé que cela, elle l'entendait discourir comme un Grise-Barbe parlerait philosophie...
Tirant son canasson jusqu'aux portes de la ville, elle leva à peine les yeux vers le grand nordique qui portait les armes de sa cité, tentant de paraitre plus malingre qu'elle ne l'était en vérité.

-Bonjour, se força t-elle à articuler soigneusement à voix basse, je suis commerçante de fourrures, je chercherai à entrer dans votre ville...

Tout en parlant comme elle le faisait jadis dans sa jeunesse, elle se rendit compte que son accent de la Brèche, presque effacé avec son patois militaire, était revenu. S'il avait besoin de se prouver étrangère, sa langue le faisait pour elle.

-Je ne suis pas armée, je ne cherche qu'à vendre au marché... Ajouta t-elle en montrant d'une main les marchandises disposées sur sa monture, en gage de sa bonne foi, tout en se dissimulant soigneusement aux deux autres.

L'affaire était mal engagée pour le moment, ces deux inconnus pouvaient lui apporter des problèmes à tout moments... Le plus simple était de les éliminer, mais l'elfe ne lui inspirait guère confiance, il devait être mage, comme tous les siens. La petite impériale, elle pourrait facilement s'en occuper, une chute était si vite arrivée...

Modifié par MangaShojo, 30 août 2012 - 17:39.


#12 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 30 août 2012 - 20:28

Lund observait le vieillard et la petite jeune avancer vers la grande porte depuis quelques minutes. Il se demandait vraiment où le Jarl (ou plutôt Pustula) trouvait ce genre de personnes... Enfin, ce n'était pas ses affaires. Dès qu'ils furent à bonne distance, il commença son sempiternel refrain :

- Halte ! Halte ! Nul n'est autorisé à entrer armé à Markarth, par ordre du Jarl Igmund. Veuillez laisser toutes les armes que vous avez sur vous à la consigne et passer par la fouille.

A ce moment, Dorian lui chuchota à l'oreille qu'il s'occupait de l'autre voyageur qui arrivait.
Lund y jeta un coup d’œil : c'était une jeune Nordique, pas laide du tout si l'on en jugeait ce qu'on voyait sous les fourrures, et voyageant à cheval. Alors que lui avait devant lui... Un papy Elfe et une jeune au visage défoncé. Dorian se débrouillait toujours pour avoir le plus intéressant..



$$$Si chanceuse fut cette Troisième ère, d'avoir sa fin si proche de son commencement.$$$



Dorian fit son plus beau sourire à la Nordique qui arrivait sur son canasson.

- Halte ! Vous n'avez pas d'arme à déclarer ? Je suis vraiment désolé, mais il faut que je vérifie, ordre du Jarl.

Devant la réponse négative, il s'avança pour la fouille.

- Vous venez vendre vos fourrures ? Si vous voulez un conseil, je peux vous diriger vers Thonar Sang-d'Argent ou Pustula Felannus ; c'est eux qui vous en offriront le meilleur prix si c'est de la bonne qualité, et c'est par eux que se décident presque tout dans cette ville si vous cherchez à être embauchée.

#13 Arakis

Arakis

Posté 31 août 2012 - 10:41

Emelia pouffa en entendant la remarque du dunmer, décidément l’un comme l’autre partageait le même sens de l’humour, elle avait tiré le bon lot avec cette vieille branche, surtout s’il maintenait les frais comme il le faisait jusqu’à maintenant. Elle ne put s’empêcher de lui répondre :

« Si ça peut vous rassurer et flatter votre égo de vénérable je veux bien mentir en disant que votre arrière train n’a que peu vieilli et que votre virilité elfique n’a d’égale à toutes celles que j’ai pu voir de ma vie, flatté ? »  


ж ж ж


L’injonction du garde lui arracha une brève grimace, la dague d’Ergnin était glissée dans son manteau entre le pourpoint en mouton qu’elle portait et sa tunique, à moins que la fouille façon Markarth soit vraiment inquisitrice elle devrait pouvoir la faire passer à travers les murs. Son arbalète était démontée et rangée dans sa sacoche habituelle, à part la crosse et l’arc de métal rien ne pouvait évoquer une arme de jet à moins que la personne voyait les éléments ne soit un connaisseur du domaine. Un fait peu certain vu que les gardes et militaires préféraient en général l’arc, plus rapide d’usage et moins encombrant. Le plus gros souci viendrait avec son épée et ses trois couteaux qu’elle avait collés dans le sac de Drem pour le voyage, et à moins d’être particulièrement demeuré aucun garde ne les négligeraient, il allait falloir ruser. Profitant que le garde centrait son regard sur une personne à cheval derrière eux elle fit mine de reprendre prise sur le bras du dunmer qu’elle aidait à marcher et en profita pour rapprocher sa tête de la sienne et lui murmurer entre ses lèvres serrées

« Tonton, malade, guérisseur, ville »

Le dunmer avait visiblement saisi l’idée au vu de la façon dont il alourdissait sa démarche et que son regard perdait la lueur d’amusement qu’avait suscitée leur échange de boutade, il se mit même à tanguer un peu. Elle-même se composa un air innocent en laissant paraître une pointe d’anxiété dans la façon dont son regard passait aux alentours pour invariablement revenir à Drem. En même temps elle détendit ses épaules et passa son autre main sur le bras du dunmer. Cela faisait partie des choses que l’on avait appris aux emprunteurs à Faillaise, le langage du corps était l’un des meilleurs déguisements qui soient et elle allait en faire la preuve. C’était l’heure du baratin.

« Bonjour monsieur l’officier (toujours donner du grade à un trouffion de porte, ça fait mieux passer la pilule), j’ai besoin d’entrer dans la cité, je vous en prie. Je suis venu avec Tonton, il va pas bien, j’ai supplié les mages de Fortdhiver mais ils ont rien voulu faire pour moi. On m’a dit qu’ici les prêtres du temple avaient la foi et le pouvoir de soigner les gens, je vous en supplie, laissez moi sauver Tonton ! (Sa voix se faisait de plus en plus suppliante et ses yeux imploraient au fur et à mesure qu’elle avançait dans sa phrase) C’est la seule famille qui me reste et … »  

Quelque chose la coupa en plein milieu de sa phrase, Drem venait de lâcher son bras et de s’écraser à terre, sa canne roulant dans ses jambes. Il se tenait le ventre à deux mains et poussa un râle des plus impressionnant avant de vomir leur maigre repas sur les bottes du garde tout proche.

« Ho non, Tonton ! Tonton ! Ses crises recommencent, vous devez me laisser entré capitaine, je vous en supplie ! »

A en entendre sa voix on aurait presque pu croire qu’elle implorait qu’on lui laisse la vie sauve, une petite larme (du au froid mais ça le garde était bien incapable de le savoir) perlait au coin de son œil droit.

#14 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 31 août 2012 - 12:27

Alors là ! Pendant que Dorian faisait du charme à une voyageuse, lui, Lund, se faisait vomir dessus par un elfe. Quelle journée !
Il resta cependant planté là, ne sachant que faire, pendant que les gardes en faction derrière la porte s'avançaient, soulevaient Dren d'une manière qui l'auraient sans doute achevé s'il avait vraiment été malade, et l'emmenaient à travers les rues de la ville.

Lund, gêné, posa sa main sur les épaules de la jeune fille avant qu'elle ait pu faire un geste et lui dit d'une voix qui se voulait pleine de compassion :

- T'inquiète pas, ton tonton va s'en sortir. Ils font beaucoup de cochonneries, mais ils ont tendance à survivre longtemps ces nèfles.

Il sourit à son propre jeu de mot, et s'avança prêt de leurs affaires, et sans écouter ce que la fille pouvait lui dire, il ouvrit le plus gros des sacs.

- Bon, faut quand même que je fouille tout ça, on me reprocherait de ne rien faire.
Bordel, mais c'est qu'il y a du matos là dedans ! Dis moi, petite, t'as l'air d'avoir vachement peur de ce qui pourrait te tomber dessus dans les rues sombres. Vu ta gueule, tu  te baladerait cul nul en pleine nuit dans les Galeries que rien ne risquerait de t'arriver mais...


Il jeta un coup d’œil furtif à l'autre garde, encore occupé.

- Les autres ont quitté leur poste pour ton tonton (que son âme repose en paix, il t'auras bien aidé à faire entrer ton barda) et personne n'en saura rien... Ton elfe avait pas l'air des plus pauvres, on pourrait peut-être abréger la fouille, moyennant finances.

$$$Le tout dans le trou est le trou dans le tout$$$


Drem fut porté jusqu'au temple des huit par les trois gardes. Le guérisseur de la ville, qui était dans le coin, les suivit. Lui, ainsi que tous les prêtres, s’affairèrent autour de Drem, qui fut posé sur un autel.

- Prions Akatosh, pour qu'il l'aide à endure ces soffrances.

- Attendez, je vais lui lancer un sort de guérison de maladie.

- Mais non, il faut prier Stendarr, pour qu'il lui accorde sa pitié.

- Non, Akatosh

- Il me reste un parchemin de guérison de maladie commune. Cela pourrait suffire.

- Stendarr !!! Stendarr !!!

- Il ne vient pas de bouger ?

- Restons traditionnels, et faisons-lui une saignée.

- Attendez, c'est un dunmer, il a peut-être attrapé une maladie du fléau autrefois. C'est l'occasion de tester les potions que j'ai faite en suivant les formules datant de trois siècles.

- Akatosh.

- Je connais quelqu'un qui a des sangsues sinon.

- Stendarr !!! Ou je vous écrase la tête de mon marteau.

- MAIS JE VOUS DIT QU'IL A BOUGÉ !!!

Modifié par Sifraël, 31 août 2012 - 12:50.


#15 Varil

Varil

Posté 31 août 2012 - 13:28

« - S'lut, j'suis Ununnilium. j'crois qu'on fait le même boulot, mais ça va faire quinze ans que je bosse dans le coin, et j'fais un peu de tout maintenant. Vous cherchez des informations ? P'têt que je peux vous les fournir pour une modique somme. »

Avant d'en venir aux affaires, le Drake Noir se tourna vers l'aubergiste, l'air amusé.

« Juste sous mon nez hein ? Enfin, sachant que je ne pouvais pas le trouver de moi-même, ça mérite toujours paiement. »

Il lança la bourse à l'aubergiste et se tourna vers l'altmer. Un altmer sans robes du Thalmor, ce n'était déjà pas commun. Un altmer sans robes du Thalmor, en Bordeciel et qui trafiquait avec le skooma, ça c'était une trouvaille ! Il était sûr que si les mages pouvaient vendre des souvenirs ou des expériences, il pourrait devenir riche. Il se pencha vers Ununnilium pour lui dire à voix basse.

« Dans le métier on m'appelle le Drake Noir. Il y a le double de ce que j'ai donné à l'aubergiste à se faire, si tu peux répondre à deux questions. On m'a demandé de faire passer mes armes en ville et on m'a promis de très bien me rémunérer en cas de réussite. Première question : qui a les moyens et l'envie pour que ça se produise ? Deuxième question : qu'est-ce qu'ils veulent, à la longue ? Je rajoute un bonus si tu peux me dire pourquoi mon instinct me dit que Markarth menace d'exploser en ce moment. »

L'argonien avait de nouveau la main plongée dans ses poches, visiblement plus que prêt à payer pour en savoir plus.

Modifié par Varil, 31 août 2012 - 13:32.


#16 MangaShojo

MangaShojo

Posté 31 août 2012 - 14:51

Ingrid baissa un peu plus la tête, ne pipant mot face au sourire du garde qui tentait d'attirer son regard. A défaut de quoi, il lui indiqua qu'il souhaitait la fouiller pour voir si elle n'avait pas d'armes. Elle retint un sourire moqueur. S'il savait, le pauvre bougre...
Quand elle lui parla des fourrures qu'elle vendait, elle ouvrit grand ses oreilles, et ses mirettes, dans une pseudo-parodie de la jouvencelle naïve qui en apprenait un peu plus sur le monde qui l'entourait. Mais si Ingrid fit bien quelque chose, ce fut de noter ces deux noms : Thonar Sang-d'Argent et Pustula Felannus. L'information était un pouvoir précieux et connaître le nom de deux hauts personnages de la cité ne lui serait que fort utile. Elle se laissa glisser de sa monture avec cette habiletée qui caractérisait les personnes habituée à l'équitation, mais la maladresse de celles qui chevauchaient guère en robe. Elle s'approcha alors du soldat et écarta un peu les bras pour le laisser la fouiller.
C'est alors que se produisit quelque chose d'étonnant. Jusque là, la petite impériale à côté d'eux n'avait que gémit au soldat pour attirer sa pitié à propos de son "pauvre" Tonton. Cela n'aurait été rien si, brusquement, le vieux n'était pas tombé pour vomir ses tripes sur les chausses du troufion. Par la Barbe de Thorig, si ce vieux n'était pas gâteux, il était au moins en train de crever d'une quelconque saloperie de peste ! De sa main, elle étouffa une exclamation de dégout, qui pouvait passer pour un cri, pour reculer de quelques pas. Dans la manœuvre, elle percuta bruyamment l'autre soldat et perdit l'équilibre. Elle finit par s'écrouler littéralement sur lui, se rattrapant comme elle pouvait à son armure. Quelques secondes de latence furent suffisantes pour qu'elle décide de ponctuer sa maladresse, qui pouvait passer pour réaction de femme effrayée, d'une petite exclamation de terreur :

-Mara, protège moi !

Ce fut suffisant pour que la nordique soit prise d'un doute : Mara protégeait bien des maladies, non ? A moins que ce ne soit Stendarr ? Les impériaux avaient fâcheuse tendance à déformer les cultes traditionnels, tant et si bien qu'on ne s'y retrouvait plus... Elle finit par décider que c'était de toute manière sans importance, tant que cette saleté de maladie ne venait pas la contaminer avec ses miasmes... C'était que c'était dangereux, la maladie, surtout venant d'un mer noir. Basilius Victum, son ancien lieutenant, maintenant parti vers les frontières, lui avait parlé du Fléau de Morrowind, en lui prodiguant assez de détails sur la chose pour que la nordique soit promptement assurée que cette province était la plus horrible plaie que les dieux aient pu créer. Si le vieux avait quelque chose de ce goût, elle préférait encore étreindre une liche.
Enfin, pour le moment, la seule étreinte qu'on lui prodiguait était celle d'un soldat à peine plus vieux qu'elle, si ce n'était plus jeune, qui devait être aussi éberluée qu'elle par la scène qui venait de se produire.

-C'est terrible ! Décréta t-elle en levant la tête vers le type. Si nous restons là, nous serons contaminés et mes marchandises aussi ! Quel malheur !

Elle devait en faire un peu trop dans les trémolos, mais le troufion ne devait pas avoir assez de finesse pour le voir. Avec cela, il venait de contempler un pauvre vieux qui se vidait littéralement sur son collègue et une jeune femme venait s'accrocher à son cou pour l'appeler à l'aide. Ce devait être suffisant pour qu'il en soit déboussolé...

-S'il-vous plait, messire - Un peu de flagornerie, ça ne faisait jamais de mal - ne pouvons-nous pas effectuer cette fouille à l'intérieur de votre cité ? Cette fille est peut-être aussi malade...

Elle désigna du menton la gamine au visage amoché.

-Je me sentirais plus tranquille loin d'elle... Je serais docile, messire, je vous le promet... Mais par la grâce d'Akatosh...

Ou de Julianos, enfin, elle s'en foutait bien, du moment qu'on lui ouvrait cette porte...

#17 Arakis

Arakis

Posté 31 août 2012 - 16:21

Toujours voir le bon coté des choses répétait souvent son tuteur à l’époque où elle était encore une ramasseuse, elle avait réussi à faire entrer un dunmer dans une ville gardée, sans que celui-ci soit fouillé avec quasiment une haie d’honneur. Mais comme son tuteur des emprunteurs lui avait également apprit, il fallait toujours voir le coté imparfait des choses et comment on aurait pu les améliorer. En l’occurrence Drem n’était pas passé avec son bagage, laissant donc à la merci de la fouille son sac où se trouvait encore son épée et ses couteaux, l’arbalète étant dans son sac à elle. S’ajoutait à ça qu’elle aurait aimé profiter de la panique pour suivre la troupe en prétextant l’inquiétude pour son aïeul, peine perdue pour le coup. Un instant elle se crut tirer d’affaire quand le garde lui tapa sur l’épaule avec solidarité, bien que peu cliente de ce genre de familiarités elle crut un instant qu’elle allait passer. Avant que sa main ne retombe sur le sac de Drem et n’ouvre les deux sangles avec un geste témoignant de la force de l’habitude.

Plus moyen de cacher son arsenal, un instant elle redouta la question fatidique de savoir pourquoi elle baladait ça dans un sac et non sur elle comme les gens « biens » le font et qui allait amener à un interrogatoire auquel elle ne pourrait pas forcément répondre. Viendrait ensuite les geôles et leurs gardiens. Elle avait vu ce qu’ils avaient fait une emprunteuse qui s’était faite pincée, ils l’avaient brisées autant physiquement que dans son esprit, à l’époque Emelia, âgée de quinze ans, n’avait pas compris tout mais aujourd’hui elle imaginait sans mal ce qui avait pu se passer. Plutôt mourir que de subir ça. Elle hésita un instant, essayant de réfléchir à toute allure, elle pouvait essayer de placer un coup rapide au garde, une frappe du tranchant de la main à la gorge, un coup de poing au nez, une fourchette dans les yeux. Ca lui laisserait le temps de fuir en vitesse en priant pour qu’ils n’aient pas d’arcs. La région était escarpée elle pourrait aisément éviter les patrouilles. A coté de ça elle ne connaissait pas les alentours, n’avait que peu de vivre sur elle, elle serait séparée de Drem et donc de son gagne-pain et son signalement finirait facilement dans les têtes des gardes, on ne voyait pas une jeune fille sans nez tous les jours.

Alors que ses doigts se crispaient elle entendit la proposition du garde, un ripou, que demandez de mieux ? Son manque de conscience professionnelle lui épargnait tout besoin de fuite et de tactiques d’urgence. Si un pot de vin lui suffisait pour ouvrir la porte, pourquoi s’en priver. Histoire d’être sur que personne ne les regardait elle jeta un œil par-dessus son épaule, ce qu’elle vit l’arrêta. Son doute dura un bref instant mais la cicatrice ne trompait pas de même que la tignasse brune. Seule la tenue et l’armement avait changé, elle portrait une robe, comparée à l’image qu’elle donnait quelques heures plus tôt le décalage était flagrant, le cheval était le même mais débarrassé de son harnachement. C’était suffisant pour duper l’amateur mais quand on vous avait inculqué l’arnaque en même temps qu’à faire aux latrines c’était loin d’être suffisant. Elle se fit la réflexion d’essayer de la garder à l’œil, ce genre de changement d’états étant trop louche pour ne pas être anodin. Comment disaient ses deux tuteurs « ce que tu ne sais pas est habituellement ce qui te fait tuer », une phrase qu’elle avait inscrit profondément dans son crâne et qui s’était plus d’une fois révélée vraie.

Revenant vite à ses moutons elle chercha en vitesse quoi donner au garde pour s’assurer son passage, elle avait sa bourse mais l’idée d’exhiber l’argent qu’elle possédait sur elle à un potentiel rapace et donc l’inciter tacitement à saigner ses finances à blanc ne l’emballait pas particulièrement. Une idée germa dans son cerveau et elle décida de sauter dessus. Plongeant la main dans son sac à elle, elle en extirpa la dague d’argent qu’elle avait récupérée sur la dépouille du dunmer de Fortdhiver. Agrémentée de quelques pierres semi-précieuses et de liserés la lame avait fier allure, trop tape à l’œil pour Emelia mais clairement une belle pièce. La posant dans les mains du garde elle dit avec un clin d’œil.

« Bien entendu officier, voici mes armes, faites y attention, un antique héritage, il serait fort triste qu’elle … s’égare en chemin, elle vaut plus que son pesant en or et qui sait ce qui arriverait si elle tombait dans des mains non-avisées. Bien entendu je connais la réputation de la garde de Markarth et son infaillibilité légendaire. Il ne sera pas dit que je suis une mauvaise citoyenne de l’empire »

Une fois sa déclaration finie elle croisa discrètement les doigts pour que le garde soit satisfait de son offre et la laisse passé, les Huit seuls savaient où avait pu atterrir Drem et plus elle mettrait de temps à le retrouver plus elle risquerait d’attirer l’attention, notamment de cette femme balafrée qui ne lui inspirait rien de bon …

#18 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 31 août 2012 - 16:53

Les sourcils de l'Altmer se froncèrent, alors qu'il cherchait à déterminer combien ferait le double de ce sac. Sans doute deux sacs, mais... Finalement, il sembla abandonner, regarda une dernière fois le petit tas d'or que l'Aubergiste était en train de vérifier en croquant dans les pièces, et débuta :

- Ben... j'crois qu'exploser est p'têt trop faible : Y'a tout qui va péter d'ici peu. Y'a des types qui doivent décider si le Collège de la Voix doit fermer ou non. E d'un côté, y'a les prêtresses de Dibella qui font tout pour que  ça ferme, alors que le Pustula - qu'est compromis avec Sanguine, et pas qu'un peu - pousse le Jarl à pas les écouter. Et par dessus ça, l'vieux Thonar cherche à s'occuper du Pustula, et y soutient donc les prêtresses.

M'est avis que n'importe lequel (l'Jarl, Pustula, ou Thonar) pourrait chercher à s'assurer d'avoir quelques épées sures en villes. Parce qu'ici, les gardes c'est des pourris, des indics, et des futés, mais y savent pas se battre, c'est pour ça que les Parjures les ont calmés aut'fois. Et que leur politique, c'est bien beau, mais moi je dis que la guerre c'en est la continuation, ya juste les moyens qui changent.

Mais... si, comme me dit Gob', le type qu'est venu était un Argonien, sapé à l'impériale, et qui se donne l'air de savoir tout sur tout l'monde, s'pourrait qu'on ait du pot. L'est un peu comme nous, sauf qu'il fait pas dans les armes, mais dans les mots. Si y veut avoir de quoi prendre le pouvoir, il va contacter au dernier moment c'lui qui paiera le plus et qui s'ra sûr de gagner avec nous d'son côté, on f'ra l'taf qui nous d'mandra, et on repartira les poches pleines.



$$$Promets l'Amour à l'Aurbis$$$


Ah la la, se disait Dorian, ces filles de la campagne, un rien qui les effraie, et elles se jettent dans vos bras.
Et en plus, sa garde touchait à sa fin, il la fit donc passer la porte.

- T'inquiète, poupée, Dorian est arrivé... Si tu veux, je te paye un coup à boire à l'Auberge Sang d'Argent, mon service est fini. Je peux même te faire visiter la ville.


$$$Je ne dis jamais la Vérité, cependant je n'en suis jamais loin$$$


- Markarth vous est ouverte, damoiselle.Puisse votre séjour être des plus agréables.

Lund sourit à la vue de la dague. Pour une fois, il faisait mieux que.... Non ! La relève était arrivée et cet enfoiré de Dorian était en train d'entrer en ville avec la marchande de tout à l'heure. Alors que lui était obligé de rester encore deux heures à faire le poireau, cette fois de l'autre côté des portes.

Modifié par Sifraël, 31 août 2012 - 16:53.


#19 nood

nood

Posté 31 août 2012 - 20:02

C'était en 4E2. Ou peut être 4E3, allez savoir : Drem ne saurait le dire ; les fois où il était sorti de sa caverne et de son ascèse en de nombreux mois se comptaient sur les doigts de sa main estropiée. L'elfe avait longtemps pratiqué le jeune, stimulant pour l'esprit, autant qu'il avait embrassé une vie monacale, repoussant les limites de son propre corps. Un esprit alerte capable de contrôler la moindre parcelle de son propre corps. Il avait ainsi appris à en contrôler les articulations, par exemple en se déboitant volontairement la rotule pour la replacer ensuite. Il avait tenté de contrôler les réflexes les plus primaires de son corps, comme le réflexe respiratoire qui met fin à l'apnée, les réflexes de retrait des membres face à la douleur, et d'autres réactions tout aussi viscérales et inconscientes. Du fond de sa caverne, Drem avait explorée son propre univers intérieur, s'était mis à l'écoute de ce que ses organes avaient à lui dire, tout comme il leur avait appris à se taire quand le besoin s'en faisait sentir.

Les avantages de ce genre d'exercices étaient discrets mais multiples : le corps ne se fatiguait plus inutilement, atteignant des niveaux de fonctionnement minimaux ; la résistance à la douleur, à la faim, atteignait des limites que le Dunmer pensait impossible à soutenir ; sa perception de l'environnement se faisait plus précise alors que les sensations internes de son propre organisme ne parasitaient plus son esprit aiguisé. Accessoirement, Drem avait développé une aptitude des plus utiles pour faire tourner une situation à son avantage : celle de pouvoir vider son estomac sur commande. Un garde a qui l'on vient de rejeter son repas à demi-digéré sur les sandales se montrait rarement enclin à une fouille au corps, ainsi avait-il appris à la jeune Emelia qu'une fiole de vomitif se devait de faire partie de l'équipement de quiconque veut forcer pacifiquement un point de contrôle impérial. Á moins de maitriser cette technique méconnue et plutôt ardue, dite, poétiquement, du "jet libérateur".

***

Pour l'avoir déjà utilisé une fois en sa présence, Drem comprit immédiatement ce que le regard de sa suivante signifiait alors que le garde s'approchait et se délesta sans se faire prier d'une demi-pinte de liquide gastrique. Le contrecoup, et le manque "d'entrainement" le laissèrent quelques secondes au dépourvu, suffisamment sonné pour que les gardes le saisissent sans grand ménagement et l'emportent vers on ne sait où… et apriori, sans Emelia.

Sous le coup de la régurgitation forcée et de l'empoignade avec ces gardes, l'elfe ne perçut que furtivement où il était emmené. Visons fuyantes d'escaliers de pierres, de torches et de portes : il était entré dans la ville. Au bout d'un temps qui lui paru très court et très dense, il fut déposé, à demi-conscient, sur ce qui lui sembla être un lit de pierre froide. Des mots, d'abord presque inaudibles selon lui, puis mélangés, se réarrangèrent doucement et finir par former des phrases sensées. Ou presque. L'annonce de saignées, de potions anté-nérévariennes et de tout ce que comptait le panthéon impérial comme divinités achevèrent de le faire sortir péniblement de sa torpeur. Il leva faiblement la main gauche.

- MAIS JE VOUS DIT QU'IL A BOUGÉ !!! fit une voix, couvrant tout juste le tumulte dans la pièce.

- Laissez tomber Stendarr et Akatosh, je suis encore de ce monde… répondit-il d'une voix calme. Et ne gaspillez pas non plus vos potions et parchemins sur moi, mais laisse-moi au moins le temps de me remettre tout seul !

Il roula péniblement sur son flanc gauche, puis se mit assis comme il put sur le bord de la surface pierreuse où il gisait plus tôt ; se passant les mains sur le visage, il lâcha, à mi-voix, un petit "Putain !" bien senti.

- Qui êtes-vous, au juste ? Où sont mes affaires et ma canne ? et qu'est-il arrivé à ma suivante ?

Modifié par nood, 31 août 2012 - 20:02.


#20 MangaShojo

MangaShojo

Posté 31 août 2012 - 23:16

Si Ingrid avait pu se le permettre, elle aurait fait une chose fort inhabituelle pour cette femme de poigne et de caractère : elle aurait rit à s'en tenir les côtes et se rouler par terre. A jouer les filles fragiles, elle avait ramené à la surface elle ne savait quel instinct qui avait poussé le garde à bomber le torse et prendre cette voix grave et assurée du mâle qui protégeait sa femelle... A part que la femelle en question était bien capable de l'éventrer d'un cri si l'envie la prenait. Enfin, elle n'irait pas jusqu'au "Roh" en ce dernier cas, elle risquerait de l'envoyer dans le décor et lui briser tous les os. Un simple "Fus" suffisait à faire reculer de bien quelques mètres n'importe quel colosse et le foutre sur le cul, les quatre fers en l'air, alors elle ne tentait d'imaginer si elle mettait deux mots...
Enfin, là n'était pas le sujet. La nordique pouvait bien casser ce qu'elle voulait, elle était surtout dans les bras d'un soldat qui lui faisait du gringue. Normalement, c'était le moment où elle lui foutait le genou là où elle pensait, mais le brave type avait eu l'excellent réflexe de continuer à parler. Ce qu'il lui proposait l'intéressait. Déjà, qu'il lui paye de quoi se désaltérer était une riche idée. L'alcool rendait les hommes aussi bavards que des commères et elle avait grand besoin d'informations ces temps-ci. Mais surtout, il voulait lui faire faire le tour du propriétaire. Voilà qui lui serait fort utile... S'il se tenait sagement, elle pouvait espérer s'en faire un allié malgré lui et avoir ainsi une oreille vers la milice... Elle ne saurait comment elle pouvait faire cela, mais de toute manière, tout dépendrait de lui et de sa capacité à éviter le contact entre son genou à elle et son entrejambe à lui.
Elle se mit à hocher la tête assez frénétiquement, manquant de perdre la capuche qui masquait ses mèches auburn, pour prendre le ton de la reconnaissance dans toute sa splendeur écœurante :

-Oh, oui ! Merci, messire ! Puisse Dibella vous bénir !

Hum... Certes, ce ne devait guère être la divinité adaptée, mais c'était la première qui lui était venu à l'esprit. Peut-être était-ce dû au fait qu'il s'agisse d'une de ces déesses faisant partie également du culte nordique, tout comme Mara. De toute manière, elle pouvait se faire passer pour une femme n'ayant guère de connaissance en théologie, ou bien ayant des savoirs erronés sur la question. Personne n'irait vérifier de toute manière...
Le principal était que le gars le faisait entrer, laissant un peu dépité son comparse, qui pouvait au moins se vanter d'en avoir eu pour son argent. Quant au canasson qui transportait toutes les affaires de la jeune femme, il la suivit sagement dès qu'il sentit la pression des brides s'accentuer. Intérieurement, Ingrid grognait un peu tout de même. Si elle avait su, elle aurait au moins fais rentrer son épée ou un couteau... Mais elle ne pouvait pas prévoir que le Sai lui sourirait aujourd'hui. Habituellement, c'était plutôt poisse sur poisse et elle était bien souvent obligée de rétablir la situation par ses propres moyens.
En entrant elle jeta un bref coup d’œil en direction de l'impériale, et fronça les sourcils en voyant que son regard était dirigé vers elle. Elle avait le sentiment que cette fille l'avait reconnu, ce qui n'était guère bon pour elle. Certes, on ne saurait pas son affiliation, mais la demoiselle savait qu'elle était plus dangereuse qu'elle n'en avait l'air une fois une arme en main. Et cette simple information pouvait changer beaucoup de choses... Il lui faudrait faire attention...
Elle leva un bref instant le nez vers son décor et du avouer que Moustache ne lui avait pas mentit : de la pierre, il y en avait à ne plus savoir quoi en foutre. Si même les meubles l'étaient, comme le prétendaient certains, elle imaginait sans mal de quelle humeur devait être tout ce beau monde au petit matin... Elle reconnaissait tout de même que tout ceci était impressionnant. La ville avait beau avoir été taillée jadis par des nains, elle gardait encore sa majesté malgré le passage du temps. Mais oui, il fallait aimer manger du rocher...
Se rappelant soudainement qui l'accompagnait, elle se força à réengager la conversation et à faire polir un peu plus les bottes du troufion :

-Je ne saurais comment vous remercier, messire Dorian, si tel est votre nom. Vous devez être fort brave pour ne pas trembler face à un homme à l'agonie...

Elle se sentait idiote de dire une chose pareille, mais rien n'était trop beau pour satisfaire l'égo de ce type en mal de rêve et faire taire les rares grains de méfiance qu'il pouvait encore posséder.

-Quelle est donc cette auberge où vous comptiez me guider dans votre f... Votre cité ?

Shor l'assomme, un bref instant, elle avait faillit gaffer. Ses tics de langage ne disparaitraient pas comme cela, elle le savait que trop bien, mais enhardie, elle avait parlée trop vite pour sa pensée. Il lui faudrait faire plus attention par la suite...

#21 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 01 septembre 2012 - 08:29

Le cercle formé de gens en robe s'élargit, permettant à Drem d'entrapercevoir enfin le bâtiment, un temple en Pierre blanche où tous les lustres, autels, et autres statues, étaient en un étrange métal, légèrement doré.
Finalement, au bout de quelques secondes, une Orque s'arrêta de discuter avec les gardes qui étaient resté, et s'avança.

- Vous vous trouvez dans le temple des HUIT Divins, à Markarth, vieillard. Je suis la grande prêtresse de Dibella, et autour de moi se tiennent les autres prêtres - ainsi qu'un "guérisseur" charlatan, ce Dunmer qui voulait vous faire une saignée.
Je crains que vos affaires ne soient restées à la porte, avec votre suivante ; et si elle ne s'est pas enfuit pas avec, les gardes feront en sorte de la retrouver.

Mais priez les HUIT, car ils vous ont guéri, simplement par l'entrée en ce temple. Nous vous offrirons le gite, et le couvert, comme il doit être fait avec les pèlerins. C'est le moins que nous puissions faire, pour éviter que les adorateurs de daedra (et d'autres choses impies), qui pullulent en cette ville, ne s'emparent de leur âme.



$$$Pourquoi vos cuillères sont-elles comme cela ?$$$


- L’auberge Sang d'Argent ? Ben... c'est le coin où tous les gens classes et friqués, comme les marchands, vont boire. Je pourrais vous emmener dans quelque chose de plus pittoresque, mais je pense pas que vous aimiez. Elle appartient aux Sangs-d'Argents l'auberge, c'est pour cela qu'elle a ce nom.

Dorian avait totalement oublié la fouille, et alors qu'il la menait vers la grande place où se situait l'auberge, il ne s'arrêtait pas de parler.

- Je m'appelle, Dorian le Gris, mais appelez moi Dorian. Mon surnom me vient d'une fois que je revenais de la Tour de Sucre en ayant un peu trop bu. La Tour de Sucre, ça c'est du pittoresque. Un... établissement, qui appartient au Pustula, et où il y a tout ce qu'un homme peut vouloir. J'y suis plus retourné depuis, évidemment. D'ailleurs, c'est quoi votre p'tit nom ?

Ah, regardez, on est arrivés.

Il entrèrent dans l'auberge, où seulement trois personnes étaient attablées. Dorian fit mine de se diriger vers le bar, puis, s'empourprant, il s’excusa.

- J'allais oublier de vous demander. Qu'est-ce que vous voulez boire ?

Modifié par Sifraël, 01 septembre 2012 - 09:13.


#22 MangaShojo

MangaShojo

Posté 01 septembre 2012 - 12:31

Décidément, Dorian était aussi bavard qu'Ingrid était caractérielle. Il ne s'arrêtait jamais. Mais dans ce cas-ci, cela l'arrangeait bien. Ce qu'il déblatérait pouvait avoir son importance par la suite. Il lui suffisait de jouer la jouvencelle en détresse, "d'apprécier" sa compagnie et ce brave garçon lui dirait tout ce qu'il savait sur Markarth. En échange, il avait sentiment d'attirer l'attention, ce qui n'était pas rien au vu de son statut misérable, et il trouvait une oreille attentive en la personne de cette commerçante en fourrures. Un marché tout à fait équitable.
Il l'emmenait donc dans un endroit un peu plus chic que ce dont il était habitué... Et qui portait encore ce nom... Sang d'Argent. Elle n'eut besoin d'aucune réflexion, Dorian lui donnait encore ce qu'elle voulait. Si cette famille possédait l'établissement le plus prisé de la ville, c'était qu'elle devait sans aucun doute être de grande richesse. Leur nom en lui-même semblait un indice. L'argent était métal rare et précieux, de plus, on parlait souvent de l'argent de Markarth... Il était bon de savoir qui tenait les rênes derrière le cocher.
La vie privée du soldat n'avait rien de bien intéressant, mais son goût pour la boisson, si. Il était toujours utile de connaître les faiblesses de ses potentiels alliés ou ennemis. Elle nota aussi le nom de cet établissement, la Tour de Sucre, et de son propriétaire, déjà évoqué. Pustula... Au premier temps, elle avait cru qu'il s'agissait d'une femme, mais de toute évidence, c'était un homme qui... Avait un prénom de femme. Oui, pourquoi pas... Quand il l'interrogea sur son nom, elle fit mine au début de ne pas avoir entendu et d'être absorbée par la contemplation du décor, pour avoir le temps de trouver quelque chose :

-Oh, excusez-moi, j'étais dans mes pensées... Eh bien, je me nomme Frida... Oui, Frida la Balafre... Mon fiancé avait un peu trop bu, et il m'a entaillé... Je ne suis jamais revenu le voir après, bien sûr...

Elle avait dit ça comme ça, elle n'aurait su trop quoi dire d'autre. Une jeune femme non mariée à son age, c'était étrange, à part chez les militaires ou les mages. Alors pourquoi ne pas proposer une raison de son célibat actuel, plus une explication pour la blessure ancienne qu'elle portait au visage ?
Il lui indiqua alors qu'ils étaient arrivés dans cette fameuse auberge. Ingrid laissa sa monture à l'entrée et ils y entrèrent, trouvant une salle toute en pierre, fort peu bondée, ainsi qu'une grande cheminée où brulait un bon feu. La jeune femme se découvrit la tête, mais garda sa cape sur elle, comme si elle avait froid. Elle accompagna le garde qui se dirigeait vers le comptoir quand il se retourna vers elle, un peu empourpré pour lui demander ce qu'elle voulait.
Un bref instant, elle faillit lui déclamer "Foutre, une hydromel, et qu'ça saute !" mais cela aurait été fort peu féminin. Elle dû prendre sur elle pour lui demander, même si cela lui faisait mal au cœur :

-Un lait de chèvre, merci...

Ce bon hydromel... Obligée de le laisser dormir dans d'horribles fûts... Cette mission n'avait vraiment rien d'agréable. Elle cacha son expression dépitée derrière un sourire qui pouvait passer pour timide, avant d'aller s'assoir, laissant le soldat revenir avec cette boisson qui ne l'inspirait vraiment pas. Même gamine, son père lui mettait toujours un peu d'hydromel dans son lait chaud pour l'endormir quand elle bouillait trop. Et du lait de chèvre... Elle n'en avait pas bu depuis ses six-sept ans, soit un bon moment...

-Je vous remercie, c'est vraiment très aimable à vous... Cette ville est étonnante, très différente de ma chatellerie natale... J'en ai entendu beaucoup de récits...

Elle porta le lait à ses lèvres pour en avaler une petite gorgée. Finalement, c'était pas aussi mauvais qu'elle ne l'aurait pensé, même si ça ne valait pas le bon or liquoreux venu des ruches de Bordeciel...

-On m'a dit, quand j'ai vendu dans le sud de la Crevasse, qu'il y aurait des Langues ici, c'est vrai ?

Ou l'art d'engager la conversation sans éveiller la méfiance...

#23 Varil

Varil

Posté 01 septembre 2012 - 13:58

Le Drake Noir commença à glisser des septims un par un dans une bourse. Un, deux... comptait-il mentalement. Le haut-elfe valait largement le prix qu'il avait payé pour le dénicher, quant à l'information, l'argonien commença à l'analyser. L'employeur trempait donc bien dans des cercles politiques, mais à un niveau local, contrairement à ce qu'il avait cru. Le bonus s'avéra au moins aussi intéressant que les deux premières réponses. Vingt-cinq, finit-il de compter.

« Donc, si je résume, Markarth est actuellement le centre de l'attention de la légion en Bordeciel à cause de leurs relations avec le Thalmor. Autour de ça, deux cultes s'opposent à propos de la décision qui doit être rendue sur le collège de la voix. J'estime aussi, pour les connaître un peu, que ça va rendre les locaux assez vocaux si jamais leur "illustre" institution venait à être démantelée. Enfin, notre "ami" commun veut que la situation lui profite, quoi qu'il en advienne, et empêcher la ville de partir dans une nouvelle guerre civile, comme à l'époque des Parjures. Donc s'il avait à choisir un camp dès maintenant, ce serait celui de la légion et des Sang-d'Argent. J'aimerais dire que les périodes de troubles sont bonnes pour les affaires, mais Bordeciel est un pays assez troublé pour qu'on me paie à accompagner une caravane dès que je montre mes armes. »

L'argonien aux écailles noires venait de prendre sa décision. Il aiderait le politicien à obtenir ce qu'il désirait et à la longue, cela devrait rendre son travail plus facile encore dans cette région. Il passa la bourse à l'altmer.

« Je crois que j'ai un travail à faire, donc. Des idées sur la façon dont je devrais m'y prendre ? La contrebande, c'est pas ma spécialité. »

Et franchement, avec la dose d'hydromel qu'il s'était avalée, il n'avait pas envie d'y penser par lui-même.

#24 Arakis

Arakis

Posté 01 septembre 2012 - 20:45

Emelia empoigna les deux sacs et les passa en travers de son épaule en ramassant au passage la canne de Drem, elle le remercia intérieurement de ne pas transporter grand-chose, le poids des deux sacs étant suffisamment pesant comme ça. Entrant dans la ville elle fut frappée par l’architecture, on lui avait pas mal parlé de Markarth quand elle était petite (notamment Brynjolf, un de ses ainés avec qui elle se chamaillait souvent) mais la voir de ses propres yeux c’était autre chose. Incrustée dans la montagne la ville dégageait une impression de fermeté, de puissance brute. Elle avait une âme, une âme … minérale, c’était le seul mot qui lui venait à l’esprit. Brynjolf lui avait raconté que la ville avait été autrefois habitée par des nains, à l’époque elle s’était moqué de lui en le traitant de menteur avant de s’enfuir en courant (la gamelle et le repas de son ainé entre les mains)  mais aujourd’hui cela ne lui apparaissait pas si insensé que ça.

Tout en regardant autour d’elle elle chercha quelque chose qui ressemblait vaguement à un temple parmi toutes les portes troglodytes et de désespoir de rien trouver quelque chose de semblable au temple de Mara de Faillaise, elle se résolu à demander son chemin au premier local venu. Le colosse en armes et armures lui répondit d’une voix étonnamment mélodieuse de chercher vers le centre de la ville. Instructions qu’elle suivit et qui se révélèrent des plus précises au final, ne sachant pas trop ce qui l’attendait là bas elle décida d’enfiler les volées de marches montantes en courant doucement. Une fois arrivée au fameux temple elle simula une respiration essoufflée (les Huit seuls savaient quel comité on avait pu réserver à Drem, simuler l’épuisement serait au mieux un leur pour les adversaires, s’il était entre de bonnes mains ça ne ferait que renforcer l’attachement du personnage de Melia (alias qu’elle avait décidé d’utiliser pour les parages, la faute à cette femme balafrée) à Tonton Drem, l’empressement de ce genre tendrait à montrer un fort attachement de la fille au vieil elfe). Poussant les portes à la volée elle déboula dans la pièce avec un air paniquée. Voyant Drem assit sur une espèce de table de pierre, entouré d’individu en robes elle comprit qu’il était visiblement entre les mains de guérisseurs et autres prêtres, autant leur faire une petite scénette pour la route. Ni une ni deux elle se jeta avec empressement au cou du dunmer et d’une voix paniquée et toute tremblante se mit à déblatérer.

« Ho Tonton ! J’ai eu si peur ! J’ai cru que … que j’allais te perdre. J’veux pas te perdre Tonton ! Tu vas pas quitter ta petite Melia hein !? »

Elle versa une ou deux larmes de crocodile à la fin de sa phrase histoire de bien accentuer le tableau pittoresque.

#25 Sifraël

Sifraël

    Mk II


Posté 02 septembre 2012 - 08:37

- Des Langues... tu veux que je t'embrasse, ma belle ?

Cependant, Dorian n'était pas encore gris, et il était visible que ce n'était là qu'une pointe d'humour. Il reprit sur un ton plus sérieux :

- Mais non, je rigole. Je comprends que le Collège de la Voix t'intéresse ; on a pas tous les jours l'occasion de voir un type détruire un bâtiment en criant dessus, et à moins de monter au sommet du Hrotgar -pas facile pour une petite dame - Markarth est l'occasion d'en rencontrer.

Ils avaient tout deux finit de boire, Dorian paya donc l'aubergiste (une somme exorbitante pour un hydromel de mauvaise qualité et un vieux lait de chèvre), et sortirent. En se rendant vers le Collège,  Dorian fit passer Ingrid par le grand pont de pierre, monter vers le haut quartier où se trouvaient les maisons des deux grands puissant : Pustula et Thonar, contempler le château de cœur de roche et ses animoncules Dwemers, et enfin, arriver vers le collège.

Il avait eu le temps de lui raconter tout ce qu'il savait au sujet des problèmes autour du Collège : la commission d'enquête, avec les rumeurs disant qu'elle avait ordre de donner un avais défavorable, Pustula qui soutenait au Jarl chef de la commission, de n'en rien écouter, et ce durant leurs "fêtes", Thonar qui réfléchissait à comment en profiter pour ruiner Pustula.

Il venait de rajouter cela lorsque la porte du Collège s'ouvrit, et que quatre personnes en sortirent.

- Merde, c'est Bendt Frey, le capitaine de la garde. J'espère qu'il ne nous verra pas, ou qu'au moins il ne vous prendra pas pour ce que vous n'êtes pas... il est parfois un peu... pour le moins sec.

Peine perdue, Frey s'avança vers eux.

- Salut toi. Tu es... (un des gardes qui l'entouraient lui chuchota à l'oreille) ...Dorian, c'est ça. Tu cherche un coin tranquille pour ton amie ?

- Bien sûr que non, capitaine. c'est juste une honnête marchande à qui je fais visiter la ville. Elle pense ouvrir un comptoir ici, faut qu'elle connaisse le coin, et son ambiance....

- Mais dites-moi, madame, ne préfereriez-vous pas terminer cette visite en compagnie du chef de la garde de Markarth, doublé d'un membre de la commission d'inspection du Collège de la Voix.

Une lueur d'envie apparut dans ses yeux.

- Je pourrais vous faire visiter des endroit... bien plus secrets, et plus excitants qu'un simple garde.


$$$Pourquoi vos plateaux sont-ils ainsi ?$$$



Ununnilium jeta un coup d'oeil à Gob, puis se décida :

- V'nez dans la cave, j'vais vous montrer.

Ils entrèrent, et l'elfe prit soin de refermer la porte derrière eux. Une bougie éclairait asez pour que l'on voit la cave, une cave d'auberge des plus banales, si ce n'est la trappe dans un coin, visiblement capable d'être recouverte par la caisse à côté. Ils entrèrent.

- En fait, ça va pas être si dur que ça, mais je voulais vous faire v'nir ici pour que Gob' écoute pas. je suis sûr qu'il le connait, c't'argonien, et il v'sa rien dit d'sus. S'prénomme Neros. Neros Caligula. C'est bizarre pour un Argonien, mais paraît qu'c'est parce qu'il est né dans un village de Dwynnen. M'est avis que s'il prépare quelque chose, il va le faire en gros ; on doit pas être les seuls sur le coup, et faut qu'on se grouille,

J'connais le meilleur coin pour entrer, et en plus, ya pas grand monde qui va le tenter;.. vont plutôt essayer d'acheter les gardes. Nous, on a déjà le matos, des épées qu'on devait faire passer à des bandits du coin. Ça les gênera pas qu'elles aient déjà servies, faudra qu'on essaie d'en avoir le maximum sur nous.

On va passer par la rivière qui sert d'égouts aux galeries. Ça risque de pas être marrants, ya un long moment sous l'eau mais un Argonien, l'eau ça le gêne pas, et moi, même si j'suis un raté, j'suis quand même le résultat de quelques millénaires d'eugénisme... j'peux retenir ma respiration un bon moment. Et si ya des grilles, j'ai toujours ma fiole d'acide de chez Gérauld sur moi.

Vous en dites quoi... chef ?





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